Samedi dernier à son siège, le Modec à travers son président Mourad Bazi a déclaré le non alignement de leur organisation à la déclaration des organisations patronales notamment le Synaco et l’Opaco. Il estime qu’il faille attendre les conclusions de la commission d’enquête.

La suspension de la licence de la compagnie Ab Aviation divise le secteur privé comorien. Le Synaco et l’Opaco ont associé le Modec dans un communiqué de presse à travers lequel, ils réclament la restitution de la licence d’exploitation de la compagnie Ab Aviation suspendue par le ministère des transports quelques semaines après le crash de la Cessna 208B aux larges de Mohéli. Le Modec ne partage pas la décision de l’Opaco et du Synaco.
Devant la presse, Mourad Bazi, président du Modec a indiqué qu’il n’est pas signataire du communiqué de la nouvelle Opaco et le Synaco. « Après consultation de nos élus, nous avons décidé de ne pas aller au-delà de la rencontre tenue à la chambre de commerce. Sachant que le domaine aérien et maritime sont deux domaines difficiles, Modec n’a pas les capacités de savoir ce qui s’est passé ni faire une analyse. Des domaines qui demandent des juristes spécialisés car il existe beaucoup de conventions qui demandent une lecture particulière. C’est pour cette raison que l’enquête est dirigée par une commission indépendante », a indiqué Mourad Bazi qui a aussi fait savoir que peut-être ils se sont trompés en associant le Modec dans le communiqué.
Le conférencier est convaincu que cette question n’est pas aussi simple, elle porte sur trois volets. D’abord parce qu’il y a eu des morts et qu’il s’agit d’une question liée à l’image de l’aviation civile comorienne et enfin c’est une question concernant la fermeture d’une compagnie. Pour le président du Modec, il faut laisser travailler la commission d’enquête. Toutefois, le modec demande la transparence de l’enquête.
Kamal Saïd Abdou








