Devant les stations-services, des questions surgissent sur la rareté du pétrole lampant. Maman Sania, mère de famille, estime qu’une enquête sérieuse devait être menée par le gouvernement pour savoir les causes réelles qui ont occasionné la rareté de ce produit.

Le pétrole lampant est rare et pourtant aucune rupture de livraison dans les stations. Celles-ci reçoivent chaque jour les mêmes quantités de litre qu’avant. Mais pour trouver un litre de pétrole lampant, c’est difficile. La population exige une enquête sérieuse qui devrait être menée par le gouvernement afin de savoir les causes réelles qui ont conduit à la rareté du pétrole. « Avant même le ramadan, la situation était comme ça. Queue des bidons dans les stations. Aujourd’hui, cette situation n’a pas changé. L’enquête doit être menée afin de savoir pourquoi ce produit est rare. Sachant que la livraison est toujours effective. Aucune rupture de stock n’est annoncée par Comores Hydrocarbures », explique maman Sania, mère d’une famille, rencontrée dans une station au nord de la capitale.
Maman Sania accuse les pompistes qui négocient en catimini avec certains revendeurs en détail. « Nous comprenons très bien ce qui se passe actuellement. Les pompistes négocient avec certains revendeurs en détail pour qu’ils nous revendent le pétrole lampant à 500 km le litre dans nos localités. De leurs côtés, ces pompistes ont une marge spéciale sur chaque litre vendu par les revendeurs en détail. Si les responsables des stations ne sont pas au courant mais nous avons le devoir de dénoncer cela pour que ça s’arrête. Ce n’est pas normal », se plaint-elle.
« Les revendeurs en détail profitent cette situation pour s’enrichir illicitement. Sachez que nous sommes tous des musulmans et notre religion a interdit une telle pratique », poursuit-elle. « Je pense que c’est le moment de déployer les forces de l’ordre car le rôle du gouvernement est la protection de la population », estime t-elle. Pour maman Sania, le pays traverse actuellement une crise marquée par la hausse des prix des produits pétroliers au niveau international et notre pays n’est pas épargné. Déjà la hausse des prix des produits pétroliers crée un climat de psychose. « Ajouter une autre crise au-delà de la crise qui existe déjà, c’est une guerre civile qui se prépare. Il faut que le gouvernement intervienne pour le bien de tous », a conclu maman Sania.
Kamal Said Abdou








