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Agriculture : Un marché solidaire à Mitsamihuli

Après plusieurs foires agricoles dans la capitale des Comores, le CRDE Hamalengo a organisé, un marché solidaire de deux jours, à Mitsamihuli, du samedi jusqu’hier. L’idée est de faciliter la vie quotidienne de la population en cette période de crise économique et alimentaire. Des bananes, des ignames, du Manioc, du gingembre, entre autres, sont vendus à des prix réduits à la baisse.

Le CRDE Hamalengo a organisé des marchés solidaires, à Moroni, Rotary Club. Et cette fois-ci, c’est le tour de la région de Mitsamihuli. Il s’agit de deux jours de vente des tonnes de produits agricoles, notamment le Manioc, la banane, de l’igname, du gingembre, et autres, à des prix abordables. Une manière de faciliter la population pour faire face à la crise économique et alimentaire que traverse le pays. C’est par l’appui de leur principal partenaire qui est le PNDU pour que l’agriculture soit un levier pour le développement socio-économique.

Et plusieurs habitants de la région témoignent de leur satisfaction. C’est surtout, selon eux, à cause de la rupture du riz ordinaire que les comoriens s’intéressent à consommer des produits agricoles. « Nous saluons l’organisation de ce marché solidaire à Mitsamihuli qui vient de remplacer, automatiquement,  le riz ordinaire. Tous les habitants sont donc obligés de venir acheter de la banane, du Manioc, de l’igname, entre autres, pour nourrir les familles. Et les prix ont baissé : un kilogramme d’igname coûte 350 kmf. Alors, c’est facile d’en acheter », a témoigné un jeune client.

Par ailleurs, un père d’une soixantaine d’années a appelé aux jeunes à l’agriculture afin d’avoir une autosuffisance alimentaire. « Ce qui se passe dans le pays donne des leçons. Car le pays est frappé par cette crise alimentaire puisque la plupart des produits alimentaires sont importés. Il est temps de labourer les champs pour que le pays ne tombe pas, à nouveau, dans des situations pareilles. Le gouvernement et les acteurs concernés sont obligés de réfléchir sur des démarches d’approvisionnement », a-t-il souligné. 

Abdoulandhum Ahamada

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