Hier mardi, la journée mondiale de la poste a été célébrée au palais du peuple en présence du président Azali Assoumani. Cette année, la journée a été célébrée sous le thème de « la poste pour la planète ». Une occasion de confirmer la volonté d’associer le développement postal à la protection de l’environnement.

Cette journée a enregistré plusieurs autorités gouvernementales et des acteurs du secteur postal. « Nous avons retenu que la politique stratégique du gouvernement dans le secteur postal, est de positionner la poste comme maillon essentiel dans la chaîne logistique du pays, entité cruciale pour les entreprises et les consommateurs, pour assurer un service de haute qualité de livraison et de distribution du courrier et des colis. Ceci à la fois pour le domestique et l’international, à l’import comme à l’export », a indiqué le ministre des postes Souef Kamalidini.
Selon lui, l’exécution des activités des services postaux ne peut pas se faire en marge de la marche du monde. Elle doit s’inscrire dans la volonté d’atteindre les objectifs de développement durable, retenus par les Nations unies. « La poste pour la planète trouvera l’écho nécessaire auprès des services postaux, dans leur capacité de recourir aux principes de l’économie circulaire, notamment l’usage de matériel recyclable dans la production, la consommation et la production des déchets, des emballages », indique-t-il. Et de poursuivre, « notre pays qui dispose déjà de certaines bases légales en matière de protection de l’environnement, notamment la loi Oumouri relative à l’interdiction des emballages non dégradables, est particulièrement concerné par ce thème, compte tenu de sa fragilité naturelle, aux aléas climatiques et géologiques. » « Les réformes en cours au niveau de la poste, tiennent en compte de ce volet environnemental, avec l’appui de nos partenaires au développement », a affirmé le ministre des postes Souef Kamalidini.
Le chef de l’Etat, Azali Assoumani, quant à lui « dès 2004, lors de mon premier mandat, j’ai demandé au Gouvernement de mettre en œuvre une politique sectorielle ambitieuse, dans le domaine de la Poste. La première des actions fut la scission de la SNPT, la société nationale des Postes et Télécommunications en deux sociétés, à savoir Comores-Télécoms et la Société nationale des postes et services financiers, la SNPSF. Il s’en est suivi, en 2020, la scission de la SNPSF en deux entités, en l’occurrence la banque postale et la poste des Comores. L’un des principaux objectifs de cette scission est de permettre à la poste de jouir d’une autonomie financière afin de pouvoir accomplir, sans contraintes, ses missions spécifiques, et notamment le service postal universel. »
Tous les efforts menés en faveur de la modernisation de la poste dans le monde ont contribué, aujourd’hui, à l’essor du commerce en ligne, dont les livraisons se font dans la plupart des cas, par voie postale. Selon Azali Assoumani, au niveau international, on a vu l’apparition de nouveaux géants du commerce en ligne, dont les activités sont stimulées par le Covid-19 dont les statistiques sont nécessaires pour la reconstruction de nos économies après la pandémie. Au niveau national, les initiatives de commerce de proximité en ligne, locales et internationales, voient également le jour progressivement et se développent. Elles vont de pair avec l’apparition et la multiplication de services de livraison aux Comores; par des sociétés privées étrangères (DHL, Chronopost, Fedex,…) et locales. Mais pour assurer la pérennité de ces services importants pour le fonctionnement de nos pays, ils doivent être rapidement accompagnés, orientés, régulés et contrôlés.
« J’invite alors l’autorité postale à prendre ce rôle à bras le corps, afin que le secteur privé puisse trouver sa place et jouer pleinement son rôle dans ce secteur florissant et prometteur. J’invite aussi l’État, sous le nouveau paysage légal et règlementaire dans le domaine, et en collaboration avec les entités représentant les opérateurs économiques nationaux, à apporter l’accompagnement nécessaire aux initiatives privées », a lancé le président Azali.
Pour lui, le thème de la Journée 2022, confirme la volonté globale d’associer le développement postal à la protection de l’environnement. « Cette association est nécessaire dans la mesure où la Poste dispose du plus grand réseau logistique de la planète et doit pleinement contribuer à la préservation de l’environnement. Cette Journée doit donc nous interpeller sur la façon dont les bureaux de poste mondiaux peuvent accélérer la transition écologique de l’économie mondiale. Elle doit également nous interpeller sur la façon de nous aligner sur les principes de l’économie circulaire et sensibiliser sur le potentiel de la Poste pour faire face à la crise climatique. Elle doit nous interpeller, enfin, sur la façon de stimuler la mobilisation globale des ressources dans tous les secteurs, en faveur de la protection de l’environnement. Comme l’ont souligné le secrétaire général des Nations Unies et le directeur général de l’union postale universelle, il s’avère plus que nécessaire aujourd’hui, pour tous les pays de la planète, de s’engager en faveur de la protection et la préservation de l’environnement », a déclaré Azali Assoumai.
Abdoulandhum Ahamada









