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Lutte contre les violences faites aux femmes aux Comores : L’UE signe un accord de subvention avec la Croix-Rouge française

Vendredi dernier, a eu lieu à Moroni, la  signature d’accord de subvention entre l’Union européenne et la Croix-Rouge française d’un montant de 300.000 euros. L’objectif est d’améliorer le bien-être des jeunes et des femmes victimes de violences par la prévention et la prise en charge dans les trois districts de santé, à savoir Fumbuni à Ngazidja, Mutsamudu à Ndzuani et de Fomboni à Mwali.

La lutte contre les violences à l’égard des femmes et des jeunes,  une priorité de l’Union Européenne à travers ses institutions en Union des Comores. Vendredi dernier, dans ses locaux, une cérémonie de signature d’accord a eu lieu avec la Croix-Rouge française et le croissant-rouge comorien. Cette accord apporte de l’UE à la croix rouge française un don de 300.000 euros destinés pour la mise en œuvre des dispositions devant renforcer l’amélioration de la qualité des soins  dans les structures de prise en charge des victimes de violences.

« Vous le savez, l’UE s’engage fortement pour lutter contre ce fléau, en Europe et dans le monde. La violence envers les femmes est à la fois une atteinte aux droits humains et une forme de discrimination  sexuelle. Résultat des inégalités entre les femmes et les hommes, elles se manifestent sous des formes multiples », a déclaré Pierre Beziz, chef du bureau de l’Union Européenne aux Comores. Et lui d’avancer que, « les estimations de son ampleur sont alarmantes. Ces violeurs ont de lourdes répercussions sur les victimes et entraînent des coûts importants pour la société ».

Semaine d’activités

En hommage de la journée mondiale  de la femme, le 25 novembre, l’Union européenne, la Croix-Rouge française et le croissant rouge comorien en partenariat avec le commissariat pour la promotion   du genre et de la protection sociale,  ont mis dans leur ligne de mire un programme d’activités dont la mise en place des clubs des mères. « Nous sommes réunis par le lancement des activités concrètes.

A travers ces actions, nous avons comme objectif d’améliorer la qualité des soins au sein des structures de prise en charge des victimes, de consolider les capacités des OSC pour une meilleure prévention, et de renforcer la sensibilisation au niveau local à travers la mise en place des clubs des mères », précise le chef du bureau de l’Union Européenne. Si aux  Comores,  les dispositions légales et réglementaires sont particulièrement favorables aux femmes, le chef du bureau de l’Union européenne insiste, qu’il faut travailler avec l’ensemble  des acteurs à leur mise en application au niveau local car c’est le fil conducteur de leur  intervention.

Redynamisation des trois plateaux techniques des iles

Selon Lautrédou Gérard, chef de la délégation de la Croix-Rouge française en Union des Comores, ce projet vise principalement à renforcer les trois districts de santé de Fumbouni à Ngazidja, de Fomboni à Mwali et celui de Mutsamudu à Ndzuani.  « Le projet vise à contribuer et améliorer la prise en charge des femmes et des jeunes comoriens victimes de violences, et de renforcer leur participation aux décisions communautaires pour leur protection et  leur émancipation. Il sera mis en œuvre dans trois zones d’intervention : le district sanitaire de Fumbouni à Nagazidja, le district sanitaire de Mutsamudu à Ndzuani ainsi qu’à le district sanitaire de Fomboni à Mwali », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que «  nous allons  travailler avec les partenaires activement avec les acteurs principaux que nous travaillons ensemble depuis vingt-deux ans,  notamment le croissant-rouge comorien, des services de l’Etat tel que  le commissariat du genre, du ministre de la santé,  les ONG ainsi que la société civile pour l’implication sociale et politique des femmes et des jeunes à travers la mise en place d’espaces sûrs et sécurisés au profit du développement de leurs compétences ». Selon lui, il s’agit également d’un projet devant  renforcer   des capacités des ministères concernés conformément aux textes juridiques sur la protection des femmes et jeunes, mais aussi de redynamiser les plateaux techniques des trois îles à travers le commissariat du genre. 

Nassuf. M. Abdou

 

 

 

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