Aucune annonce d’entraînement, aucune photo officielle, encore moins une communication forte autour de cette double confrontation : la Fédération comorienne de football est plongée dans un silence total. Alors que les matchs ont déjà débuté, le flou plane autour de l’attitude de la FFC qui, d’ordinaire, publie régulièrement des images des séances d’entraînement des Cœlacanthes.
La Fédération comorienne de football est au cœur de nombreuses critiques ces derniers temps. Changements de joueurs à la dernière minute, communication quasi inexistante et décisions controversées alimentent les inquiétudes. Les amateurs de football et les supporters des Cœlacanthes s’interrogent sur la gestion de cette instance dirigeante.
Loin d’apporter des explications convaincantes, la fédération reste silencieuse, malgré plusieurs dossiers en attente de clarification. Parmi eux, la question de l’équipementier Macron, dont le contrat est déjà arrivé à son terme, ainsi que l’organisation des deux matchs amicaux opposant les Comores au Kazakhstan et à la Namibie, qui enflamme l’opinion publique.
À la veille de la première rencontre des Cœlacanthes, aucune photo officielle des joueurs n’a été publiée, aucune communication notable n’a été faite, pas même une annonce d’entraînement. Une situation inhabituelle au regard des pratiques passées. « Ce silence de la Fédération comorienne de football est incompréhensible. D’habitude, elle publie dès le premier jour les photos d’entraînement. Cette fois, ce n’est pas le cas », souligne Hakim Aboubacar, supporter des Cœlacanthes.
Alors que le tournoi se poursuit et que le premier match opposant le Kazakhstan à la Namibie a déjà eu lieu, ce supporter s’interroge sur ce qui se passe réellement au sein de la fédération. « L’équipe nationale n’est pas une affaire exclusive de la fédération. L’opinion publique a le droit de savoir ce qui se passe au sein de cette institution », insiste-t-il. Pour lui, le gouvernement devrait agir en urgence afin de préserver l’image du football comorien et de la fédération. Un tel laisser-aller de la part des responsables concernés pourrait entraîner de graves conséquences, tant pour le football comorien que pour son instance dirigeante.
Ali Said Soilihi









