À l’hôpital El-Maarouf, la crise sociale continue de s’enliser. Le dialogue engagé entre le gouvernement et les agents grévistes semble aujourd’hui dans une impasse totale.
Malgré deux jours de négociations, aucune avancée significative n’a été enregistrée. Les grévistes restent fermes sur leurs revendications, notamment leur intégration dans la fonction publique, l’alignement des salaires ainsi que la revalorisation des primes de garde. De son côté, le délégué à la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, dit Belou, affirme que les autorités attendaient des propositions concrètes de la part des grévistes. « Nous leur avons demandé de venir avec des propositions. Malheureusement, ils n’en ont présenté aucune », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le gouvernement a soumis une offre visant à mettre fin à la crise. Une proposition immédiatement rejetée par les grévistes, qui disent ne plus avoir confiance dans les engagements des autorités. « Ce n’est pas une grève récente. La crise dure depuis 2023. Des promesses ont déjà été faites sans être respectées. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus faire confiance au gouvernement », expliquent-ils. Alors que cette paralysie affecte fortement les services hospitaliers, les autorités assurent que des mesures urgentes seront prises pour garantir un service minimum. Une annonce qui ne semble pas infléchir la position des grévistes. Déterminés, ces derniers affirment être prêts à poursuivre le mouvement aussi longtemps que nécessaire. « Nous préférons rester chez nous plutôt que de travailler dans ces conditions. Nos revendications ne sont pas négociables », martèlent-ils.
Portant des bandeaux rouges, symbole de leur mobilisation, les agents dénoncent ce qu’ils considèrent comme une exploitation. Ils évoquent notamment une prime de garde de nuit fixée à 1 500 francs comoriens, qu’ils jugent insuffisante, au regard de leurs responsabilités et de leurs conditions de travail. Les grévistes rejettent fermement les accusations de vol portées contre eux et affirment s’en remettre à Dieu.
Kamal Said Abdou









