Face à la recrudescence des vols de vanille dans les zones rurales, le Ministère de l’Intérieur a réuni, hier mercredi à Moroni, les maires et préfets de l’île de Ngazidja. Cette rencontre vise à définir des mesures urgentes pour protéger ce produit de rente stratégique, pilier de l’économie nationale.
Une réunion de travail consacrée à la sécurisation de la filière vanille s’est tenue au siège du Ministère de l’Intérieur. Présidée par le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Assoumani, cette rencontre a rassemblé l’ensemble des maires et préfets de l’île de Ngazidja.
L’objectif est de renforcer la lutte contre le vol et le trafic de vanille, un phénomène qui fragilise les producteurs et menace la stabilité économique des zones rurales.
Dans ses directives, le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation immédiate des autorités locales. « Les maires et les préfets doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour accompagner les cultivateurs et assurer la sécurisation des zones de production », a déclaré Mohamed Ahmed Assoumani.
Il a notamment instruit le renforcement de la vigilance sur le terrain à travers la police municipale, appelée à intensifier les patrouilles et la surveillance dans les principales zones agricoles.
Un enjeu économique majeur pour le pays
Produit de rente stratégique, la vanille comorienne demeure l’un des piliers de l’économie nationale. Réputée pour sa qualité sur le marché international, elle constitue une source essentielle de revenus pour de nombreux ménages ruraux.
Face à la recrudescence des actes de vol, les autorités entendent ainsi préserver non seulement la production, mais aussi la crédibilité et la compétitivité de la filière à l’exportation.
Cette initiative gouvernementale s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation des produits agricoles stratégiques et de renforcement de la gouvernance locale dans les zones de production.
Hidaya









