ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Pour la troisième année consécutive, Exim Bank Comores a remporté le prix de la Banque de l’année, selon the banker, un fournisseur d’informations économiques et financières pour le secteur financier mondial et membre du premier média mondial The Financial Times.  C’est grâce à des améliorations significatives de sa rentabilité et de la qualité de ses actifs.

L’Exim Bank a pour la troisième fois consécutive prouvé sa supériorité en étant élue meilleure banque de l’année 2022, selon les données de the banker.

Parmi les réalisations les plus notables de l’Exim Bank, on peut citer l’amélioration spectaculaire de la qualité des actifs, le ratio des prêts non productifs étant passé de 10,9 % à 2,6 % en 2022.

Les fonds propres de catégorie 1 ont augmenté de 48,6 %, tandis que les bénéfices nets ont doublé au cours de l’année. Après avoir diminué en 2021, le rendement des capitaux propres est passé de 25,7 % à 37,1 %, tandis que les actifs ont augmenté de 2,7 % au cours de l’année.

« Au cours de l’année écoulée, Exim Bank Comores a réalisé des progrès significatifs dans l’accomplissement de sa mission consistant à fournir des services financiers innovants et accessibles à tous les comoriens », déclare Guy Rwaburindi, directeur général d’Exim Bank Comores. « Exim Bank Comores s’est également associée à des projets énergétiques et à d’autres initiatives qui profitent à la communauté », a-t-il ajouté.

Au-delà de la sphère financière, Exim Bank a signé un accord avec le gouvernement pour aider à la collecte des impôts, le premier accord de ce type dans l’histoire du pays.

Après avoir acquis de l’expérience en assurant le recouvrement des droits de douane pour le gouvernement, la banque a l’intention d’étendre ce service à d’autres institutions gouvernementales en fournissant des installations de recouvrement sûres et fiables.

S’appuyant sur ses activités de paiement et de transfert de fonds, la banque a mis en place un service transfrontalier, disponible pour les entreprises et les particuliers avec sa banque mère Exim Bank Tanzania, afin de faciliter les transactions entre les deux pays à un coût nettement inférieur. Les clients peuvent utiliser des comptes ouverts dans leur pays d’origine pour effectuer des dépôts et des retraits au guichet. 

KDBA

Alors que le candidat Bourhane Hamidou, souhaitait adresser ses remerciements à ses militants et sympathisants à la place Ajao par un rassemblement, la préfecture du centre l’a interdit à travers un courrier adressé à lui.

La mouvance présidentielle continue à fêter leur victoire sans aucune contrainte malgré la loi qui existe au pays. Des toirab et autres cérémonies sont organisées chaque jour dans les places publiques à Ngazidja comme à Anjouan et Mohéli par la mouvance présidentielle pour manifester la joie suite à l’élection de leur candidat,  Azali Assoumani.

Ces cérémonies bien qu’elles soient de la mouvance présidentielle ne demandent pas forcément une autorisation auprès des autorités compétentes.

Par cette même occasion, le candidat Bourhane Hamidou, demandeur d’une autorisation en vue de remercier ses  partisans à la place Ajao, se voit refuser cette demande par le préfet du centre.

Dans le courrier accusé de réception, le préfet du centre s’est référé à la note circulaire en date du 25 mai 2020, « interdisant toute manifestation ou rassemblement sur les places publiques, devant les bâtiments administratifs à Moroni et sur l’ensemble du territoire de la préfecture du centre ».

« Votre rassemblement ne peut avoir lieu comme prévu », a signé le préfet du centre. Dans ce même courrier, le préfet du centre a précisé d’organiser cette cérémonie dans un lieu privé.

Une atteinte grave aux libertés de réunion, d’expression et de manifestation, garanties par la constitution et les chartes internationaux notamment celle de l’UA.

Kamal Said Abdou

4 CRDE à Ngazidja, 1 à Ndzouani et 2 à Mwali, chacun recevant un véhicule de modèle pick-up pour un coût  d’achat total de 113 millions 284 milles 200kmf. La cérémonie de remise a eu lieu samedi dernier au siège du ministère de l’agriculture. Ce projet devrait, selon Houmedi Msaidié, ministre  de l’agriculture, de lancer le dynamisme dans la modernisation de l’agriculture.

Encore un appui aux agriculteurs pour moderniser le secteur agricole, jugé vital. Après la remise la semaine dernière de 7 tracteurs flambant neuf aux CRDE de Cembenoi, Diboini, Maweni, Simboussa, Wani, Mremani et Fomboni, ces mêmes CRDE ont été équipés cette fois-ci en véhicule pour  faciliter leurs travaux agricoles.

Cette remise de véhicules par le projet PIDC entre dans le cadre des initiatives gouvernementales pour le développement de l’agriculture. Houmedi Msaidié, a expliqué dans son discours que le pays s’est lancé dans une dynamique de modernisation de l’agriculture en mettant en place les CRDE.

« Il faut aussi les équiper pour que ceux qui travaillent puissent accomplir positivement leurs travaux », a préconisé le ministre de l’agriculture qui ajoutera la remise des tracteurs, motos bennes rassurant la remise des camions prochainement. « Ces 7 CRDE sont équipés pour assister efficacement les agriculteurs dans leurs travaux quotidiens », a-t-il indiqué.

Le ministre de l’agriculture a fait appel  aux autres projets de faire la même chose pour répondre aux attentes de la population. Pour le coordinateur du projet, l’entretien de ces voitures revient aux CRDE. Selon lui, ils peuvent créer des activités génératrices de revenus pour assurer l’entretien. 

Kamal Said Abdou

Samedi dernier, au ministère de la santé, la représentante de l’Unicef aux Comores a remis à la ministre de la santé Loub Yakouti Zaidou,  un lot de matériels pour la lutte contre le choléra en présence d’autres partenaires de santé telles que la croix rouge et l’OMS. Plus d’une centaine de familles bénéficieront de ce lot.

Bien que la prise en charge des malades et la progression du choléra semble maîtrisée, les efforts des autorités sanitaires continuent de s’accentuer. Samedi dernier, la représentante de l’Unicef aux Comores à remis un lot de matériels pour la lutte contre le choléra à la ministre de la santé Loub Yakouti Zaidou en présence d’autres partenaires de santé aux Comores.

Il s’agit d’une aide destinée premièrement aux familles des personnes atteintes du choléra et des voisins aux alentours, mais également aux  mosquées et aux  écoles. Dans ce lot d’équipements, on trouve, entre autres, un sceau avec des médicaments préventifs, des gels et de désinfectants pour chaque famille.

Cette initiative consacrée aux familles des victimes de cette maladie est encouragée par le fait qu’elles sont les premières qui  risquent d’être touchées, contaminées par cette épidémie.

« Le choléra est une maladie des mains sales qui nécessite d’agir très rapidement pour son contrôle. Le ministère voulant agir rapidement en envoyant des équipes de désinfectant, ce que nous allons apporter c’est que cette équipe soit accompagnée par un chargé de communication qui va sensibiliser  les familles, engager  les familles sur les mesures préventives », a déclaré la représentante de l’Unicef aux Comores

« Et pour se faire, il faut que les familles aient les moyens d’où ces kits : seaux avec couvercle et robinet, comprimés pour purifier l’eau à domicile, des savons pour se laver les mains et expliquer aux familles comment préparer une solution de réhydratation orale pour les personnes atteintes afin de calmer sa situation avant de se rendre à l’hôpital le plus proche », a-t-elle ajouté.

Ces dispositions entrent dans la campagne du ministère de la santé qui est de contenir et mobiliser cette maladie le plus vite possible. Pour Loub Yakouti Zaidou,  les choses se présentent bien car malgré quelques cas positifs de plus, ils répondent tous favorables au traitement.

« Comme vous le savez des sensibilisations sont faites dès les premiers cas déclarés. Aujourd’hui, l’Unicef nous remet ce lot surtout pour les familles touchées et les endroits où il y a le plus de cas. C’est une première aujourd’hui mais d’autres équipements vont arriver si besoin. Les choses s’améliorent très bien. Malgré de nouveau cas, tout le monde se présente mieux que ce soit à Samba ou à Mohéli », a fait savoir la ministre de la santé.

Inmadoudine Bacar

Football : Amir Abdou prolonge avec la Mauritanie 

Football : Amir Abdou prolonge avec la Mauritanie 

Après des performances exceptionnelles qui n’ont pas passé inaperçus durant cette CAN 2023, l’ex sélectionneur des Cœlacanthes qui a été approché par plusieurs sélections pour prendre la tête de leurs équipes, a finalement décidé de prolonger son contrat avec la Mauritanie.

Malgré des offres aussi généreuses, Amirdine Abdou reste en tête de la sélection  mauritanienne jusqu’en 2026.

Le comorien qui s’est retrouvé devant les projecteurs dans le monde du football après ses exploits significatifs durant cette CAN 2023 avec la Mauritanie, notamment en qualifiant les Mourabitounes en 1/8 de finale pour la première fois de leur histoire, a enfin tranché pour son avenir. Convoité par nombreuses sélections d’Afrique à l’instar du  Ghana en quête d’un manager qui sait se démarquer, le technicien franco-Comorien a décidé de décliner toutes les offres et de rester aux côtés de la Mauritanie.

Un choix qui s’impose dans une  possibilité de continuer à bâtir sur les fondations qu’il a lui-même posées avec la Mauritanie que de suivre le chemin vers un nouveau défi.

Après de nombreuses rumeurs sur un possible transfert vers d’autres équipes : l’Algérie, Ghana ou même la Côte d’Ivoire, le principal concerné avait laissé entendre qu’il serait libre de contrat en mars et que quiconque voudra de ses services devait passer à son agence.

Des propos qui indiquaient qu’un transfert vers une autre nation était envisageable. Jusque-là, bien qu’il ne se soit pas encore prononcé, un communiqué  officiel de la  fédération de football de la république islamique de Mauritanie (FFRIM)  l’a fait à sa place en mettant   fin aux rumeurs d’un possible changement pour le franco-comorien.

« La fédération mauritanienne de football annonce avoir trouvé un accord définitif avec le sélectionneur national, Amir Abdou pour prolonger son contrat à la tête de l’équipe nationale jusqu’en 2026 », a-t-elle annoncé.

Cette prolongation est surtout motivée par les performances du franco-comorien en tête de cette sélection depuis mars 2022 et qui, encore une fois a su se démarquer par son professionnalisme que de son talent de manager en décrochant une première victoire en phase finale de la CAN  pour la Mauritanie après trois participations.

Après cette performance historique à la coupe d’Afrique des nations 2023 en Côte d’Ivoire, l’entraîneur Amir Abdou a vu son contrat être  prolongé jusqu’en 2026. 

Inmadoudine Bacar

Les créances douteuses des institutions financières aux Comores ont enregistré une hausse de 15% fin septembre contre 14,4% fin juin, selon les données de la banque centrale des Comores. Les créances en souffrance ont augmenté de 7% passant de 7,8 milliards kmf à fin juin à 8,5 milliards kmf à fin septembre.

La qualité du portefeuille s’est légèrement détériorée au troisième trimestre 2023. Les provisions ont, pour leur part, progressé de 5,8% pour s’établir à environ 11 milliards kmf à fin septembre contre 10,4 milliards kmf trois mois auparavant.

Selon la banque centrale des Comores, les crédits accordés par les banques et établissements financiers se sont établis à 130,7 milliards kmf à fin septembre 2023 contre 128,5 milliards kmf trois mois auparavant en liaison avec la hausse des crédits à moyen et long terme.  « Les crédits à moyen terme se sont améliorés de 6,6% par rapport à fin juin, passant de 25,8 milliards kmf à 27,5 milliards kmf sur la période. Les crédits à long terme ont également augmenté (+6,6%) passant de 28,1 milliards kmf à fin juin 2023 à 30 milliards kmf trois mois après », précise la banque centrale des Comores.  Et d’ajouter que « les crédits à court terme ont baissé de 4,4% pour s’établir à 51,4 milliards kmf à fin septembre contre 53,8 milliards kmf à fin juin, en liaison avec le repli de ces crédits accordés aux entreprises publiques et aux particuliers. »  

Il convient de savoir que dans leur répartition, le financement bancaire est principalement destiné aux entreprises privées et particuliers. Ces derniers continuent de bénéficier de plus de 80% des crédits. Les parts de crédits accordés aux entreprises privées et aux particuliers se consolident à 20% et 61% respectivement.

En revanche, bénéficiant de la part la plus faible dans le financement de l’économie, les entreprises publiques ont vu leur part de crédit dans le total se situer à 4% à fin septembre 2023 contre 3% trois mois auparavant.

Zena Nailane

En marge du sommet Afrique-Italie, Azali Assoumani, président des Comores et président en exercice de l’Union Africaine est revenu sur les relations entre l’Afrique et l’Italie. Il a fait appel au soutien actif de l’Italie au plaidoyer de l’Afrique en faveur de la réforme de l’architecture financière internationale et d’une gouvernance économique mondiale, plus juste et plus inclusive reflétant les réalités politiques, économiques et sociales actuelles.

Des dirigeants ou représentants d’une quarantaine de pays africains étaient présents à Rome pour le sommet Italie-Afrique dont l’objectif est de fournir des fonds aux pays africains pour stimuler leur développement économique.

Azali Assoumani, président en exercice de l’UA et dont sa présidence à la tête de cette instance continentale prendra fin ce mois de février a salué le soutien de l’Italie aux organisations régionales africaines et aux processus d’intégration lancés sous leur égide.

«  Ce qui dénote sa disponibilité (Italie) à soutenir les activités de notre organisation et à contribuer à la recherche de solutions durables aux problématiques politiques, économiques et sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée », a-t-il déclaré.

L’idée de ce sommet est de proposer l’Italie précisément comme un pont entre l’Europe et l’Afrique, pour fournir à la première de nouveaux bassins d’approvisionnement énergétique, à la seconde des investissements massifs.

«  Ce n’est donc pas un hasard si l’Italie figure parmi les principaux investisseurs européens en Afrique avec des investissements directs estimés à 24,5 milliards d’euros en 2018 », a-t-il précisé  ajoutant qu’au-delà des relations bilatérales entre l’Italie et les pays africains, l’Afrique place beaucoup d’espoir dans le cadre de la nouvelle présidence italienne du G7.

« C’est pourquoi j’ose espérer que ce sommet va constituer une opportunité d’encourager l’Italie et nos autres partenaires bilatéraux à contribuer davantage aux efforts de reconstitution des ressources du FIDA mais également aux autres initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et à assurer la transformation des systèmes de production alimentaire en Afrique, entre autres », a-t-il estimé.

Kamal Saïd Abdou

En marge du sommet Afrique-Italie, Azali Assoumani, président des Comores et président en exercice de l’Union Africaine est revenu sur les relations entre l’Afrique et l’Italie. Il a fait appel au soutien actif de l’Italie au plaidoyer de l’Afrique en faveur de la réforme de l’architecture financière internationale et d’une gouvernance économique mondiale, plus juste et plus inclusive reflétant les réalités politiques, économiques et sociales actuelles.

Suite à l’arrestation de Dr Achmet, le lundi 09 janvier dernier, sa famille et ses proches ignoraient l’endroit de sa détention. Son père a manifesté ses  inquiétudes quant aux conditions de détention de son fils. Mais, dans l’après-midi du lundi 29 janvier, ce leader du mouvement Hury est déféré au parquet de Moroni et il est placé en détention provisoire pour des faits présumés « d’attentat et complot contre l’autorité de l’Etat et tentative de commission d’actes terroristes ».

Alors qu’il rentrait après avoir déposé ses enfants à l’école, Dr Achmet est arrêté par les forces de l’ordre. Depuis son arrestation, sa famille et ses proches  ignoraient jusqu’à ce jour l’endroit exacte de sa détention. Lundi dernier,  ses  proches inquiets quant à la situation précaire que traverse Achmet, ils  ont décidé de dénoncer une détention illégale puisque la date limite de détention provisoire a expiré  depuis le 23 janvier dernier et qu’aucun procès n’a eu lieu.

Rappelons qu’après son arrestation, le commissaire du gouvernement auprès de la Cour de sûreté de l’Etat avait déclaré que vu les charges retenues contre Dr Achmet soupçonné de terrorisme sa durée de garde à vue pourrait aller au-delà des 48h. « Selon la loi 21-072 de l’article 33 du code pénal, en matière de terrorisme, la durée de garde à vue peut aller jusqu’à  15 jours, avait ’il fait savoir.

Pour Asmata Ibrahim sœur du prévenu et membre du mouvement Hury, une preuve de vie du Dr Achmet de la part des autorités serait d’un grand soulagement. « Nous avons parcouru partout de la gendarmerie à la police  nationale, partout où il pouvait être détenu mais on n’a jamais pu le voir. On ign ignore tous de sa vie de prisonnier aujourd’hui », a-t-elle regretté.

Quelques heures plus tard, Dr Archimet est déféré au parquet et le juge d’instruction saisi par le commissaire du gouvernement auprès de la Cour de sûreté de l’Etat l’a placé en détention provisoire. Les faits reprochés au leader du mouvement Hury sont réprimés par les articles 44, 45, 255 et 246 du code pénal et la loi numéro 21-004/AU du 29 juin 2021. D’autres personnes sont recherchées.

Inmadoudine Bacar

Au fil des dernières années, la part de la SCH dans les recettes de l’Etat a continuellement baissé. Malgré l’augmentation du prix  des carburants en juin 2022 dans les stations-services du pays, les pertes de la SCH sont estimées à 2.5% du PIB en 2022, soit 14,5 milliards de francs comoriens, selon le dernier rapport du FMI. La Société Comorienne des Hydrocarbures (SCH) doit faire face à une demande d’énergie croissante dans un contexte de prix élevé du baril de pétrole et une situation financière de plus en plus difficile.

La demande de carburants est de plus en plus croissante aux Comores. Entre 2018 et 2023 le volume d’importation d’hydrocarbures devrait augmenter de 24,5% environ (Figure 2). Les importations observées en 2022 et attendues en 2023 augmentent successivement depuis 2021 (+14% en 2022 par rapport à 2021 et +11.5% en 2023 par rapport à 2022). L’augmentation du parc automobile explique en partie cette progression.

La société comorienne des hydrocarbures distribue du gasoil à la Sonelec et livre aussi de l’essence, du gasoil et du pétrole aux stations-services privées. Elle alimente l’administration publique, y compris l’armée, en carburant et elle assure aussi la livraison du carburant pour le transport aérien. « L’essentiel du gasoil importé est absorbé par la Sonelec (54%) alors que 88% du total du pétrole importé est destiné à l’usage domestique, essentiellement par les ménages les moins aisés, pour la cuisine et l’éclairage. La capacité de stockage des hydrocarbures est d’environ 45 jours de consommation, ce qui nécessite en moyenne entre six et huit expéditions d’hydrocarbures par an vers les Comores », explique-t-on. « Ngazidja et Anjouan sont directement livrées par les pétroliers alors que Mohéli est approvisionnée par des petits bateaux venant des autres îles », a-t-on ajouté.

Selon le rapport du fonds monétaire international, la Sonelec absorbe à elle seule une partie importante et croissante des hydrocarbures importés. « Parmi les plus de 100 millions de litres d’hydrocarbures importés annuellement en moyenne durant les cinq dernières années, le gasoil livré à la Sonelec représente 28% du total, le pétrole lampant 25%, le gasoil de transport 24%, l’essence 20% et le Jet 3% », lit-on dans le rapport.

« Plus récemment, la Sonelec a augmenté très significativement ses achats de gasoil, passant de 28.4 millions de litres en 2021 à 35.6 millions de litres attendus en 2023 soit plus de 25%. En revanche, l’impact de l’introduction des centrales de production électrique par l’énergie solaire n’est pas encore visible, comme la Sonelec n’a visiblement pas réduit sa demande en carburant fossile », précise le rapport.

Des réformes profondes de la politique des subventions appliquées

Les prix pratiqués par la SHC ont été jusqu’en 2022 suffisamment hauts pour assurer des bénéfices relativement importants, faisant d’elle la première société d’Etat en termes de contributions dans les recettes fiscales (près de 20% du total des recettes fiscales du pays en 2021) et dans les versements de dividendes. Les fortes hausses du prix du baril au cours de l’année 2022, conséquence du conflit en Ukraine, ont contraint les autorités à augmenter les prix à la pompe en juin 2022.  Mais ces ajustements n’ont pas pu empêcher les pertes importantes enregistrées par la SCH durant l’année 2022.

« Cette situation combinée avec d’autres problématiques de gouvernance interne dans l’ensemble des sociétés d’Etat et à la SCH en particulier, nécessite à la fois des mesures urgentes de redressement financier, des réformes profondes de la politique des subventions appliquées dans le secteur énergétique aux Comores et une orientation de la gouvernance de la SCH vers les bonnes pratiques internationales », préconise le Fmi dans son rapport.

Des pertes en vue

Pour rappeler, en 2020, les prix de revient étaient, en moyenne, en dessous des prix de cession pour les cinq catégories d’hydrocarbures vendus par la SCH. Il en résulte des marges significatives d’environ 7.9 milliards (1.5% du PIB).  En 2021, seul le prix de revient du pétrole à usage domestique était en moyenne supérieur au prix de cession mais les marges obtenues avec les autres produits ont pu couvrir les pertes enregistrées avec le pétrole. Au total la SCH a réalisé en 2021 une marge nette d’environ 1.8 milliards (0.3% du PIB).

En 2022, les pertes s’élèvent à 14.5 milliards (2.5% du PIB). « On observe que toutes marges sont négatives sauf dans le cas du JET (carburant aux avions). Les pertes sont particulièrement élevées dans les cas du gasoil vendu à la Sonelec (6.5 milliards, soit 45% des pertes) et du pétrole domestique (4.65 milliards, soit 32% des pertes).

« Ces deux produits représentent ainsi à eux seuls 77% des pertes récentes de la SCH. Ces montants devraient être sensiblement revus à la baisse en tenant compte des produits vendus éventuellement avec une TIPP réduite (par exemple pour l’essence et le gasoil tourisme). Si on excluait la TIPP des coûts de revient, les pertes s’élèveraient à environ 6 milliards KMF soit 1% du PIB », a fait savoir le rapport du Fmi.

Zena Nailane

 

Grande voix de la chaîne nationale Ortc, où il a passé la quasi-totalité de sa carrière de journaliste, Mohamed Mouigni Ali Wambatsi alias Albinos est mort mardi 30 janvier 2024. Une perte pour la presse nationale. Albinos avait ces dernières années assurée la rubrique internationale à l’Ortc.

Pour celles et ceux qui l’ont côtoyé au sein de l’Ortc, où il a passé plusieurs années, mais aussi pour ses interlocuteurs, Albinos avait travaillé avec professionnalisme en maîtrisant sa langue maternelle et française. Journaliste de renom, il occupa le poste de rédacteur en chef de la radio. Son décès laisse un vide dans le monde du journalisme aux Comores.

D’une longévité hors pair, sa carrière et sa voix marquantes ont traversé les époques. Une peine immense. Le métier d’informer perd un de ses plus grands passionnés. Le monde de l’audiovisuel est sous le choc après la mort d’Albinos. Il était un journaliste extrêmement respecté. Il était très sérieux, plein de rigueur et de fermeté.

« Je suis effondré d’apprendre sur Facebook la perte du plus courtois et élégant présentateur de l’Ortc. Albinos avait signé un pacte de fidélité avec les ondes de la radio. La radio était tout pour lui. Une voix unique, une passion mordante de l’actualité surtout internationale et une maîtrise particulière de la langue du pays », a témoigné Kamal eddine Saindou. Et d’ajouter, « l’homme était distingué, il avait la classe et un respect rare dans ce milieu. Sa voix manquera sur les ondes et nous manquera. Qu’Allah récompense cet exemple de passion pour la radio et couvre le collègue et ami de ses Bienfaits. Tu resteras à jamais vivant dans nos cœurs Albinos. » 

La rédaction