ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’examen d’entrée en 6ème est délibéré à Anjouan. Avec ses 7 871 candidats, 7 730 se sont présentés dans les salles d’examen avec 9 centres  et 271 salles. Un taux de réussite honorable à Anjouan.

9 Cipr dans l’île d’Anjouan. Au centre de Bandrani sur 372 inscrits 291 sont admis, soit un taux de réussite de 79, 29%. A Bambao Cuvet, sur 495 inscrits 383 sont admis, soit 78,64%. A Domoni, sur 1 663 inscrits, 1238 sont admis, soit 76,75%. A Moya, sur 895 inscrits, 655 sont admis, soit 74,52%. A Mutsamudu, sur 1256 inscrits, 932 sont admis, soit 75,34%. A Nyumakele 1, sur 1226 inscrits, 733 sont admis, soit 60,88%. A Nyumakele 2, sur 426 inscrits, 275 sont admis, soit 60,40%. A Ouani, sur 1 103 inscrits, 801 sont admis, soit 73,62%. A Sima, sur 432 candidats inscrits, 318 sont admis, soit 75,00%.

En effet, sur 7 871 élèves candidats inscrits à l’examen et concours d’entrée en 6ème à Anjouan, l’on enregistre 141 absents et 7 730 candidats présents et 5 626 candidats admis en 6ème et CEPE, soit un taux de réussite de 72,78%. L’on note également que 2 104 candidats inscrits ne sont pas admis.

A Anjouan, l’examen d’entrée en 6ème s’est déroulé dans le calme avec un taux de réussite considérable. Et c’est Bandrani qui vient en tête avec un taux de 79,29% pendant que Sima qui occupe la dernière place avec un taux de réussite de 75,00%.

Ahmed Zaidou

L’Union des Comores a célébré, vendredi dernier, la journée mondiale de la sécurité des patients. Une manière de sensibiliser la population sur l’importance des soins centrés sur la personne et de prévenir les dommages causés aux patients. Le secrétaire général de la santé, Jean Youssouf a annoncé des progrès en matière de réduction de la mortalité maternelle.

La journée internationale de la sécurité des patients a été célébrée, en Union des Comores, sous la thématique : « soins maternels et néonatals sécuritaires » aux hommes et femmes qui participent avec des soins de qualité avec un personnel de qualité. Le secrétaire général de la santé, Jean Youssouf s’est félicité quant à la réduction du taux de mortalité maternelle dès l’année 2019. « Aujourd’hui, je suis heureux de constater que depuis, l’Union des Comores continue à faire des progrès importants, en matière de réduction de la mortalité maternelle en termes de naissances vivantes et que 82% des accouchements en milieu hospitalier bénéficie de l’assistance d’un personnel qualifié», a déclaré le secrétaire général de la santé.

Plusieurs activités ont été menées pour lutter contre la mortalité maternelle et néonatale, selon toujours Jean Yousouf. « La formation des membres des comités des audits des décès maternels et néonatals au niveau des îles, formation des prestataires sur les audits des décès maternels et néonatals, la formation de prise en charge des nouveau-nés, la dotation des équipements à nos structures sanitaires », a-t-il précisé.

À son tour, la directrice régionale de l’Oms pour l’Afrique, Dre Matshidiso Moeti a précisé les principales causes de décès chez les femmes enceintes et celles des nouveau-nés. « Cette campagne est particulièrement pertinente dans la région africaine qui enregistre environ 7 décès sur 10 et 1 décès sur 3 dans le monde. Les principales causes de décès des femmes enceintes et les mères sont l’hémorragie du post-partum, les maladies hypertensives et la septicémie. Les principales causes de décès chez les nouveau-nés sont les naissances prématurées, le manque d’oxygène pendant la naissance et les infections », a-t-elle mentionné.

Abdoulandhum Ahamada

Alors que des étudiants comoriens montent au créneau après avoir été refusé le visa d’études en France pour des motifs « faibles », le consul de la République française à Moroni, Pierre Blondel a répondu à nos questions et a porté des éclaircissements.  Selon le consul, les motifs sont prévus par la loi française, votée par le Parlement.

Le collectif des étudiants comoriens demandeurs de visa auprès de l’ambassade de France dénonce le fait que les demandes seraient refusées pour des motifs qu’ils jugent « faibles ». Qu’en pensez-vous ?

Vos lecteurs doivent savoir que le nombre de visas étudiants a été multiplié par deux en deux ans, passant de 300 visas en 2019 à 600 visas en 2020. Pour 2021, le nombre sera très probablement plus important car la demande est en augmentation de près du double par rapport à l’année précédente. Cela signifie que la France attire toujours plus la jeunesse comorienne et que celle-ci considère les universités françaises comme un modèle. C’est une bonne chose. Il est vrai que certains se voient refuser leur demande. Nous sommes parfaitement conscients de la déception des personnes qui n’obtiennent pas de visa. Le niveau des études en France est exigeant et demande un engagement fort. Certains projets d’études sont peu cohérents. D’autres sont portés par des candidats dont le niveau de français est clairement insuffisant pour permettre au candidat d’espérer suivre des études en France avec succès. Nous proposons à ces personnes de suivre une année de cours à l’Alliance française et de se présenter à nouveau l’an prochain. Les motifs sont prévus par la loi française, votée par le Parlement. Face à ces demandes, le système doit être le plus juste et équitable possible.

Les étudiants « sont contraints de payer un droit d’inscription de 40.000 francs comoriens, payable deux fois et 5.100 francs comoriens pour le droit de test payé à la Bic ». C’est anormal. Que répondez-vous ?

Ce n’est pas tout à fait exact, car les candidats doivent effectivement passer un test linguistique obligatoire et payer pour cela 5 100 Kmf. Ensuite c’est en fonction du résultat de ce test que les étudiants sont invités, soit à payer 40 000 Kmf (une seule fois) pour commencer la procédure « Etudes en France » à Campus France, soit à se rapprocher de l’Alliance française pour améliorer leurs compétences linguistiques en français et retenter leur chance l’année suivante. Les candidats avec un niveau trop faible en français sont avertis que leur visa sera refusé au vu de leur niveau linguistique, avant de payer les 40 000 Kmf.

Les étudiants dont la date du rendez-vous est au-delà de la date de la rentrée académique en France sont inquiets. D’abord ils craignent de ne pas être acceptés par leurs universités ou leurs écoles. Avez-vous prévu des mesures particulières pour ces cas de figure ?

Les établissements d’enseignement supérieur français sont indépendants et restent cependant très flexibles sur la date de rentrée des étudiants compte-tenu notamment de la situation sanitaire. Chaque dossier est traité au cas par cas et des autorisations de rentrée tardive sont facilement délivrées. On peut noter aussi qu’aux Comores le calendrier est décalé, l’année universitaire se termine fin août et l’année scolaire vient de prendre fin. Les candidats ont donc besoin de temps pour présenter un dossier complet (notamment le dernier diplôme acquis). Tout cela est pris en compte naturellement.

Recueillis par KDBA

La semaine dernière, le gouvernement comorien a lancé en présence des partenaires au développement, le projet d’appui au développement des filières de rente et au développement rural (AFIDEV). Un projet visant à améliorer la compétitivité, l’organisation et la diversification des filières agricoles d’exportation, à savoir, la vanille, l’ylang-ylang et le girofle.

Le projet d’appui au développement des filières de rente et au développement rural est une traduction concrète de l’engagement du gouvernement comorien qui, à travers le plan Comores émergentes, est résolu à mener des actions concrètes qui contribueront à lutter contre la pauvreté surtout en milieu rural. Un projet financé par la République française à travers l’Afd, à hauteur de quinze millions d’euros, soit la contre-valeur de 7 350 000 000 francs comoriens et sa mise en œuvre est assurée par le ministère de l’agriculture et Expertise France.

L’Afidev vise à contribuer à l’augmentation des volumes et la qualité des productions, tout en améliorant les revenus des acteurs et en facilitant l’accès à l’emploi. « Notre vision est de faire de l’agriculture, un moteur de croissance et de sécurité alimentaire dans notre pays. Pour y parvenir, notre approche est de promouvoir des systèmes agricoles compétitifs, durables et plus productifs, intégrant la résilience des communautés rurales au changement climatique, et qui s’appuient sur une approche de développement des chaînes de valeur et de l’entreprenariat agricole », a expliqué le président Azali Assoumani.

Les produits de rente, moteur de développement économique

Selon le chef de l’Etat, les projets sont les instruments de mise en œuvre de notre principal cadre de développement qui est de faire des Comores, un pays émergeant à l’horizon 2030. « Je voudrais vous assurer que le Gouvernement ne manquera pas d’accompagner tout effort visant à consolider l’optimisation du projet, afin d’assurer une croissance forte, inclusive, durable et créatrice d’emplois décents, dans notre pays », assure-t-il.

Alors que les produits de rente représentent les principales cultures d’exportation des Comores, ils sont le moteur du développement de l’économie nationale. « Les cultures de rente constituent notre fierté, notre identité et notre espoir de pouvoir développer l’économie nationale et promouvoir ainsi les conditions de vie de la population », déclare le président de la République. Et lui de préciser, « notre pays génère 80% de ses revenus d’exportation à travers ces trois produits de rente, à savoir le clou de girofle, la vanille préparée et l’huile essentielle d’ylang-ylang. Avec environ 70 tonnes exportées par an, il est le principal producteur, à l’échelle mondiale, d’huiles essentielles d’ylang-ylang, principalement utilisées en parfumerie, en France. Notre vanille est également d’excellente qualité, et fait partie des meilleurs produits du monde, et le clou de girofle est la principale recette d’exportation de notre pays. »

Un dialogue interprofessionnel pour accroitre l’économie

Pour le président Azali, les plants de vanille sont victimes de maladies virales et fongiques et la production agricole est impactée négativement par le changement climatique et l’apparition des maladies et de ravageurs. « Au-delà de la grande vulnérabilité du pays aux impacts du changement climatique, la dégradation de la qualité des produits, la grande volatilité des prix internationaux et l’absence de structuration des marchés ont entraîné un ralentissement des exportations ces dernières années, chacune des trois filières ayant subi une crise au cours de la dernière décennie », a-t-il souligné. Face à cette situation, le chef de l’Etat appelle toutes les institutions concernées à se concerter, dans le cadre d’un dialogue interprofessionnel visant à promouvoir notre économie, en améliorant notamment le climat des affaires. « Des réformes sont nécessaires et c’est dans ce sens que le code bleu de l’OHADA doit être mis en application rapidement, afin d’assurer une politique de renforcement du système juridique des Comores, dans l’intérêt de nos entrepreneurs et de leurs investissements », préconise Azali Assouamni.

« A travers ce projet phare, je compte renverser la courbe du chômage »

Le président de la République lance un appel aux autorités compétentes de mettre en œuvre, de manière résolue, une politique agricole. « Nous devons, alors, promouvoir les filières à forte valeur économique au travers de l’amélioration de la qualité des produits et des quantités exportées, afin d’augmenter les revenus des différents acteurs de la filière à l’égard d’une politique nationale d’investissement Agricole (PNIA) », dit-il avant de faire croire qu’ « à travers ce projet phare, je compte renverser la courbe du chômage, surtout en ce qui concerne la jeunesse. » Selon le chef de l’Etat, des services d’orientation et des fonds d’appui aux initiatives agricoles, surtout dans le cadre de la transformation des produits de rente, sont mis en place pour familiariser nos jeunes et même les cadres d’horizon divers, avec ce secteur dont chaque étape de la chaine de valeur est une activité créatrice d’emploi.

KDBA

 

 

 

 

 

 

 

 

Dialogue national : Le parti Rdc y adhère

Dialogue national : Le parti Rdc y adhère

Convoqué à la participation du dialogue national, le parti Rdc a exprimé, samedi dernier, sa volonté de soutenir, participer et contribuer pour le dialogue national prôné par le président Azali Assoumani. Les conférenciers appellent à la participation de l’opposition pour qu’ensemble, ils réfléchissent aux élections prochaines.

Après que la mission du commissaire aux affaires politiques, de paix et de sécurité de l’Union africaine a pris fin, le parti Rdc (tendance Djaé Ahamada Chanfi) exprime sa pleine disponibilité de participer au dialogue national. La position dudit parti n’est pas vaine. Puisque, le parti Rdc figure dans la lettre adressée aux partis et personnalités politiques du pays. « Presque deux  semaines, les politiques se prononcent et se positionnent pour le dialogue national. Si nous sommes là, c’est pour nous adhérer à cette initiative. Le parti Rdc soutient le dialogue national. Nous participerons et nous contribuerons pour le bien-être de notre pays », a déclaré le porte-parole du parti Rdc, Djawad Said Youssouf.

Selon lui, la constitution n’a pas prévu des assises pour un découpage électoral mais la volonté du chef de l’Etat pour le développement du pays appelle pour réfléchir aux échéances de 2024 et le découpage électoral. « Le président a tendu la main à l’opposition pour une sortie de crise, et appelle à échanger pour les prochaines élections. Si le président Azali est illégitime, il n’aurait pas été choisi vice-président de l’Union africaine. La commission de cette organisation dans son rapport constate un climat de paix et de stabilité dans le pays et l’Union africaine soutient le dialogue national », a-t-il souligné.

Le parti Rdc appelle l’opposition au dialogue car le pays est pour tout le monde. « Nous appelons l’opposition à y participer car le pays est pour nous tous. Chacun doit contribuer pour le développement. Nous pouvons nous diverger mais nous sommes aussi appelés à défendre l’intérêt général du pays », a lancé le porte-parole du Rdc.

KDBA

Pendant que les partis et personnalités politiques de l’opposition refusent de dialoguer avec le chef de l’Etat pour des raisons qu’ils jugent « anticonstitutionnelles », des cadres de l’opposition se rejoignent à l’idée du dialogue. Sur ce, des proches de Mouigni Baraka Said Soilihi déclarent leur participation au dialogue national pour sauver le pays.

Ils sont quatre personnalités politiques. Des autorités qui ont occupé des fonctions dans le pays. On peut citer entre autres, l’ancien député Oumouri, Mohamed Soulé Islam, Raoul de la pierre. Des cadres plus proches de Mouigni Baraka Said Soilihi et qui sont des membres du parti Rdc (courant Mouigni Baraka). Tous reconnaissent que le pays traverse une crise sans précédent. Selon Raoul de la pierre, depuis l’accession des Comores à l’indépendance, le pays n’est pas stable politiquement et au niveau institutionnel. « Nous vivons une instabilité permanente », confie-t-il.

« Le chef de l’Etat a appelé à un dialogue national et une lettre est adressée aux partis et personnalités politiques. Des rencontres ont eu lieu entre la mouvance, l’opposition et l’Union africaine. Mais l’opposition n’adhère pas à ce dialogue national. Si Azali appelle à un dialogue c’est parce qu’il est convaincu que le pays est en crise. Nous devons participer à ce dialogue et faire des propositions », dixit-il.

De sa part, l’ancien député Oumouri rappelle que ceux qui gouvernent actuellement dilapident la constitution. La crise que traverse le pays est née du non-respect des textes en vigueur. « Pour le dialogue, le débat est réduit. On ne ressent pas l’inclusion. Mais nous devons y participer », indique l’ancien député. Et lui de certifier « nous ne sommes pas en conflit avec Mouigni Baraka Said Soilihi. Les conditions posées entre nous et Mouigni Baraka sont purement légales et légitimes. Nous sommes en désaccord avec un principe. Il y a une divergence d’idées. » Ces cadres politiques laissent savoir qu’en démocratie, « il faut qu’il ait un désaccord » et ils s’apprêtent à prendre part au dialogue national et y contribuer.

KDBA

La ministre de la santé a fait le bilan de la situation épidémiologique en dressant un tableau des chiffres sur la vaccination anti-covid. Alors que le pays a connu deux vagues de covid-19, la deuxième souche est plus virulente avec 140 décès. Mais le gouvernement a mis en place une politique de vaccination visant toucher 60% de la population.

Du 30 avril 2020 au 17 septembre 2021, les Comores ont enregistré 4 104 cas cumulés dont 2837 à Ngazidja, 758 à Ndzuani et 509 à Mwali. 9 cas sont suivis à domicile. Lors de la première vague, le pays a déploré 7 décès avec 624 cas et dans cette deuxième vague, 140 décès sont enregistrés avec 3480 cas.

Convaincu que plusieurs pays se ruent à la vaccination, le gouvernement comorien avec l’appui de ses partenaires a mobilisé ses moyens pour vacciner la population. Pour la première et deuxième campagne de vaccination, 400 000 doses ont été utilisées. Cette campagne se poursuit. Et c’est l’île de Djumbé Fatima qui a réussi à vacciner plus de personnes avec 95,8% suivie de Ndzuani avec 93,4% et Ngazidja avec 90,2%.

Au niveau national, 162 098 personnes ont reçu un schéma complet de vaccination, soit un taux de couverture de 19,7% : Mwali 22, 8%, Ngazidja, 23,8% et Ndzuani, 14,5%. Cette deuxième cohorte a cible les étudiants, les personnes âgées de plus de 40 ans et les sportifs. 99,9% des étudiants sont vaccinés, 90,7% pour les plus de 40 ans et 88,1% pour les sportifs. C’est à Ngazidja où les étudiants se sont plus vaccinés avec 104,1M, à Ndzuani, ce sont les sportifs avec 91,1 % et à Mwali, ce sont les plus de 40 ans avec 97,9%.

Une troisième cohorte est prévue pour le 27 septembre prochain qui sera suivie pour une 4ème pour les 600 000 doses prédisposées. Les autorités à la crise veulent atteindre à une immunité collective.

KDBA

Les responsables du centre hospitalier d’El-Maanrouf ont convié, hier, la presse pour annoncer la continuité du programme national de lutte contre la cécité. Selon eux, une mission des médecins ophtalmologistes français séjournera aux Comores prochainement pour renforcer les activités du secteur.

Le programme national de lutte contre la cécité continue aux Comores. Dr Chanfi Mohamed, chef de service ophtalmologie a précisé le déroulement des activités relatives à la lutte contre la cécité. Selon lui, une mission des ophtalmologistes français séjournera aux Comores bientôt. « Dans ce deuxième semestre du programme national de lutte contre la cécité, nous accueillerons une missions composée de 6 ophtalmologistes français de différents hôpitaux de Paris en l’occurrence de 15 f1, Saint-Etienne, l’hôtel de Dieu et l’hôpital Dorset. Cette initiative entre dans le cadre d’un partenariat entre le ministère de la santé et l’organisation française », a précisé l’ophtalmologiste, Dr Chanfi  Mohamed.

Dr Chanfi a annoncé plusieurs activités que cette mission française entend réaliser une fois aux Comores. « Lors de son séjour aux Comores, elle mènera plusieurs activités avec d’autres ophtalmologistes comoriens. Il s’agira d’abord de la formation du personnel médical et paramédical en exploration fonctionnelle (des médecins ophtalmologistes) dans les techniques chirurgicales. En suite des travaux liés au plateau technique, un scanner OCP (appareil) qui servira au diagnostic de pointe et le dépôt des indications thérapeutiques par rapport à la pathologie qu’on a envoyée à l’extérieur. Un dépistage possible basé sur le stade thermothérapie. C’est un appareil qui aide le personnel et les patients. Enfin, favoriser la santé oculaire des écoles », a-t-il expliqué.

Cette mission aura des activités nationales de lutte contre la cécité dans les milieux scolaires. Un dépistage des enfants qui ont des problèmes des yeux s’organisera durant la période de leur séjour. La cécité de l’enfant est une maladie curable. A noter que dernièrement, le 14e anniversaire ophtalmologique a été organisé à Anjouan, en présence du chef d’Etat ».

Abdoulandhum Ahamada

 

Dialogue national : L’opposition ne se ressaisie pas

Dialogue national : L’opposition ne se ressaisie pas

Les partis de l’opposition ont fait le point de leur rencontre avec l’Union africaine. Ils expriment une méfiance à cette organisation panafricaine et la reproche de défendre seulement les intérêts des dirigeants Africains au pouvoir. Devant la presse hier à Moroni, l’opposition a annoncé un soulèvement populaire pour libérer le pays.

Si la mission de l’union africaine dit qu’il n’y a aucun prisonnier politique et que le climat de paix et de stabilité règne aux Comores, l’union de l’opposition suspecte cette organisation d’avoir une mauvaise intention. L’opposition ne donne pas confiance à cette organisation panafricaine qui se joint au côté du pouvoir.

Au cours de cette conférence, l’opposition estime que le dialogue prôné par le chef de l’Etat n’est qu’une poudre aux yeux et que l’arrivée de la délégation a une autre fin que celle de conduire le dialogue. Selon Ibrahim Abdourazak alias Razida, porte-parole de l’union de l’opposition, il s’agit d’un voyage touristique pour répondre à l’invitation d’Azali Assoumani. « On n’a pas confiance à cette organisation Africaine et nous la suspectons d’être derrière le gouvernement du colonel Azali », a mentionné le porte-parole de l’union de l’opposition qui a ajouté que l’opposition refuse un tel dialogue dont l’arbitre est déjà choisi et les préalables préfabriquées et recueillis.

« L’Ua n’a jamais apporté une solution aux problèmes »

Dans une telle situation, l’union de l’opposition s’interroge sur le rôle qui devait jouer l’Ua et surtout son arrivée aux Comores dans la mesure où elle continue à défendre le pouvoir en place. « Mais cela ne nous étonne pas. Nous avons déjà vu leur rapport aux élections de 2019. Cela prouve encore que l’Ua n’a jamais apporté une solution aux problèmes que traversent les Etats Africains. Nous l’avons clairement dit pendant notre rencontre. On ne va pas donner un cadeau à Azali. On ne va pas répéter ce qui s’est passé pendant les assises », a indiqué le porte-parole de l’union de l’opposition.

Un des cadres du parti Updc, Mohamed Abdou Soimadou a taclé l’Ua censée apaiser le climat politique dans l’Afrique. Selon lui, il y a 60 ans depuis que l’Union Africaine est créée pour maintenir la paix et la sécurité dans les pays Africains. « Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui pour cette organisation. Elle n’arrive pas à éteindre le feu ou encore moins apporter des solutions dans les pays Africains. Elle est devenu une institution pour les dirigeants Africains solidaires pour se défendre eux même », a précisé Mohamed Abdou Soimadou. Deux mots tournent autour des conférenciers, la prise de pouvoir par la force dans les pays Africains et un soulèvement populaire en s’appuyant de  ce qui se passe dans certains pays en Africains.

Un soulèvement populaire ?

Tant que ces peuples se soulèvent contre leurs pouvoirs, Mohamed Abdou Soimadou est optimiste que la solution n’est pas lointaine. « A partir de là, on verra comment l’Ua va se prononcer. D’ailleurs, nous les avons montrés de ce qui s’est passé au Tchad, Guinée et au Mali », a-t-il dit.

Concernant le lien de l’opposition et le gouvernement de transition en exil, Ahmed Hassane El-Barwane a rassuré qu’aucun conflit interne n’existe entre eux. « Nous sommes là en corps et âme avec le leader du gouvernement en exil. Il a choisi sa modalité de mener le combat et nous avons choisi la nôtre. Nous sommes tous derrière ceux qui sont contre le pouvoir du colonel Azali », a avancé l’ancien ministre de l’intérieur. Pour l’ancien ministre de la justice, M’madi Ali, l’opposition est prête à payer le prix s’il le faut. « Cette fois-ci nous n’allons pas encore accepté. Nous sommes prêts à payer le prix. D’ailleurs, c’est la première chose pour un politicien », a conclu l’ancien ministre de la justice.

Kamal Said Abdou

 

Hier, après le rapport de la délégation de l’UA, dépêchée en termes de dialogue national, le président Azali s’est adressé aux journalistes pour répondre plusieurs questions relatives à la politique du pays. Le chef d’Etat refuse catégoriquement la notion des « prisonniers politiques ». « Je ne veux pas entendre l’expression prisonniers politiques », déclare le président Azali.

Le chef de l’Etat s’est montré ouvert à toutes les questions posées « J’ai pris en compte toutes les conditions posées par l’opposition et la partie civile. La lettre envoyée aux concernés, laisse une place pour d’autres points de vue. On va étudier le quand et le comment organiser ce dialogue. L’UA viendra nous soutenir. Nous sommes prêts à corriger les erreurs et nous allons souligner les questions à répondre. Le coordinateur national du dialogue prendra en compte ceux qui veulent participer au dialogue », a déclaré le chef d’Etat. Et lui d’ajouter : « le dialogue sera inter-comorien. Toutefois, la communauté internationale aura un rôle à jouer. On est dans un climat que l’on peut s’assoir sur la même table pour en discuter, prendre note de toutes les recommandations et faire une analyse de ceux qui sont négligeables. Alors, on va tracer une feuille de route liée au développement du pays ».

Interrogé sur la question de libération des prisonniers politiques, le locataire de Beit-Salam s’est agacé face à cette question. Selon lui, chacun mérite ce qu’il a fait et à la justice de rendre le sort des coupables. « Je ne veux pas entendre l’expression prisonniers politiques. Celui qui a tué est un criminel, même s’il est médecin, celui qui a volé est un voleur. Quel que soit son statut. Personne ne peut témoigner qu’il a été arrêté par des causes politiques. Ce sont des gens qui ont commis des délits en utilisant leurs statuts politiques. C’est à la justice de faire son travail et je ferai le mien en cas de grâce présidentielle », a-t-il conclu.

Abdoulandhum Ahamada