ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

La fondation Mohamed VI pour des Ulémas africains à travers sa section aux Comores, a lancé, samedi dernier, la première édition du concours de mémorisation des récits prophétiques prévue le 23 juillet prochain. L’objectif est d’encourager les jeunes africains sur les deux socles de l’islam, le coran et la sounna du prophète (MSW).

C’est une compétition qui va regrouper les jeunes issus des 48 pays africains membres de la fondation Mohamed VI pour les Ulémas africains. Devant la presse, samedi dernier, le secrétaire général de la fondation Mohamed VI section aux Comores, Dr Nourdine Bacha, a annoncé le début de cette première édition du concours récital des récits prophétiques, initialement prévue le 23 juillet prochain.

« Cette première édition du concours de mémorisation des récits prophétiques répond à la vision prônée par  lu roi du Maroc, Mohamed VI,  d’encourager la jeunesse africaine, d’être animée par l’idéalisme religieux de la mémorisation des récits du prophète », a expliqué le secrétaire général de la section aux Comores.

Dr Nourdine Bacha précise également que, cette première édition comportera trois volets, notamment la mémorisation, la récitation des textes  selon les règles ainsi que l’interprétation des sens des  textes  avec fluidité à tout le monde.

« La première catégorie de l’évaluation  repose sur la  mémorisation de 40 récits  prophétiques au respect des  règles de prononciation et la bonne mémorisation, la deuxième juridiction  se fera  avec le respect de la  narration de textes avec la citation des noms des compagnons du  prophète ayant rapportés le plus de ses récits. La troisième catégorie se fera jauger par rapport de l’interprétation des récits prophétiques pour que chacun comprenne ce qui a été dit sur lui », a-t-il détaillé.

Rappelons que, la section  de  la fondation Mohamed VI aux Comores aura inscrit  50 candidats   à la course pour une prestation  devant  les jurys  nationaux.

Ces experts locaux  de jurisprudence des récits prophétiques auront droit à leur tour de passer au crible les trois finalistes des trois catégories pour la grande finale prévue au Maroc.

Nassuf. M. Abdou

En présence du chef de l’Etat, de la gouverneure de Moheli, de l’ambassadeur de Chine à Moroni et des membres du gouvernement, une cérémonie inaugurale de la route Ouanani-Nioumachoua a eu lieu, vendredi dernier. Cette route de long de 7 km permet de faciliter le transport des biens matériels et favoriser les activités socio-économiques de la région.

Une foule immense a assisté à la cérémonie d’inauguration de la route Ouanani-Nioumachoua, à Moheli. Cette route RN31, mesurée à 7 km, entre dans le cadre du plan de construction et de réhabilitation des infrastructures routières prôné par le chef de l’Etat, Azali Assoumani.

La réhabilitation de cette voie routière permet de faciliter le transport des personnes et des biens communs de la région de Mledjelé. Lors de la cérémonie inaugurale, le maire de Mledjelé a loué les efforts déployés par le gouvernement pour faciliter la population.

« Nous profitons cette occasion pour remercier les efforts déployés par le gouvernement en matière d’infrastructures routières. Cette route reste un moyen d’acheminement de nos biens matériels et le transport en communs. Mais surtout l’accès à l’exercice des activités agricoles », a salué le maire de Mledjelé.

À son tour, le ministre de l’aménagement du territoire, Afretane Youssouf a montré les ambitions du gouvernement pour faciliter les citoyens. Et pour lui, la construction et la réhabilitation de cette route d’Ouanani, y compris la voirie de Nioumachoua figure dans la liste des engagements de l’Etat pour faciliter l’accès aux activités socio-économiques. « Depuis 2019, le président Azali a misé sur l’instauration d’un plan de construction des infrastructures routières. Le gouvernement avec la collaboration de ses partenaires au développement a concrétisé ce projet routier. Les habitants de la commune de Mledjelé auront une facilité de transport de leurs biens matériels. À Ngazidja comme à Anjouan, plusieurs infrastructures routières sont réalisées. Et d’autres sont en chantier. La BAD prépare un assaut pour différentes initiatives pour les régions », a annoncé le ministre de l’aménagement du territoire.

Après avoir salué l’entreprise chinoise CGC, pour la qualité de ses travaux et le respect de délais, le chef de l’Etat, Azali Assoumani a déclaré que « la réhabilitation et l’extension de nos infrastructures de base, pour les rendre viables, praticables et capable de soutenir les activités économiques, est une condition essentielle du développement socioéconomique et de l’émergence de notre pays ».

Selon le locataire de Beit Salam, les vastes chantiers de constructions et de réhabilitations de nos infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, lancés ces dernières années dans notre pays ont pour objectifs de : renforcer le l’accessibilité de nos régions, de nos villes et de nos villages, améliorer des conditions de vie de la population, permettre une meilleure circulation des personnes et biens, protéger durablement notre environnement et baisser des prix des produits et du coût du transport.

« Ces objectifs favoriseront une croissance forte et durable dans notre pays tout en contribuant au développement des échanges commerciaux et en favorisant la création d’emplois et le développement du secteur privé », a précisé Azali Assoumani.

En effet, cette route qui relie Ouanani à la ville touristique de Nioumachoua, qui est l’un des axes routiers les plus importants de notre pays est appelées à répondre aux nouvelles exigences de l’évolution du trafic, à apporter un soutien précieux à l’économie nationale et à renforcer la sécurité routière. 

« Le désenclavement de cette région Sud et l’EST de l’île de Mwali et la circulation fluide sur cet axe routier, faciliteront ainsi non seulement l’accès à l’Université, au lac de Boundouni et aux lieux touristiques de Itsamia mais favorisera également la création d’emplois pour les jeunes », a souligné le chef de l’Etat. Et de conclure que « c’est à travers le développement des infrastructures, de d’éducation, l’accès à l’énergie et à l’eau potable, la protection sanitaire et la réduction du taux de pauvreté que notre pays réussira son émergence d’ici 2030. Mais n’oublions jamais, que notre première richesse, que nous devons préserver jalousement, c’est surtout, la paix, la sécurité, la stabilité et l’unité de notre pays. »

Abdoulandhum Ahamada

Dans un pays à  tradition musulmane, deux femmes comoriennes auraient demandé à se marier. Face à cela, la justice comorienne les a placés en détention provisoire. Elles risquent deux ans d’emprisonnement et une amande de 300.000 kmf. Les deux femmes reconnaissent leur orientation sexuelle.

L’homosexualité est réprimée par la loi musulmane et la culture comorienne. Et plusieurs pays l’interdisent. Aux Comores, l’orientation sexuelle de deux hommes ou deux femmes est en progression.

Ahurissant ! La déclaration de deux femmes comoriennes voulant se convoler en justes noces, a provoqué une onde de choc dans un pays à tradition musulmane. Pour le procureur de la République, il s’agit d’un acte des « faits contraires aux bonnes mœurs et contre-nature ».

Des faits contraires aux règles musulmanes et qui constituent une atteinte grave à la tradition et des bonnes mœurs.

Présentées devant le parquet, les deux femmes risquent deux ans d’emprisonnement et une amande de 300.000 kmf.  « Elles ont été présentées au parquet ce 8 juin pour des faits unanimement considérés comme étant contraires aux bonnes mœurs et contre-nature », précise le procureur de la République, Ali Mohamed Djounaid dans un communiqué.

Selon des témoignages, ces deux femmes auraient entretenu des relations amoureuses pendant presque deux ans.

« L’enquête n’a pas établi qu’elles s’étaient présentées à un prédicateur de leur localité pour lui demander de les unir dans les liens du mariage », précise le communiqué du procureur avant de souligner que « c’est plutôt un homme qui aurait dit au prédicateur que ces femmes avaient l’intention de se présenter devant lui pour qu’il les marie, c’est un peu une suite de ce qui s’est passé dernièrement à Mayotte. »

Pour rappel, une comorienne s’est mariée à une Réunionnaise à Mayotte. Un fait condamné par les ulémas et sa famille ainsi que son village.

Kamal Said Abdou

Une quarantaine d’enseignants de l’école coranique sont en formation depuis samedi dernier pour une durée d’une semaine. Une formation organisée par l’association Wuzuri wadini en collaboration avec la faculté Imam Chafiou.

Wuzuri wadini veut valoriser l’éducation Islamique des enfants. Et cela a commencé par les différents concours de lecture de coran et d’autres activités religieuses. Cette association a lancé une formation pour les enseignants de l’école coranique.

« Nous nous réjouissons de cette initiative qui est la première fois dans notre pays de nous former et de valoriser l’école coranique », a réagi un des bénéficiaires de la formation avant de saluer l’engagement et la volonté manifestés par le président de cette association de promouvoir l’éducation Islamique.

La formation consistera sur la méthode d’enseignement du coran mais aussi d’autres modules seront dispensés par des formateurs de la faculté Imam Chafiou. Pour le grand Moufti de la République, les Comores est un pays musulman et qu’il faut préserver cette richesse.

« Il faut apprendre à nos enfants l’islam et le coran », a-t-il déclaré. Le grand Moufti a aussi insisté sur l’apprentissage de la langue arabe qui fait qu’aujourd’hui, le pays fait partie des pays de la ligue des Etats arabes.

Wuzuri wadini, quant à elle, a remercié la faculté Imam Chafiou et ses responsables d’avoir accepté d’accueillir cette formation. Adili Said Ali, chargé de communication de cette association a avancé que des enseignants issus des quatre îles ont pris part à cette formation. Selon lui, l’objectif de l’association est de donner beaucoup plus de visibilité et de valeur de la religion musulmane dans l’archipel des Comores.

Kamal Said Abdou

Les Comores ont subi une défaite serrée contre Madagascar lors de la 3e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Disputée vendredi dernier, cette rencontre, qui s’est déroulée au FNB stadium de Johannesburg, s’est achevée par une victoire de 2-1 en faveur des Baréa et partagent désormais la tête du groupe I avec leur bourreau du jour.

Dès les premiers instants du début du match, les Comores ont été domptées selon les lois Malagasy. Après seulement 2 minutes de jeu, sur une perte de balle de Rafidine Abdullah, les verts ont été littéralement cueillis à froid. Sur cette perte de ballon, après être servir par Lapoussin, Raya Raveloson en a profité pour ouvrir le score au FNB stadium de Johannesburg où se jouait le match pour cause de stade non conforme à Madagascar.

Toujours sous la domination des Baréa, le match s’est poursuivi avec des occasions de part et d’autres mais avec l’avantage des Malagasy.

Après les 45minutes de jeu, les deux équipes sont retournées aux vestiaires sur un score de 1 but à 0 laissant présager une seconde période tout aussi disputée. Au retour des vestiaires, Madagascar a montré plus de détermination et d’agressivité.

La pression exercée par les Baréa a fini par payer à la 65e minute, lorsque Raveloson a doublé la mise après une magnifique percée dans la défense comorienne. Malgré plusieurs tentatives pour revenir au score, les Comores n’ont pas réussi à trouver la faille dans la défense malgache avec la composition initiale. Jusqu’à la 93e minute après la rentrée en jeu de Ben El Fardou Nabouhane pour réduire le score mais trop tard pour égaliser et se partager les points.

« Nous avons joué un match normal et Madagascar ont joué un derby »

Après le match, le sélectionneur comorien, Stefano Cusin a exprimé sa déception mais a également souligné les aspects positifs de la performance de son équipe. « On est déçu pour tout le peuple, tous les supporters qui nous suivent avec beaucoup d’affections depuis le début. Sincèrement ils méritaient de notre part un grand match. Les garçons et le staff technique sont passés tous à travers, ça doit être une bonne leçon pour le reste. Nous avons joué un match normal et Madagascar ont joué un derby et c’est dommage parce qu’on avait les moyens de pouvoir remporter des points ce soir », a-t-il déclaré.

Du côté malgache, les célébrations n’étaient pas des moindres car ce n’était pas un match comme les autres, mais  un derby de l’océan Indien. Les Comores, après cette défaite, se trouvent dans une position délicate et devront impérativement remporter leurs prochains matchs pour espérer se qualifier pour la Coupe du monde. Les Cœlacanthes affronteront le Tchad lors de la prochaine journée des éliminatoires (demain mardi), un match qui s’annonce déjà décisif. Pour Madagascar, cette victoire est une bouffée d’oxygène frais qui leur permet de rester dans la course à la qualification. Les Barea devront confirmer cette belle performance lors de leur prochaine rencontre

La route vers la Coupe du monde est encore longue et pleine d’embûches pour les deux équipes, mais les fans peuvent s’attendre à des moments de football intenses et passionnants lors des prochaines échéances.

Inmadoudine Bacar

La grogne des enseignants contractuels repart de plus belle, avec la même revendication : être titularisés. Après des années de réclamation de leur intégration officielle par titularisation, l’administration de l’Université des Comores ne parvient pas à éteindre l’incendie. En effet, les contractuels tendent la main au chef de l’Etat Azali, pour un point de chute devant leur faciliter.   

Nouvelle grogne sociale en vue dans l’éducation nationale. Les enseignants contractuels de l’université des Comores sont en passe de reprendre leur bras de fer avec les autorités compétentes. Cela fait plusieurs années que les autorités successives se passent la patate chaude, sans toutefois parvenir à éteindre l’incendie avec les enseignants contractuels.

Sur ce, les enseignants contractuels demandent à nouveau au président Azali à prendre une décision favorable à leurs doléances. « Nous demandons une énième fois au président de la République de nous aider à sortir de cette précarité et à obtenir des conditions de travail normales, afin de pouvoir répondre aux exigences des différents masters et doctorats, et contribuer au développement de notre pays », ont sollicité la collectivité des enseignants contractuels de l’Udc.

La promulgation de la nouvelle loi sur l’orientation de l’enseignement supérieur a été, pour eux, une occasion pour la régularisation de leur revendication. « Cependant, après la promulgation de la nouvelle loi sur l’orientation de l’enseignement supérieur, nous avons constaté l’absence de mesures transitoires pour résoudre notre situation d’urgence. Nos doléances n’ont toujours pas été prises en considération », se plaignent-ils.

Les enseignants ne comprennent pas l’hésitation de l’administration. Puisqu’ils exercent, selon eux, les mêmes tâches et fonctions de la même manière que les enseignants titulaires. « Nous, enseignants, accomplissons les mêmes tâches que les enseignants permanents : enseignants théorique et pratique, encadrement des étudiants, recherche, correction des copies, et délibération », ont-ils manifesté.

Et de conclure que « cette année, nous sommes payés chaque mois, y compris pendant les vacances. Toutefois, nous nous interrogeons sur l’absence de régularisation de notre statut, ce qui nous prive de la retraite, des indemnités postdoctorales, et des promotions. Tous les masters ouverts à l’Udc sont assurés par nous, les docteurs permanents, CDD, et vacataires ».

Abdoulandhum Ahamada

Un atelier de formation est lancé hier mercredi et prendra fin aujourd’hui. Durant ces deux jours, une trentaine des jeunes seront formés sur les mayens d’accès à la technologie de l’information, aux plateformes numériques, à l’utilisation des medias des réseaux sociaux. Une initiative conjointe mise en œuvre par le conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) avec le PNUD. Un projet financé par l’USAID.

Au total, 35 jeunes de tous genres, âgés  de 18 à 35 ans bénéficient une formation de 48 heures organisée par le conseil national de la presse et de l’audiovisuel. Il s’agit d’un projet financé par l’USAID, dont  le but  est de former ces jeunes sur l’accès à la technologie de l’information, aux plateformes numériques, à l’utilisation des réseaux sociaux afin de faciliter leur préparation à la vie publique et à la bonne gouvernance.

Dans son intervention, Andrea Clemons de l’USAID à Madagascar a mis en valeur les nouvelles technologies de la communication sur la promotion de l’éducation civique pour les jeunes comoriens. « Les technologies de l’information et de la communication sont des outils puissants pour combler le fossé numérique, promouvoir  la démocratie, et de favoriser l’engagement des citoyens dans la vie publique. Les TIC offrent une plateforme permettant aux femmes et jeunes de s’engager activement dans la vie politique, exprimer leurs opinions et renforcer la participation citoyenne pour tous », a-t-elle déclaré.

La conseillère principale sur l’éducation de l’USAID souligne également que « cette formation de deux jours servira au bénéfice des jeunes à renforcer leurs compétences des femmes et des jeunes dans l’utilisation des TIC pour l’éducation civique et l’engagement citoyen. Exploiter efficacement les plateformes en ligne pour la diffusion des informations ainsi qu’à la mobilisation sociale, entre autres ».

Selon le  président du conseil national de la presse et de l’audiovisuel, Aboubacar Boina, les numériques contribuent  à créer des sociétés de savoir plus inclusif et démocratique. « L’accès aux TIC est essentiel pour garantir une représentation équitable des femmes er des jeunes dans le processus décisionnel.  En leur fournissant des outils pour exprimer leurs opinions, accéder à des informations pertinentes et influencer les politiques publiques », conclut-il.

En rappel, ce projet contient deux volets,  le premier est de former les jeunes aux nouvelles technologies et le deuxième volet  consistera également à former les journalistes et professionnels des medias demain vendredi au samedi prochain.

Nassuf. M. Abdou

Pour permettre la charge du crédit via le compte Holo, la Bdc et Telma ont conclu mardi dernier un partenariat stratégique. Cette collaboration marque une avancée majeure dans la digitalisation des services de télécommunications et de mobile money.

Encore une bonne nouvelle pour les clients de Telma Comores. Cette société de télécommunications vise à promouvoir ses services surtout dans le domaine du mobile money.

Le partenariat stratégique entre la Bdc et Telma  va permettre aux clients de la société à la couleur jaune de recharger leur crédit téléphonique via Holo, une application de la Bdc.
« Je salue cette initiative », a déclaré Christophe Olivier, directeur général de la société Telma. Dans un communiqué de presse, peut-on lire, il s’agit d’un partenariat qui offrira aux clients une expérience de recharge de crédit inédite et sans effort.

« Grâce à ce partenariat, la Bdc et Telma visent à offrir une solution de rechange de crédit Telma rapide, sûre et accessible à tous les utilisateurs de compte Holo », lit-on dans le communiqué qui ajoutera ainsi que les clients de Holo ont désormais la possibilité d’acheter du crédit Telma directement depuis l’application ou le Web client, simplifiant ainsi le processus de recharge et offrant une expérience fluide et transparente.

Dès lors que le service est disponible, les deux sociétés rappellent que la signature de ce partenariat illustre bien l’engouement envers la digitalisation et l’innovation, en offrant à leurs clients une nouvelle façon pratique et sécurisée pour recharger leur crédit.

A en croire le communiqué, les deux partenaires sont impatients de travailler ensemble pour offrir une expérience encore plus enrichissante à leurs clients aux Comores. 

Kamal Saïd Abdou

À l’approche de la 3e journée des qualifications pour la Coupe du Monde 2026, l’équipe nationale des Comores  se prépare avec détermination pour son match contre Madagascar, prévu ce vendredi à Johannesburg en Afrique du Sud. Un derby tant attendu par les supporters des deux équipes de l’Océan indien.

Le groupe est au complet. Les joueurs Ibrahim Youssouf, Yacine Bourhane, Faiz Selemani et Younn Zahary étaient les derniers à rejoindre le reste du groupe. Cela dit, s’il s’avère qu’ils sont  les derniers à se rendre à Johannesburg,  ceux qui s’y trouvaient depuis le 26 mai n’ont pas chômé.

Après un déplacement stratégique en Afrique du Sud dès la fin du mois de mai,  les joueurs comoriens ont déjà réalisé cinq séances d’entraînement intensif, et d’autres à venir renforçant ainsi leurs préparations physiques et tactiques.

Tous les membres de l’équipe se sont réunis à Johannesburg. Un choix délibéré pour profiter des installations de haute qualité et d’un environnement propice à une concentration optimale. Le sélectionneur des Cœlacanthes, Stefano Cusin conscient des enjeux de ce match, a mis l’accent sur l’importance de ces entraînements.

« C’est vrai que les Comores n’ont jamais battu Madagascar. C’est vrai aussi que Madagascar a un meilleur classement FIFA (109e, ndlr) que nous. Donc, sur le papier, ce sont les favoris de la rencontre. Maintenant, on va tout faire pour bien se préparer, pour faire un grand match, pour faire honneur au pays et aux supporters », avait-il déclaré. « Voilà, c’est ça, le football, ce ne sont pas les promesses. C’est le travail, c’est le sérieux, c’est l’humilité. Et on verra ce qui va se passer. En tout cas, je suis sûr que les joueurs donneront 100% de tout ce qu’ils ont pour faire un grand match», avait-il ajouté.

Les séances d’entraînement ont été variées, combinant des exercices de conditionnement physique, des drills tactiques et des jeux d’équipe pour renforcer la cohésion. Les joueurs clés, tels qu’El Fardou Ben Nabouhane et Faïz Selemani, ont montré une forme impressionnante, promettant des performances remarquables sur le terrain. Du côté des supporters des Cœlacanthes, bien que loin de leur terre natale, Fahardine Mroivili a assuré dans une interview qu’un quota de 45 billets sera donné aux supporters pour encourager les verts. ‹‹ Nous remercions le président de la fédération, le chef de la délégation et Issouf Idjihad. En leurs noms, ils se sont convenus avec nos frères de Madagascar de nous délivrer un quota de 45 billets pour accéder au stade. Donc pour les départager, 30 seront octroyés à des Comoriens déjà présents et les 15 vont être offerts à des supporters venus depuis les Comores››, a-t-il fait savoir.

Dans les réseaux  sociaux, de nombreux messages d’encouragement et de soutien témoignent de l’enthousiasme et de l’espoir qui entourent cette campagne de qualification. Le match de ce vendredi contre Madagascar s’annonce comme un défi de taille, mais les Cœlacanthes sont déterminés à continuer sur leur lancée positive et à marquer des points précieux pour se rapprocher de leur rêve mondialiste.

Avec une préparation minutieuse et une volonté inébranlable, l’équipe est prête à affronter et à surmonter tous les obstacles. Rendez-vous ce vendredi pour un affrontement qui promet d’être captivant et décisif pour la suite de la compétition. 

Inmadoudine Bacar

Des agents contractuels du CHN El-Maarouf se sont réunis hier mardi, dans la cour de l’hôpital, pour un mouvement de grève. Ces hommes et femmes en blouses blanches, vertes et rouges revendiquent leurs salaires impayés, leurs indemnités de garde. Bien qu’ils aient lancé un préavis de grève, la direction de l’hôpital dénonce un vice de procédure.

Les contractuels de l’hôpital El-Maarouf, spécialement constitués d’hommes et femmes de services différents, ont décidé de déclencher une grève jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites. Ils réclament les salaires impayés, les indemnités et primes de garde. Cette action met en lumière les difficultés financières extrêmes auxquelles ces contractuels sont confrontés avec des répercussions directes sur leur vie quotidienne.

Six mois d’impayés d’indemnités de garde

Cette situation a poussé les agents contractuels de l’hôpital de référence de l’archipel à manifester, vêtus de tee-shirts et blouses blanches, rouges et vertes, dénonçant leur précarité. Leur présence visible dans l’enceinte de l’établissement a attiré l’attention sur leurs conditions de vie difficiles.

Les contractuels accusent six mois d’impayés d’indemnités de garde. Le mouvement de grève reflète une crise plus large dans le système de santé aux Comores, où les retards de paiement et les conditions de travail précaires sont des problèmes récurrents.

« Nous avons rencontré à plusieurs reprises la direction de l’hôpital pour le paiement de nos six mois d’indemnités de garde, de l’amélioration des conditions de travail, en vain. Nous ne sommes pas satisfaites de l’engagement de la direction. Un engagement verbal. Nous avons demandé à ce que leur engagement soit en papier et signé, mais ils ont refusé », ont dénoncé les agents contractuels. Toutefois, la direction de l’hôpital est prête à toutes négociations pour le bien être des patients et de l’établissement. « Certes, le paiement de salaire des contractuels n’est pas régulier. Une situation que la direction générale s’engage à en mettre fin avant le 1er juillet 2024. Toutefois, les contractuels ont déjà reçu leur salaire de mai dernier. Cela montre qu’ils accusent un retard  d’un mois », a expliqué Nasserdine Ahamada, gestionnaire de ressources humaines à El-Maarouf.

Et d’ajouter que « si les responsables de l’hôpital refusent de payer leur salaire, ils peuvent lancer un préavis de grève. Nous avons ouvert toutes les portes de négociations. Les contractuels veulent rencontrer le directeur du CHN El-Maarouf. « Le problème des indemnités et prime de garde a commencé depuis 2016. Mais la direction fait de son mieux pour leur indemniser. »

Un vice de procédure

Bien qu’ils aient lancé un préavis de grève, la direction de l’hôpital dénonce un vice de procédure. Selon Nasserdine Ahamada, le préavis de grève a lancé le 28 mai dernier. « Le mouvement de protestation prévu le 04 juin 2024 n’entre pas dans le cadre légal d’une grève. Ainsi, l’absence volontaire de travail est assimilée à un abandon de poste. L’article 247 dispose que les travailleurs ne peuvent cesser collectivement le travail qu’après expiration d’un délai de huit jours suivant la notification à l’employeur », a souligné la direction générale.

Selon une note de la direction de l’hôpital El-Maarouf, le mouvement de protestation initié par une partie du personnel contractuel, ne correspond pas à une grève au sens de l’article 248 du code du travail qui stipule : « la grève est une cessation concertée de travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles déjà déterminées auxquelles l’employeur refuse de donner satisfaction. »

Abdoulandhum Ahamada