L’Union des Comores, petit Etat insulaire est vulnérable aux catastrophes naturelles. Au cours d’ouverture d’un atelier de formation de cinq jours sur la planification des crises et la gestion des catastrophes naturelles et anthropiques hier au Retaj, Tachfine Ahmed, directeur général de la sécurité civile a rappelé que cette formation trouve sa pertinence dans un contexte national marqué par le déclenchement de l’alerte jaune du Karthala depuis le 17 aout dernier.

L’Union des Comores est menacée par les catastrophes naturelles, telles que le volcan, les inondations, Tsunami et glissement de terrain. « La dernière catastrophe majeure qui a touché le pays remonte à 2019 quand le cyclone Kenneth, l’un des plus dévastateurs de l’histoire des Comores à traverser notre pays », a rappelé Tachfine Ahmed, directeur général de la sécurité civile poursuivant ainsi que « depuis le 15 juillet dernier, l’observatoire du volcan Karthala a noté une activité anormale du volcan qui s’est manifesté par une sismique persistante sur son flanc ouest. Cette situation a conduit le ministre de la protection civile de mobiliser le poste de commandement fixe pour planifier les actions de préparation et de réponse à mener en cas d’une éventuelle éruption volcanique ».
A en croire le directeur général de la sécurité civile, la formation va permettre à l’Union des Comores de parfaire son organisation pour faire face aux différents types de crises et catastrophes. Le programme élaboré en 2021 vise à répondre aux attentes et aux besoins de la sécurité du pays. « Pour cette raison, on a mis en place avec le ministre et le directeur de la sécurité civile, un programme qui s’inscrit dans la durée. Le directeur général de la sécurité civile souhaite à ce que la pays soit doté d’une cellule spécialisée pouvant répondre au mieux à une catastrophe naturelle », a souligné Eric Panloup, attaché de sécurité intérieure à l’ambassade de France.
Kamal Saïd Abdou









