La situation est plus que compliquée dans l’ensemble du pays. Crise totale des denrées alimentaires. Les produits de première nécessité les plus consommés manquent à Anjouan. Et c’est la même rengaine dans les autres îles. Les produits locaux sont rares et difficiles à acheter. Le pays est sous le choc, une famine généralisée est à la porte d’entrée du pays.

C’est le phénomène de l’heure que vivent les comoriens. Il n’est secret pour personne. Les Comores traversent une crise sans précédent : une inflation tous azimuts, pénurie du riz Onicor… Et le monde paysan peine à se nourrir correctement. Les contraintes économiques se traduisent par une flambée des prix.
L’île d’Anjouan est la plus touchée par la pénurie des denrées alimentaires. « Avant, on faisait le déplacement jusqu’à l’endroit où il y avait du riz pour acheter même au prix en or. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le riz n’est plus. Certains font le déplacement jusqu’aux autres îles espérant pouvoir trouver un sac de riz», a précisé Nassor Ahmed. Les habitants peinent à acheter un sac de riz à Anjouan. Une situation qui complique le quotidien de chaque citoyen de l’île.
Ce dernier a fait savoir que si l’on trouve le sac de riz de 25 kg, le prix de ce dernier pourrait aller jusqu’à 20.000 kmf. « Les habitants sont obligés de faire recours aux autres produits alimentaires notamment les pattes, farine et les produits locaux qui sont aussi plus chers », a-t-il avancé. Pire, même le prix des produits locaux a augmenté. Tous les produits de grande nécessité ont prix de l’ascenseur. Du jamais vu aux Comores. Bien qu’ils soient les seuls aliments consommés en cette période de crise à Anjouan, « les pattes, farine et autres produits sont rares. On ne sait plus quoi faire maintenant. On nous a dit qu’un bateau transportant du riz est attendu aujourd’hui au port de Mutsamudu. En tout cas, la rumeur circule depuis presque deux jours », a indiqué Nassor Ahmed. Celui-ci ne croit pas à la rumeur. « Le gouvernement avait annoncé l’arrivée de 5000 tonnes de riz les semaines passées. Aucun bateau de riz n’est arrivé », a-t-il rappelé. Notre interlocuteur appelle le gouvernement, notamment les ministères concernés à mettre en place des mesures urgentes afin de sauver la population.
Quant à la Grande Comore, le ministre de l’agriculture a fait le point sur la hausse des produits locaux plus précisément les produits agricoles et halieutiques.
Kamal Saïd Abdou








