A l’occasion du festival Fimo visant à la conservation et la valorisation de la culture comorienne, devant la presse vendredi dernier, Chebli, directeur artistique de l’association SINA a annoncé qu’un film documentaire à travers le festival Fimo sera réalisé. Un projet qui, selon le directeur artistique, a eu l’appui financier du gouvernement.

La réalisation du film documentaire demande une somme de 30 millions. Il s’agit d’un film documentaire qui retrace les origines du Twarab jusqu’à son arrivée aux Comores. « Le documentaire commence le 17 novembre prochain. Nous sommes obligés de faire le déplacement jusqu’aux pays où le Twarab est passé jusqu’ici, notamment en Égypte, Zanzibar et Andalousie. Il faudrait aussi interroger les jeunes musiciens comoriens résidant actuellement à Marseille », a annoncé le directeur artistique de l’association SINA.
Cet artiste comorien opte pour sa modernisation et sa préservation. Chebli a fait savoir que la culture fait partie du vecteur de développement d’un pays. « Donc il faut préserver les acquis en créant les centres d’animation des jeunes. Sachant que la modernisation et la préservation sont deux choses qui vont ensemble. N’ayons pas peur du changement », préconise-t-il. A en croire le directeur artistique, le festival Fimo a deux objectifs. Il y a le Twarab classique et le Twarab ancien.
Aboubacar Said Salim, écrivain, estime que l’enseignement de la culture comorienne dès le primaire jusqu’à l’université est nécessaire. Il permettra de conserver la culture comorienne comme le font les autres pays. Les différents chants et danses de notre pays qui n’existent pas nulle part font partie du patrimoine culturel des Comores.
Kamal Said Abdou









