La rentrée académique 2022-2023 de l’Université des Comores approche à grands pas. Pendant que l’institution est aux mains d’un administrateur. Un bateau sans gouvernail. Pourtant, les textes de 2014 stipulent que l’Université des Comores doit être gérée par un président élu démocratiquement. À quand l’élection du président de l’Université des Comores ?

Les textes de 2014 stipulent que l’Université des Comores doit être gérée par un président élu démocratiquement. À cet effet, après la démission du président Saïd Bourhane en 2018, l’Université des Comores est aux mains d’un administrateur. Un bateau sans gouvernail. Une situation chaotique qui ne se conforme pas aux textes de 2014 en vigueur. C’est le chef de l’Etat qui nomme des responsables. Tous les acteurs de l’Université des Comores constatent que tout va mal. À travers des rencontres avec la presse, le syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) dénonce cette malversation et sabotage des textes et demandent une élection d’un président élu démocratiquement. « À maintes reprises, nous avons sollicité l’organisation des élections libres, transparentes qui conformément aux textes de 2014. En vain. Les députés sont au courant de cette situation. Mais, le gouvernement fait fi. L’élection du président de l’Université des Comores se conforme aux textes de 2014 en vigueur. Pourquoi cette tournure sans fin d’il y a à peine trois à quatre ans ? », se plaint un des responsables du Sneuc.
Cette situation figure parmi les motifs qui ont poussé l’ex-doyen de la faculté des lettres, Ali Abdoulhamid, à rendre son tablier. Selon des lignes apparues dans le journal Al-watawan, du 25 août 2022, l’ex-doyen de la Flsh a tout avoué. « Cela fait quatre ans que l’institution fonctionne sans textes. Les autorités disent qu’ils sont caducs et doivent être révisés. Or, jusqu’à maintenant aucun texte n’a été voté. Vous imaginez que cela fait trois ans que le conseil d’administration, organe suprême de l’Université n’a pas siégé », a-t-il critiqué.
Abdoulandhum Ahamada








