Après deux jours de concertations à Moroni, à l’issu de l’entrée de l’Union des Comores dans la zone libre échange économique continentale africaine, les acteurs du secteur privé ont formulé leur vœu auprès des banques africaines pour des prêts de longue durée permettant de réactualiser un tissu économique d’industrialisation pour le développement économique du pays.

En présence du chef du bureau de l’Union Européenne à Moroni, Pierre Beziz, de la directrice du bureau sous régional pour l’Afrique de l’Est de la CEA Mme Keita, du chef du bureau de la liaison de la Zlecaf, M Hamadou Karidio, et des représentants du système des nations-unies, le ministère de l’économie a clôturé vendredi dernier, l’atelier des concertations à l’issu de la ratification de l’Union des Comores dans la Zlecaf. Plusieurs recommandations ont été formulées par les parties prenantes surtout le secteur privé qui a plaidé pour des prêts de longue durée dans les banques africaines. « Il serait très indispensable qu’un processus de réactualisation soit mis en œuvre pour le plan de développement avec des conditions adéquates aux entreprises pour des prêts de longue durée. Cela permettra aux entreprises de notre pays de retenir leur souffle si l’on veut industrialiser afin bâtir une économie résiliente », plaide Hamidou Mhoma, le directeur régional de la chambre de commerce. Ajoutant que: « On ne peut pas industrialiser notre pays avec des prêts qui ne dépassent pas au moins l’échéance de 5ans », a-t-il martelé.
Le coordonnateur résident du Système des Nations-Unis à Moroni, François Batalingaya, quant à lui, a remercié la réussite de ce processus de concertation et les recommandations formulées. « Cet atelier de réflexion a eu le mérite de rassembler toutes les parties prenantes pour discuter des questions fondamentales liées à la participation des Comores à la Zlecaf. Les conclusions et les recommandations qui en découlent viennent de nous être présentées. Elles nous aident à mieux comprendre », a-t-il souligné. Selon lui, les défis identifiés sur la base des résultats issus des études diagnostiques présentés en atelier, appellent à l’attention de toutes les parties prenantes qui doivent contribuer à les relever.
Nassuf. M. Abdou








