Malgré le budget conséquent de 26.000.000 kmf pour les opérations de recherches de l’appareil de la compagnie Ab Aviation abimé à Moheli le 26 février dernier, la commission de recherches est retournée bredouilles à Moroni. Au cours d’une conférence de presse tenue hier au Cosep, Ahmed Bazi, ministre des transports aérien et maritime, a annoncé que la France a accepté de dépêcher des hommes et des matériels pour continuer les recherches.

Un seul corps repêché et certains débris de l’avion ont été retrouvés après une dizaine de jour de recherches dans les zones littorales de Djoiezi à Tsamia à Mohéli dès le lendemain des opérations de recherches du crash de l’appareil Cessna 208B de la compagnie Ab Aviation. Aucun survivant sur les 14 personnes qui ont été à bord de l’appareil. Après plusieurs opérations sous-marines et aériennes sans succès, Ahmed Bazi, ministre des transports aérien et maritime a quand même félicité le déroulement des opérations. « Pour une zone de recherches de 5 km2, zone supposée du crash, les opérations ont abouti par retrouver les débris de l’avion et un corps. Nous avons aussi pu localiser des traces de l’appareil grâce au kérosène », a indiqué Ahmed Bazi, ministre des transports aérien et maritime.
Un appel à la France
Alors qu’un budget conséquent de 26.000.000 de nos francs et des moyens techniques colossaux mis à la disposition pour le bien des opérations, le ministre des transports a cité entre autres les 9 vedettes rapides et le déploiement des plongeurs locaux et étrangers dans les opérations de recherches. « Malgré ces moyens, nous n’avons pas pu rapprocher l’appareil. Nous estimons que les moyens dont nous disposons ne nous permettent pas d’atteindre la profondeur ou l’appareil est logé. Nous avons jugé nécessaire de déployer autres moyens plus sophistiqués car nous avions déployé tous ce qui a été dans notre pouvoir afin de trouver l’appareil. Voir nos partenaires de nous prêter main forte pour permettre d’approfondir les recherches dans cette zone supposée du crash. Dans ce volet, nous avons sollicité la France de nous appuyer techniquement en envoyant des appareils et des personnes pour la poursuite des opérations », a-t-il annoncé. Et de rappeler que « nous n’avons pas suspendu les recherches bien le contraire, elles se poursuivront avec d’autres moyens avec des personnes ayant beaucoup d’expériences en la matière ».
Ouverture de deux enquêtes parallèles
Le ministre a aussi indiqué qu’en cas d’un tel accident, naturellement il y a l’ouverture d’une enquête judiciaire pour établir la responsabilité et une enquête technique du ministère concerné en vue de déterminer les causes, est nécessaire. « Dans ces genres d’accidents, le ministère des transports a mis en place une commission de 5 personnes présidée par Jean Marc Heintz, ancien directeur de l’aviation civile et Tachfine Ahmed, directeur de la sécurité civile pour poursuivre l’enquête technique et déterminer les causes du crash», a-t-il fait savoir. L’appareil Cessna 208B exploité par la compagnie
Ab Aviation est un fabricant américain de type monomoteur. Le manque d’équipements nécessaires pour ce type d’appareil en cas d’accident pourrait rendre compliquer les opérations. Le ministre se dit prêt à réglementer le domaine.
Une note en conseil est déjà présentée par le ministre. Celui-ci a annoncé la publication prochainement des mesures pour ces types d’appareil monomoteur en cas de besoin de desservir les vols régionaux. A noter que le pays enregistre d’en moins de 30 ans 7 accidents aériens dont le plus remarquable est celui de l’Air Bus A 310 de la compagnie Yemenia Airways en 2009. Ce qui pourrait qualifier comme défaillance du système de l’aviation civile comorienne.
Kamal Saïd Abdou








