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Vie chère : Les citoyens appellent au secours et demandent des solutions immédiates

Les Comores traversent une crise alimentaire et de la montée des prix des produits de première nécessité. Une situation inquiétante à moins de trois mois du ramadan. Les citoyens comoriens crient au secours et demandent une solution immédiate face à cette crise alimentaire et la flambée des prix des denrées alimentaires.

Plusieurs personnes ont réagi face à la crise sans précédent des produits alimentaires et de flambée des prix des produits de première nécessité. Une question qui dérange, de jour en jour, l’opinion publique. Dans les marchés publics de Moroni, les riches achètent les produits alimentaires car ils ont des moyens suffisants. Par contre, les plus vulnérables jettent de la sueur pour acheter un seul tas de produits alimentaires. Fatima Mfoihaya, une mère de trois enfants, souligne qu’elle n’a pas les moyens suffisants pour acheter quelque chose à manger vu que les prix des produits de première nécessité flambent de jour en jour. « La vie quotidienne a complètement changé en matière de prix des produits de première nécessité. Un litre d’huile coûte, actuellement, 1000 kmf. Un kilo de sucre coûte 600 kmf. Un kilo de farine, 700 kmf. Bref, tous les prix des produits ont augmenté. Le pire est que même les produits fabriqués aux Comores sont à la hausse, notamment, l’eau de Salsabil. Certes, il existe une crise sanitaire du Coronavirus impactant tous les secteurs, mais, il faut que les prix des produits soient revus à la baisse avant le Ramadan. Comment pourrai-je subvenir aux besoins alimentaires de mes trois enfants avec ces prix étiquetés à la haussé ? », se plaint Fatima Mfoihaya, citoyenne.

« Le gouvernement a manqué un plan stratégique… »

Lors d’un compte-rendu du conseil des ministres précédent, le porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidié a indiqué que le gouvernement a déboursé une somme colossale pour soutenir les opérateurs économiques. Une manière, en tout cas, selon lui, d’importer des produits alimentaires à bas prix. À cette question, Hassane Saïd, cadre, pense que le gouvernement a manqué un plan stratégique pour faciliter la vie des citoyens. Car, selon Hassane Saïd, les autorités concernées (du ministère de l’économie, des finances, de l’agriculture) n’ont pas cherché des solutions palliatives urgentes face à cette crise alimentaire. « Dès le mois de juillet-août dernier, les Comores ont commencé à traverser des pénuries de denrées alimentaires. Les autorités concernées n’ont pas bougé leurs petits doigts. Ils ont traîné les procédures jusqu’à la fin de novembre pour mettre un plan stratégique de soutien et d’appui aux opérateurs économiques (dans le cadre d’importation des produits alimentaires). Gouverner un pays, ce n’est pas du tout le fruit du hasard. Il faut un plan selon le moment opportun. Et si les opérateurs économiques n’arrivent pas à acheter ces produits en toute abondance, qu’allons-nous faire ? », se demande-t-il.

Des crises financières

Au côté de Halima Abdallah alias Mkolo, cette vie chère provoque des crises financières au moment où plusieurs familles veulent s’occuper de la scolarisation de leurs enfants. « vivre avec cette situation de crise alimentaire et de flambée des produits de première nécessité poussent les familles à vivre dans une situation délicate de crise financière. Puisque chaque famille veut acheter quelques denrées alimentaires du jour au lendemain quel que soit le prix à payer. Et nous les pauvres ? Pensons-nous que tous les citoyens aient les mêmes possibilités financières ? Alors, comment pouvons-nous occuper nos enfants en matière de scolarisation ? L’Etat est là sans rien faire. Mais, au lieu de faciliter la vie quotidienne des citoyens, il demande de l’argent au peuple, comme le cas du non-port des masques et de la carte de vaccination. C’est difficile à expliquer », a-t-elle critiqué.

En d’autres angles, Ahmed Abdou pense qu’il est temps aux comoriens résidents en France de trouver des solutions immédiates face à cette problématique. Il voulait dire l’envoi des produits alimentaires en provenance de France. « Je demande à chaque je-viens de France d’envoyer des produits alimentaires le plus vite possible avant qu’il soit tard. Avec cette situation, nous allons tous mourir de faim », a-t-il indiqué.

Abdoulandhum Ahamada

 

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