L’ambassade de France auprès de l’Union des Comores avec les ministres de finances et de l’éducation nationale, ont signé samedi dernier, deux conventions de financement. Il s’agit du projet de promotion de l’éducation physique et sportive (PEPS) à 740. 000.000 francs comoriens et le projet d’appui à la professionnalisation de l’offre de formation et insertion (PROFI) à 16,5 millions d’euros.

Partenaire du premier plan au développement de l’Union des Comores, la France a signé, samedi dernier, deux conventions pour deux projets innovants au service de l’Union des Comores. Il s’agit d’un projet de promotion de l’éducation physique et sportive dans les milieux scolaires pour une valeur de 740.000.000 kmf, la plus large jamais accordée à se versant du système éducatif, selon le ministre de l’éducation. Ceci permettra la diffusion de nouveaux outils pédagogiques, la mise à disposition de kits sportifs ou encore la formation des enseignants primaires. Pour le second projet, il est un appui à la professionnalisation de l’offre de formation et insertion pour une enveloppe de 16,5millions d’euros. Il servira à renforcer l’employabilité des jeunes diplômés par le renforcement de l’offre des programmes scientifiques et professionnalisant de l’enseignement secondaire.
« Aujourd’hui, 19 mars 2022, nous sommes réunis pour signer les conventions de financement des projets PEPS et PROFI. Cet évènement n’est pas anodine puisque, outre la pertinence et le volume des interventions que ces deux projets représentent, il marque également l’achèvement de la période d’instruction de l’ensemble des projets éducatifs du plan de développement Comores- France », a fait savoir Djanffar Salim Alaoui. Et lui d’ajouter que, « nous allons à partir de maintenant travailler à la construction effective de cette vision que nous avons en partage. Cette vision s’appuie d’abord et avant tout sur le rôle crucial de notre jeunesse dans l’avenir de notre pays, ce que l’on appelle parfois un peu trivialement le capital humain ».
L’optimisme
Djanffar Salim Alaoui n’avait cessé de rappeler les enjeux de ces deux projets conjointement signés entre les deux pays. Il espère que ces deux conventions de financement serviront une meilleure opportunité comme base de réduire l’inactivité et faciliter l’employabilité de la jeunesse en espérant impulser l’économie du pays. « J’ai une conscience aigüe des ambitions de ce projet et de l’enjeu auquel nous sommes confrontés sur ce sous-secteur de la formation technique et professionnelle. J’ai également une conscience aigüe du défi technique qu’un tel projet représente mais aussi des attentes de la population et en particulier de notre jeunesse concernant une meilleur éducation de l’offre de formation avec les besoin socio-économiques et en dernier lieu, de la capacité du tissu économique comorien à fournir un emploi aux jeunes qui aurons été formés », a-t-il souligné.
L’ambassade de France auprès de l’Union des Comores, a, de son côté, manifesté la disponibilité de la République française pour son dynamisme à être au premier rang sur l’émergence des Comores prônée par le chef de l’Etat. « Cette vision globale esquissée, il n’en demeure pas moins que chacun de ces deux projets portés par le ministre de l’éducation avec l’appui financier de la France à travers l’AFD présente chacun leur intérêt propre », dixit Sylvain Riquier, ambassadeur de la France en Union des Comores. Selon lui, ces deux projets s’inscrivent dans le cadre du volet éducation du plan de développement France-Comores (PDFC) et répond aux ambitions du plan Comores émergentes, pour ce qui concerne l’amélioration du capital humain et l’accès des jeunes comoriennes et jeunes comoriens à une éducation et formation de qualité, permettant une meilleur insertion socio-économique.
Cinq filières à promouvoir
Le diplomate précise que, « le projet PROFI d’un montant de 8,1 milliards de francs comoriens priorise cinq filières clés sur le parcours de formation de BAC plus 3 à BAC plus 5, qui sont les technologies industrielles, l’agriculture, la construction, le numérique et l’environnement. » Il est à savoir que l’école nationale et professionnelle (ENTP) de Ouani (Anjouan), le centre national horticole de Mvuni, le lycée polytechnique de Hambu sont les premières à bénéficier ce projet au niveau secondaire. Mais s’agissant au niveau supérieur il s’agit de l’IUT (Moroni et Patsy ) et la faculté des sciences et techniques FST (Moroni et Patsy). Ce projet permettra à terme d’offrir des opportunités de formation de qualité à près de 2000 jeunes par an.
Nassuf. M. Abdou








