Une réunion est organisée au local du bureau du collectif du patrimoine des Comores. Elle est présidée par la présidente du CPC et le directeur du Cndrs d’Anjouan. Une mission de l’UNESCO-ICOMOS COMORES est prévue dans l’île du 01 au 06 juin avant de partir pour la Grande Comore.

L’objectif est de réussir la mission et de redonner une image positive au patrimoine et à la culture de l’île. Plusieurs administrations, associations culturelles patrimoniales ont pris part à la réunion de préparation de la mission. La visite des médinas de Mutsamudu et Domoni et des réunions d’échanges avec les autorités sont prévues.
« C’est une mission importante avec beaucoup de perspectives positives. Ça sera pour nous, un honneur de réussir. Nous devons être fiers de l’organiser. Nous sommes parmi ceux qui mèneront le projet à terme. Pour cette mission, nous devons accueillir la mission, mais surtout s’assurer que la mission se passe sans faute », explique Musbahouddine Ahmed, directeur régional du Cndrs.
« Ce sont 5 médinas qui constituent le dossier. Ils sont 3 à la Grande Comore et 2 à Anjouan. Le Cndrs s’organise en qualité d’organe technique. Dans ce genre d’activité, il y a intérêt à ce que tout le monde se mette debout. Et c’est parce que c’est dans la communauté que se trouvent les éléments du dossier. Les monuments historiques, c’est dans la ville, c’est sous la surveillance de la mairie, et c’est la communauté qui vit dans ces monuments. Cela doit être une adhésion collective », ajoute-t-il.
Comme tout qui se fait dans l’île d’Anjouan, des retards sont enregistrés et un manque de moyens logistiques et financiers est déploré. Toutefois, des commissions sont mises en place pour veiller à ce que les problèmes soient résolus. De sa part, la présidente du collectif du patrimoine des Comores, Fatima Boyer a expliqué l’objet de la réunion d’échange et son intérêt pour le patrimoine national. « C’est pour réellement organiser et coordonner la mission. Nous avons partagé les responsabilités. Nous sommes les porteurs du projet de nomination au patrimoine mondial de l’UNESCO », précise-t-elle. Et de rappeler qu’« un expert ICOMOS est venu faire la liste indicative en 2005. Aujourd’hui, ça fait 17 ans et beaucoup de bâtiments sont tombés en péril et d’autres sont démolis comme la maison Barakani. Cette mission vient de préparer les éléments de rédaction du dossier de nomination. Elle est très importante ».
Ahmed Zaidou








