La banque centrale des Comores a publié la note de conjoncture du premier semestre 2022. Dans ladite note, on note une hausse des prix à la consommation, des prix des services logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles. Selon la BCC, en comparaison annuelle, l’inflation s’est accélérée, au cours des six premiers mois de l’année, pour atteindre 11,4% en juin après 5,8% en mai 2022 et portant ainsi sa moyenne au cours de la première moitié de l’année 2022 à 7,3%.

Après le rapport annuel 2021, la banque centrale des Comores a publié la note de conjoncture du premier semestre 2022. Cette note retrace la hausse des produits alimentaires et d’autres produits importés ainsi que la hausse des prix de différents secteurs économiques. « En juin 2022, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse mensuelle imputable principalement à la hausse des prix des services de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (+31,9%) et transports (+28,7%), suite à l’augmentation des prix des produits pétroliers en fin mai 2022. L’augmentation des prix des services de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles s’explique essentiellement par la hausse du prix de l’électricité (+51,9%) et des combustibles comme le pétrole lampant (+40%). Pour ce qui est des services de transports, la principale hausse observée a concerné le transport routier interurbain (+50%). Parallèlement, les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisés (notamment les poissons et fruits de mer), des meubles, articles de ménages et entretien courant du foyer » ainsi que des services d’hôtellerie et restauration ont augmenté respectivement de 1,8% ; 6,8% et 6,6% par rapport au mois de mai 2022 en conséquence des hausses de l’électricité et des transports », explique la banque centrale dans sa note.
Selon la BCC, au cours des six premiers mois de l’année en cours, les prix à la consommation ont augmenté de 7,9%. « Cette augmentation tire son origine de la hausse des prix des produits importés (+8,5%) notamment les produits pétroliers et les produits alimentaires (les céréales, les huiles et graisses, etc) en raison de la hausse des cours mondiaux des produits énergétiques et des denrées alimentaires dont le principal facteur est la guerre en Ukraine. Dans le même sillage, les produits locaux ont enregistré une hausse de 7,1% tiré essentiellement par la hausse observée au mois de juin au niveau de l’électricité, des services de transports et des poissons et fruits de mer », précise-t-on.
L’inflation s’est accélérée, au cours des six premiers mois de l’année, pour atteindre 11,4% en juin après 5,8% en mai 2022 et portant ainsi sa moyenne au cours de la première moitié de l’année 2022 à 7,3%. « Cette évolution est attribuable principalement à la hausse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisés (+8,5%), des services de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles (+29,9%), transports (+23,1%) et des meubles, articles de ménages et entretien courant du foyer (+20,9%) », indique la BCC.
« Par origine des produits, cette accélération de l’inflation a concerné à la fois les produits importés (+12,5%) que les produits locaux (+10,4%) sur une année. Par ailleurs, les perspectives du second semestre tablent sur la poursuite de la hausse des prix surtout pour les mois de juillet et août en raison de la hausse de la demande due à l’arrivée des membres de la diaspora et l’organisation massive des festivités de mariages durant la période, les pénuries de certains produits de première nécessité notamment le riz, les huiles de cuisson mais également les hausses attendues de l’inflation mondiale avec la poursuite de la guerre en Ukraine. Dans ce contexte, l’inflation annuelle moyenne pourrait atteindre 10,6% en 2022 largement supérieure à la norme communautaire de 3% de la Zone CMAF », ajoute la BCC.
KDBA









