L’association Wuzuri wa dini a, samedi dernier, organisé une cérémonie inaugurale d’une nouvelle pharmacie de médecine prophétique, appelée « wuzuri wa unono », à Moroni. Une manière de faciliter les personnes ayant besoin de traitement des maladies du cœur, des esprits maléfiques, de disfonctionnement corporel, entre autres.

Après avoir ouvert une pharmacie de médecine prophétique à Mayotte, l’association Wuzuri wa dini a officialisé, samedi dernier, à Moroni, une nouvelle pharmacie appelée « Wuzuri wau nono ». Une pharmacie dont les médicaments sont tirés à partir des plantes, puisées, majoritairement, dans la terre comorienne. Un geste salutaire aux yeux des participants car il s’agit d’une initiative visant à faciliter le traitement des maladies du cœur, des problèmes des esprits maléfiques (djinns), des disfonctionnements corporels, entre autres. Dans son discours, le prêcheur, Hassane Mohamed a rappelé, avant tout, les activités menées, depuis longtemps, par cette association. « L’objectif fondamental de l’association Wuzuri wa dini est la lutte contre la délinquance. Plusieurs madrasat et mosquées ont été construites par l’association. Plusieurs orphelins sont soutenus. Alors, cette fois-ci, la création d’une pharmacie de normes religieuses optant les règles de la médecine prophétique. Les personnes atteintes par des sorts, des patients des problèmes de cœur, des irrégularités corporelles, entre autres, seront soignées », explique Hassane Mohamed.
Le président de l’association, Moussa Adam affirme que cette pharmacie répond strictement aux normes requises par l’OMS, le gouvernement et toutes autorités sanitaires concernées. Et les médicaments seront vérifiés dans les laboratoires internationaux et nationaux. « Cette pharmacie dite wuzuri wa unono a franchi plusieurs étapes avant son inauguration officielle. Les instances internationales concernées sont alertées, telles que l’OMS. Les médicaments seront vérifiés, à travers des laboratoires. Le gouvernement nous appuie, notamment le ministère de la santé. Donc, les ulémas comoriens sont appelés, sans exception, à soutenir cette belle initiative qui se conforme aux règles islamiques et à la médecine prophétique. Donc, le budget du projet s’évalue à hauteur de 30 à 40 mille euros », confirme Moussa Adam.
Abdoulandhum Ahamada









