Depuis 2019, l’opposition comorienne s’illustre par une succession d’échecs politiques et stratégiques, laissant un boulevard au Président Azali Assoumani, Chef de l’État et Président en exercice de la Commission de l’océan Indien (COI). Loin d’incarner une alternative crédible, elle semble se perdre dans ses propres contradictions.
- La stratégie de la chaise vide : un abandon du terrain
En multipliant les boycotts électoraux et en refusant de siéger dans certaines instances, l’opposition a fait le choix de l’absence. Cette stratégie, censée marquer une contestation forte, s’est révélée être un cadeau offert au pouvoir en place. Sans présence institutionnelle, sans voix officielle, elle a laissé ses adversaires politiques occuper seuls le terrain, renforçant ainsi l’image d’un mouvement déconnecté et impuissant.
- Des divisions internes dignes d’« ennemis de guerre »
Au lieu d’unir leurs forces face au pouvoir, plusieurs leaders de l’opposition se livrent à des guerres intestines comparables à des conflits entre ennemis irréconciliables. Les réseaux sociaux sont devenus leur principale arène, où insultes, règlements de comptes et diffamations se succèdent. Ces querelles d’ego détournent l’opposition de sa mission première : défendre l’intérêt général.
- L’opacité financière et la perte de confiance
La gestion interne de l’opposition n’échappe pas aux critiques. Lors d’événements comme le Grand Madjilis organisé à Marseille, de nombreuses voix ont dénoncé l’absence de transparence dans la collecte et l’utilisation des fonds. Résultat : la confiance des militants et du peuple s’effrite, renforçant l’image d’une opposition minée par les mêmes pratiques qu’elle reproche au pouvoir.
- L’illusion du soulèvement populaire
Aujourd’hui, une partie de l’opposition croit que la seule voie pour accéder au pouvoir est d’appeler à un soulèvement populaire. Mais le peuple comorien n’est pas dupe : il se souvient que nombre de ces opposants ont déjà gouverné et traînent derrière eux de lourds passifs. Ces « casseroles » ternissent leurs bilans et minent leur crédibilité.
L’ère des manipulations émotionnelles et des promesses irréalisables semble révolue : les Comoriens veulent des projets concrets, pas des slogans creux.
- Ma position : cap sur l’émergence 2030
En tant que Président du Rassemblement de la Diaspora pour le Développement des Comores (RDDC) et membre du congrès pour le Renouveau des Comores (CRC), je crois fermement au projet d’émergence à l’horizon 2030 porté par le Président Azali Assoumani. Ce projet, fondé sur la stabilité institutionnelle, la modernisation économique et le développement social, représente la seule voie réaliste pour conduire notre pays vers le progrès.
J’appelle donc les Comoriens de la diaspora comme de l’intérieur à ne pas se laisser séduire par les discours démagogiques et les appels irresponsables au chaos. Le temps n’est plus à la division, mais à la construction.
- l’opposition face à son avenir
Si l’opposition comorienne ne rompt pas avec ses divisions, son opacité et ses illusions révolutionnaires, elle se condamnera à rester spectatrice de l’histoire. Le peuple a besoin d’acteurs politiques porteurs d’une vision et capables d’agir pour l’intérêt général. En 2025, il est temps de choisir la voie de la responsabilité et de l’émergence.
Fakihi Mradabi
Président du RDDC









