ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Commentaire. Avec un nombre croissant des cas positifs de coronavirus en Union des Comores, l’inquiétude plane. Malgré les mesures de restriction, le pays s’abat au pire. Le covid-19 est hors de contrôle.

Les prochains jours s’annoncent difficiles. Une catastrophe discrète aux Comores. La crise sanitaire s’est enclenchée et transforme les hôpitaux en des lieux dangereux. Un véritable casse-tête que vive le peuple. Une faiblesse de l’Etat ? La population traverse une tragédie. Les Comores aussi. La pandémie de coronavirus risque de ravager tout un peuple. A l’allure où vont les choses, les dispositifs mis en place sont hors de contrôle. Tous les secteurs de développement sous l’eau ? Le pays est sous le choc. Un sentiment de culpabilité garanti que les autorités n’essayent pas de déployer les moyens pour garantir et rassurer la transparence. La gestion du covid-19 est pour l’heure, un véritable casse-tête. La situation s’aggrave vite. Les centres hospitaliers saturés. Bien que le personnel médical est en première ligne.

Il y a de l’urgence

La transparence de la gestion de cette crise s’impose. Un impératif. Oui. Toute stratégie doit s’articuler à cet impératif. Elle est cruciale. Que les autorités sanitaires y compris les comités de gestion, travaillent d’arrache-pied contre cette crise inédite et dénouent toutes les situations. La situation est exceptionnelle. L’urgence est la transparence. Où en est-on avec les aides matérielles et financières accordées à notre pays contre le coronavirus ? Le spectre de la communication.

Les autorités à la crise continuent à rassurer. Une gestion polémique. Moins de comoriens jugent assez bonne la gestion menée par les autorités à la crise. La pandémie du coronavirus peut porter un coup fatal à un pays comme le nôtre qui peine à se structurer. Certes toute la population est en alerte. Mais le manque de sensibilisation de la population rurale et urbaine fragilise la gestion. Le peuple est au bout de ses peines. La propagation du virus lié au covid-19 sème le trouble jusqu’aux plus étages de la société.

L’Etat mesure-t-il l’ampleur de l’épidémie ?

Tout le peuple est exaspéré. Les personnels soignants commencent à être débordés. Le coronavirus frappe de plein fouet les Comores. Le pays s’est-il préparé à faire bloc ? L’Etat mesure-t-il l’ampleur de cette crise ? Malheureusement, le pays n’arrive pas à limiter la propagation du virus. Pourtant, le gouvernement s’est cru armé face à cette crise sanitaire. La rhétorique se transforme en tempête. Une pandémie terrible. La gestion de cette crise ne rassure pas. Et l’Etat ne mesure pas l’ampleur de la crise.

Les autorités à la crise n’ont pas intégré la menace sanitaire qui pèse au point de consentir des sacrifices. L’avenir se décèle difficilement. Toutes les activités sont rattrapées de la crise sanitaire. La cacophonie. Le dysfonctionnement. Le pays est dans le qui-vive.

Aucun pays n’a jamais imaginé une telle crise de nature à paralyser le quotidien. Les Comores devraient s’engager à des mesures devant rassurer la population dans son ensemble. Puisque la situation s’aggrave de minute à une autre, du jour au lendemain et la menace est totale. Avec les Comores, il y a une lente prise de conscience et le président de la république semble prendre à la légère la crise. Les dégâts et les conséquences ne sont pas mesurés.

Le pire est là

Qu’on limite les dégâts que le virus aura à provoquer. Mais le gouvernement assomme la population. Le pays s’achemine au pire.  Du 13 au 18 mai 2020, l’Union des Comores enregistre 34 cas positifs de coronavirus. Toutes les îles sont touchées de cette pandémie. Les Comores déplorent 1 mort et notent 8 personnes guéries. La vulnérabilité est immense. Le pire est là. Le pays est durement touché.

Kamal-dine Bacar Ali

 

La Banque Centrale des Comores entend, par la présente, faire usage de son droit de réponse conformément au code de l’information et de la communication, suite à une tribune parue dans le journal Al-fajr du Mercredi 13 mai 2020, accordée à Mr Said Ahmed Said Abdillah intitulée « La Banque Centrale des Comores ne joue pas son rôle » parue dans votre site web « https://www.al-fajrquotidien.com/said-ahmed-said-abdillah-la-banque-centrale-des-comores-ne-joue-pas-son-role/ ».

 

Dans cette tribune, l’intéressé a tenu des propos diffamatoires à l’encontre de la BCC concernant son rôle en matière de politique monétaire et de supervision bancaire que  nous qualifions de mensongers.

La BCC déplore des propos réducteurs qui véhiculent une image biaisée de la conduite de la politique monétaire et du financement bancaire. Notre travail en tant qu’intellectuels et/ou spécialistes de l’information et de la communication n’est pas seulement de publier toute information à la première occasion en espérant faire le buzz, mais nous avons le devoir de procéder à la vérification des informations recueillies avant toute diffusion. Une simple recherche sur le web par exemple aurait permis d’éviter des allégations délibérément inexactes, à l’encontre d’une grande institution de l’Etat qu’est la BCC. Sinon, le manque d’objectivité pourrait s’apparenter à une violation majeure des exigences déontologiques, dont vous n’êtes pas sans le savoir. Nous ne devons pas accepter que certains « experts en tout » s’expriment sur des sujets dont ils n’ont pas la maitrise. 

Sur ce, la BCC exprime son indignation face aux propos tenus par Mr Said Ahmed Said Abdillah et lui rappelle que s’il s’intéressait réellement à connaitre les missions de notre Banque Centrale, : il se serait aperçu que plusieurs actions ont été prises et même récemment en matière de politique monétaire pour accompagner l’économie, et dans le domaine de la surveillance bancaire pour faire respecter la réglementation prudentielle. A titre d’exemple, la BCC est l’une des premières institutions nationales à répondre favorablement à l’appel du Chef de l’Etat d’apporter une réponse économique face à la pandémie du Covid-19. Ainsi, en concertation étroite avec le secteur privé comorien et les banques commerciales, la Banque centrale des Comores a pris les décisions suivantes.

  1. En matière de politique monétaire, le taux de constitution de réserves obligatoires a été ramené de 15% à 10%, libérant près de 5 milliards de FC comme ressources additionnelles aux banques commerciales pour répondre aux besoins de l’économie.
  2. La BCC a demandé et obtenu l’accord des banques commerciales pour le rééchelonnement du remboursement des échéances de leur clientèle affectée directement ou indirectement par la pandémie pour une période de 6 mois. Nous tenons d’ailleurs à renouveler nos remerciements à l’endroit de l’APBEF (Association des Professionnels des Banques et des Etablissements Financiers) pour sa participation active à la concrétisation de cette mesure.
  3. La BCC a assoupli sa réglementation prudentielle durant cette période en vue de faciliter la prise en charge par les établissements de crédits des mesures de reports d’échéances accordées. 

D’autres mesures de politique économique sont en préparation et seront annoncées au fur et à mesure de l’évolution de la crise.

Enfin, la BCC constate avec consternation le déficit d’informations de l’auteur au sujet des accords de coopération monétaire et sur le fonctionnement du secteur bancaire en matière de conduite de la politique monétaire et de supervision bancaire et l’invite à venir s’informer à la BCC afin qu’il puisse être en phase avec la réalité du terrain pour un peu de retenu dans ses déclarations à la presse.

 

L’Union des Comores se caractérise par une biodiversité riche et unique avec des taux d’endémisme très élevés.

Cette biodiversité procure à la population les éléments essentiels pour son existence et constitue une priorité pour la conservation de la diversité biologique mondiale. A titre d’exemple, la valeur totale des exportations de biens (vanilles, d’huile Ylang-ylang et de girofle) en provenance de l’Union des Comores était estimée à 10,1 millions USD en 2013, soit plus de 90% de la valeur des biens exportées en 2013 source : comtrade.un.org).C’est dire toute l’importance du capital naturel des Comores en tant que levier socio-économique indissociable de l’émancipation économique et du bien-être social.

Baptisée « la reine des Comores », la fleur ylang ylang est principalement cultivée par les femmes. Source de revenus indispensable pour l’économie de l’archipel, sa culture représente aussi aujourd’hui un moyen d’émancipation des Comoriennes. Dotée d’une grande richesse olfactive, elle est recherchée pour son huile essentielle. Très jolie avec six fins pétales, la fleur d’ylang ylang est très prisée par la parfumerie de luxe, la parfumerie de masse, la fabrication de produits cosmétiques, de détergents, de déodorants et à la savonnerie.

Alors,  on est en droit de se poser la question suivante : pourquoi les fournisseurs que sont nos paysannes et distillateurs de ce produit ne tirent pas suffisamment profit de cette rente ? La réponse est « parce qu’en fait il n’y a pas eu négociations entre fournisseurs et utilisateurs pour aboutir à un accord pour un partage équitable des avantages qui y sont issus ».

 

La problématique de conservation de la biodiversité est un enjeu important, regroupant des aspects environnementaux mais également socio-économiques. Le Protocole de Nagoya offre la certitude juridique et la transparence nécessaires pour l’utilisation des ressources génétiques en tant que source d’innovation. Ce capital matériel est certes générateur de nouveaux revenus dans le cadre de partenariats mutuellement bénéfiques à la fois aux fournisseurs et aux utilisateurs de ces ressources et permettra leur intégration dans les marchés. Enfin, la valorisation des ressources génétiques permettra de réduire la perte de la biodiversité et l’appauvrissement du capital génétique, et est essentielle pour combler le manque à gagner économique et social.

Le projet « Renforcement des ressources humaines, du cadre légal et des capacités institutionnelles pour la mise en œuvre nationale du protocole de Nagoya », reconnu sous l’appellation « Projet APA Global », est un projet financé par le PNUD et le FEM. Il vise spécifiquement à appuyer l’Union des Comores, à développer et à renforcer au niveau national les ressources humaines et les capacités administratives pour la mise en œuvre du protocole de Nagoya.  Osons espérer qu’une fois la loi du protocole de Nagoya adoptée par nos élus nationaux, le gouvernement ne ménagera aucun effort pour l’application de celle-ci pour l’intérêt supérieur de la nation et la protection de notre biodiversité. Beaucoup de coopératives agricole sur d’Ylang ylang surtout celles qui sont basées à Anjouan attendent avec impatience ce changement notable dans la commercialisation du produit.

Rachad Mohamed

 

 

« L’éducation des enfants, est une tâche très difficile que d’être confiée aux seuls parents », (Georges DUHAMEL).

Professeur Djaffar M’madi

Le COVID 19, a mis plusieurs pays dont le nôtre à genoux : cependant, aucun domaine ne fonctionne correctement. Le Ministre de l’éducation nationale est à boulet rouge depuis plusieurs mois déjà, avec l’intersyndical ; le protocole d’accord relatif aux avancements des enseignants n’a jamais été respecté par les autorités gouvernementales.

Les enseignants quant à eux, affichent un refus catégorique sur toute proposition formulée par le Ministère de l’éducation nationale. Un dialogue de sourd, s’installe entre les deux parties.

Cependant, COVID 19 s’invite sur la table de négociation, oblige les uns, les autres à faire une pause ; en attendant l’année scolaire comme l’année universitaire par ailleurs tire à sa fin. Le personnel de l’université au jour d’aujourd’hui, totalise deux mois de retard (Mars, Avril) en matière de paiement ; et chacun se demande : Que faire ? Sommes-nous encore capables de sauver l’année ou bien tout est perdu d’avance, ça ne vaut pas la peine. Ce sera une « année blanche », il faudra accepter la réalité et nous devons assumer les conséquences scolaires liées au COVID 19.

Nous savons tous que pas un ministre, pas une commission formée par des experts en matière d’éducation, pas un syndicaliste, pas un enseignant qui ne se soit désespérément gratté la tête pour savoir comment faire pour sauver cette année scolaire perturbée de fait par le COVID 19. Et chaque fois, c’est la même rengaine : quelle que soit le corps professionnel, les responsables défendent pied à pied la moindre parcelle de leur métier. Pour cela, une série de questions s’impose : devons-nous prolonger l’année, finir le programme avant de faire passer les examens ou plutôt exécuter les ordres, tous les ordres venant d’en haut, remplir les bulletins, même si certains enseignants n’ont pas eu le temps matériel, d’évaluer leurs élèves ? Je crois qu’il vaudrait mieux tenir compte des avis des uns et des autres, les positiver, prolonger l’année scolaire, proposer en parallèle, une réforme globale de l’enseignement susceptible de rester intangible pendant une longue période que de procéder par à- coups perpétuels et déstabilisateurs. Je pense d’une manière globale que le Ministère de l’éducation doit réévaluer la place de l’enseignant dans la hiérarchie sociale.  Si aujourd’hui toutes les structures éducatives (enseignement primaires, secondaires, supérieurs) sont fermées jusqu’à nouvel ordre, c’est à cause du COVID 19 ou DEING certes, mais pouvions-nous faire autrement ? Non pas du tout. Pourquoi ? Parce que le métier d’enseignant en soi est dévalorisé. Le système est par conséquent en souffrance et il nous faut, et le plus vite sera le mieux, trouver des solutions efficaces. En effet, le pouvoir politique et quelle que soit par ailleurs sa couleur doit en ce qui concerne le ministère de l’éducation nationale fixer des priorités.

Priorité des priorités c’est l’enseignement : revaloriser radicalement la fonction enseignante dans tous les niveaux, non seulement pour améliorer le sort matériel et les conditions de travail des fonctionnaires de l’Education nationale, mais plus encore, pour réévaluer leur place dans la hiérarchie sociale et accroitre leur efficacité. D’ailleurs, le malaise ne vient-il pas de la constatation que de plus en plus d’efforts donnent de moins en moins de fruits ?  

Les résultats des examens du baccalauréat chaque année illustrent bien ce malaise.

En contrepartie de cette revalorisation substantielle, trois ou quatre semaines prises sur les actuelles vacances scolaires, seront systématiquement consacrées à des stages d’échange et de perfectionnement pédagogiques ou de mise à niveau, mais aussi à des cours de rattrapage et de consolidation des acquis, le tout étant obligatoire.

L’engagement du Ministère de l’éducation nationale dans la bataille de revaloriser le métier d’enseignant et son acceptation des réformes structurelles qui favoriseront cette offensive auront pour résultats : amélioration de notre système éducatif, augmentation du taux d’admissions à tous les niveaux et l’ensemble découleront de cette stratégie offensive.

Si le gouvernement accepte de prendre en considération cette offensive, alors il faudra supprimer tous les redoublements.

Il n’a jamais été démontré que redoubler soit la panacée. Au contraire. Dans la plupart des cas d’échec scolaire, la répétition d’un programme n’est pas facteur de réussite. L’élève désabusé, démobilisé, voire indifférent, risque bien souvent de prolonger le malentendu qui s’est établi entre lui et l’école. Jusqu’au divorce. Il serait souhaitable de ne décider un redoublement que s’il est consenti par l’élève ou demandé par la famille. Dans le cas contraire, un système de cours de rattrapage et de soutien permettra à l’élève de se remettre à niveau.

Djaffar MMADI

Professeur des Universités, ancien Ministre

J’accuse

J’accuse

J’accuse les hommes à la tête de la Nation comorienne d’homicide involontaire pour les
négligences dans la gestion de la crise sanitaire mondiale du Coronavirus (Covid 19).

À ce jour, jeudi 30 avril 2020, la situation dans la région est alarmante. Tous les indices montrent que les Comores sont touchées par le Covid 19. Malgré cela, les hommes à la tête de la Nation comorienne continuent à nier la présence du Covid 19 sur le territoire national. Aujourd’hui, selon les données de l’OMS, on compte près de 418 cas confirmés de Covid 19 à la Réunion voisine, 460 dans l’île comorienne de Mayotte, plusieurs cas confirmés au Mozambique(76), à Madagascar(128) au Kenya(374) avec 14 décès, en Tanzanie(300) avec 10 morts. Pensez-vous vraiment qu’on puisse être épargné par « magie » dans un pays comme le nôtre où tout le monde peut aller et venir comme il veut. Tout en sachant la forte diaspora qui est déjà venue sur place avant les mesures de quarantaine et de confinement en France et aux Comores annoncées par ces deux pays.

Pourquoi les frontières aéroportuaires des Comores étaient toujours ouvertes pendant que l’épidémie fait rage dans la région et en France ?

Le locataire de Beit-Salam, Azali Assoumani s’est adressé à la nation le 16 mars 2020 au sujet du coronavirus. À cette date, plusieurs cas de décès du Covid 19 sont recensés en France et dans la région et pourtant les Comoriens vivant dans ces pays entrent aux Comores et sortent comme bon leur semblent. Azali Assoumani est allé à contresens de plusieurs chefs d’État africains et du monde qui ont fermé les frontières avant même cette date. En mettant à côté la question de fermetures des frontières, en arguant qu’aucun pays ne peut survivre en se repliant sur lui-même, les hommes à la tête de notre Nation sont coupables de négligences. Ils doivent être poursuivis pour homicides involontaires pour tous les morts que la nation comorienne déplore ces derniers temps à El-Marouf s’il s’avère qu’ils seraient emportés par cette pandémie.

J’accuse les hommes à la tête de notre Nation comorienne de n’avoir pas respecté le principe de précaution.

Ce principe philosophique qui a pour but de mettre en place des mesures pour prévenir des risques, lorsque la science et les connaissances techniques ne sont pas à même de fournir des certitudes, principalement dans le domaine de l’environnement et de la santé. Comment peut-on comprendre que l’homme fort de Moroni Azali Assoumani a dû attendre le 30 mars 2020 pour fermer les frontières alors que la pandémie sévit dans la monde et précisément dans a région ? Comment peut-on comprendre que les hommes à la tête de la Nation comorienne attendent trois mois (janvier à avril) pour commander ou acheter, cette fameuse machine permettant de réaliser les tests RT-PCR (Polymerase Chain Reaction ou réaction de polymérisation en chaîne) permettent actuellement de détecter la présence du coronavirus? Il est clair que l’absence de cas est tout simplement dû à une absence de ce test. Comme d’habitude on attend l’étranger pour venir installer l’hôpital et le gouvernement continue de traîner les pieds. Cette ùachine est là mais il faut encore une semaine pour qu’elle soit opérationnelle.

Mais de qui ces hommes au pouvoir se moquent-ils ? Quel est ce manque de communication ?

Aucun point de presse quotidien pour informer la population sur ce qui se passe dans la région ou l’évolution épidémiologique dans les pays environnants comme cela se fait dans le monde. La ministre de la Santé, disparait. Le directeur de la santé apparait le 30 mars en faisant un point de presse et disparait. Et c’est le ministre de l’économie Houmed Msaidié, porte-parole du gouvernement et coordinateur des Comités Covid 19 qui tient un point « hebdomadaire » pour faire le point sur l’évolution de la maladie. Gérer une crise, n’est-ce pas la communication et la posture de ceux qui gèrent la pandémie qui sont les éléments clés pour assurer la population ? Oui. Des mesures courageuses ont été prises par le gouvernement, mais en temps de crise comme celle-ci la communication est un facteur hautement sensible à tous les égards parce que d’elle dépend le comportement de la population. Et là, vous avez écoué ? Mais vous devrez répondre de vos incapacités chers hommes à la tête de la Nation comorienne. Avant-hier, le service de réanimation du Centre hospitalier de référence El-Maarouf de Moroni était plein à craquer. Tous les lits du service ont été occupés par des patients en détresse respiratoire. Certains d’entre eux ont été admis à l’annexe de Mdé Bambao. Seul le ciel saura la raison de toutes ces troubles respiratoires dans cette période où toutes les îles voisines souffrent du covid-19 comme je viens de le susmentionné.

À quand les hommes à la tête de notre Nation comorienne vont avouer la vérité sur la présence certaine du Covid 19 dans les trois autres îles indépendantes des Comores ?

Pourquoi ont-ils honte d’avouer à la population ce qui leur arrive ? Pourquoi tout d’un coup, dans les hôpitaux comoriens, on constate une hausse des cas de dyspnée (difficultés respiratoires) et parfois de détresse respiratoire que l’on attribue à un virus non identifié ? Pourquoi à l’hôpital de référence El-Marouf de Moroni, les admissions en réanimation ont-ils explosé ces derniers jours? Selon la journaliste Faiza Youssouf, certains patients se voient administrés le protocole retenu contre le Covid 19, à savoir l’azythromycine et chloroquine (ou à défaut l’artecquick, le pays ne disposant que de très peu de chloroquine). Les médecins reconnaissent en off une hausse du taux admissions en réanimation, lesquels affirment déjà être sous tension, selon la journaliste.

Pourquoi les médecins qui osent parler du Coronavirus aux Comores indépendantes sont-ils intimidés par les hommes au pouvoir ?

Si on réfléchit, scientifiquement parlant nous ne sommes pas en mesure d’établir un diagnostic et pour cela nous ne pouvons affirmer avec certitude que nous sommes épargnés. Intimidez les médecins ne fera que renforcer la vérité de la présence du Covid 19 que vous cachez. Vous oubliez que pour maintenir la vigilance de la population, il faut ce discours de vérité sur notre incapacité actuelle à diagnostiquer donc à poser de manière très formelle notre situation.

Enfin, au nom du principe de précaution, j’accuse les hommes à la tête de notre Nation comorienne d’homicide involontaire pour les morts qui seraient dû au Covid 19.

Acceptez votre incompétence dans la gestion de cette crise sanitaire mondiale et ne mentez pas à la population. Avec une faculté de perfectibilité qui n’a pas de défaillance, en contactant le nombre de décès dûs au Covid 19 dans la région, on ne peut déduire que le Coronavirus est aux Comores ? Prenez bien soin de vous, mes chers compatriotes et n’attendez pas grandes choses de ces hommes au pouvoir. Le seul slogan qu’ils maitrisent est « Se servir au lieu de servir la Nation ».

Je vous accuse !

Saif Youssouf Ahamada

Un vent de panique souffle sur toute la terre depuis décembre 2019, causé par un minuscule virus qui selon  le propos du  Président français « un ennemi invisible et insaisissable ». Oui virus, tu n’as ni forme ni visage, seulement tu viens de l’Orient jaune, tu envahis l’Occident blanc et tu débarques finalement au Sud noir sans y être désiré ni invité. Partout tu commets des ravages, tu causes des saccages, tu désorganises des économies et tu engendres des anémies. Un ennemi redoutable tu n’es pas redevable, implacable tu es capable de tout emporter en commençant par ce que  nous avons de plus cher et de plus intime et sans nul doute, tu répands la terreur sur la terre.

Dans tous les quatre coins de la planète, il y a ton ombre inexorable qui plane et qui fait toujours peur, prête à frapper ; à éliminer les moins chanceux, les moins résistants. Aux grands pays, se disant puissants, tu les  sous-estimes, tu les ridiculises chaque jour, tu les châties et tu ne leur pardonnes pas ; aux pays émergents, tu ne leur donnes aucune chance de sauvetage, et même aux pauvres iles  dont font partie les Comores, tu planes des menaces en provoquant la psychose, la nausée plus que sartrienne. Des morts, des internés en quarantaine, des bannis comme des proscrits, à ne pas rentrer ni partir, tu en es le responsable, le pire coupable. En étant la cause des tragédies humaines, de ce début de 2020, par ton « odeur », tu apportes également la désolation.

Tu oses défier la médecine et les médecins en emportant quelques uns de ces derniers, tu es insensible aux « bombes laborantines », tu affrontes les médicaments et autres plantes naturelles. Cependant on finira par t’abattre, t’éliminer, te détruire inch Allah, car tu as endeuillé beaucoup de foyers, pillé tant de régions, semé la confusion dans tant de zones. Il est vrai que partout on ne parle que de toi par ton omniprésence, personne ne peut  à l’heure qu’il est, t’arrêter, t’empêcher de nuire hélas ! Mais tôt ou tard, on parviendra à t’appréhender et à te mettre hors d’état de malfaisance.

D’ici là combien de gens partiront malheureusement avant toi ? Des centaines, des milliers ou plutôt davantage d’innocents succomberont sous ton « poison mortel », malgré d’incessants efforts de part et d’autre afin de juguler ton emprise. L’optimisme est de mise c’est fort remarquable pour ceux qui croient encore  à un sursaut de cette vie. Pour peu de choses de ce bas monde insignifiant, la vie n’a pas encore dit son dernier mot, ni fait son ultime salut. On l’espère tous .Certainement, dans des mois, on se souviendra  longtemps de toi, de ton passage lugubre, de tes  traces indélébiles que tu  auras  laissées. Des traces inoubliables, il est à constater, telles des cauchemars sans fin.

Pour certains esprits, c’est une malédiction, « une punition divine » parce que les hommes pèchent trop par orgueil ou dédain, par des actes insipides ,voire abominables ou condamnables  tels les mariages homosexuels ou les relations sexuelles entre l’humain et l’animal ,jugés contre nature et tant d’autres aussi inimaginables ; pour d’autres en revanche, la folie des hommes afin de dominer la nature et l’univers leur pousse à commettre l’irréparable donc  l’inefficacité  de leur science pour sauver le genre humain en cas de vrai danger interplanétaire, la guerre apocalyptique qui pouvant mener à la destruction de la Terre entière .Tandis  que d’autres ,encore, plus radicaux ,qu’on le veuille ou non, la fin du monde s’approche à grands pas et des signes révélateurs et non des moindres annoncent à l’humanité que d’autres maux plus terribles que terrifiants sont à venir et pourraient surgir d’un instant à l’autre, d’un pays vers un autre voire d’un continent à un autre sans aucune exception, si rapidement à la vitesse d’un météore.

Certes, par ses diverses inventions, ses actes immoraux de toutes sortes et ses insouciances d’un lendemain fascinant, le monde ne court –il pas à sa perte !  Aux grands maux les grands remèdes !  N’est-il pas temps, à mon sens, de se repentir, de se ressaisir sincèrement avant qu’il ne soit trop tard ? Dieu, dit-on, dans toute sa bonté pourrait nous être clément  et  bien sûr miséricordieux !

Abdillahi Mohamed, enseignant

 

 

Etant un trésor national, le gouvernement comorien doit établir une stratégie pour promouvoir le tourisme en Union des Comores. Certes, il existe des marges de progression d’accueil de visiteurs et de revenus générés, mais le manque d’une stratégie adéquate et un fonds dédié à ce secteur de croissance économique, le développement du tourisme ne sera qu’un cauchemar.

Le jeudi 27 septembre prochain, correspond à la journée mondiale du tourisme. Promouvoir les investissements transfrontaliers sur les hôtels, aéroports, ports et routes, Améliorer l’accueil, établir une stratégie cohérente de promotion autour d’un nombre resserré de marque de destinations d’une notoriété mondiale, développer les technologies numériques, valoriser les métiers du tourisme, créer un fonds d’investissement pour le tourisme, soutenir les initiatives mettant en valeur les us et coutumes et les produits locaux, mettre en place l’e-tourisme, tels sont des axes majeures pouvant développer le tourisme au Comores. Etant un trésor national, le gouvernement comorien doit établir une stratégie pour promouvoir le tourisme en Union des Comores. Certes, il existe des marges de progression d’accueil de visiteurs et de revenus générés, mais le manque d’une stratégie adéquate et un fonds dédié à ce secteur de croissance économique, le développement du tourisme ne sera qu’un cauchemar.

Pourquoi un fonds d’investissement pour le tourisme ?

Le tourisme peut indubitablement contribuer à la concrétisation de l’émergence à l’horizon 2030 notamment la création d’emploi, la lutte contre la pauvreté, et la compétitivité et productivité du secteur agricole. L’archipel des Comores bénéficie d’un immense patrimoine environnemental, de larges ressources naturelles et d’une richesse culturelle, autant d’atouts devant contribuer au développement du tourisme pour le pays. Ainsi, le tourisme du fait de sa nature sectorielle, pourrait renforcer les liens de solidarité et de coopération bi et multilatéraux.

Le fonds d’investissement tourisme pourrait également réunir d’autres investisseurs institutionnels, nationaux et/ou internationaux. Avec ce fonds, tous les axes majeurs cités ci-dessus peuvent se mettre en œuvre en particulier la stratégie cohérente de promotion autour d’un nombre resserré de marques de destinations d’une notoriété mondiale et le développement des technologies numériques. Mais également, ce fonds contribuera à la valorisation des métiers du tourisme en renforçant les formations professionnelles surtout sur la qualité des services.

La promotion du tourisme est un moteur de croissance inclusive et de développement durable

Fournir aux acteurs de ce secteur de l’économie et du commerce une plateforme d’échanges et de discussions sur les voies et moyens d’optimiser leur contribution aux objectifs du développement durable serait un atout. Cette plateforme d’échanges et de discussions permettra de discuter les manières d’utiliser le tourisme en évitant de créer des enclaves, mais de développer le secteur pour assurer des retombées bénéfiques pour l’économie, la société et l’environnement. Les acteurs peuvent examiner les opportunités de développement des sous- secteurs émergeants le tourisme que l’Union des Comores peut à mettre à profit pour développer le secteur du tourisme en général. Mais également à mettre en place une politique devant maximiser les bénéfices et minimiser les conséquences négatives dans le social, l’économie et l’environnement.

Le tourisme pourrait concrétiser l’émergence

Quel rôle le tourisme pourrait jouer à la concrétisation de l’émergence prônée par le chef de l’Etat comorien ? Quelles opportunités la paix et la sécurité apporteraient en matière de tourisme pour les Comores ? Comment le pays pourrait lier le tourisme aux autres secteurs économiques ? Parmi les piliers de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable, la diversification de l’économie à travers plusieurs variables économiques dont celle du tourisme durable. Cette stratégie repose sur des acquis en matière de renforcement de la démocratie, de paix et de cohésion nationale, de renforcement du cadre macroéconomique, de développement des secteurs sociaux et de gestion durable de l’environnement.

 

Notre archipel est incontestablement apprécié pour un vrai tourisme diversifié, attirant avec un grand flux touristique en raison de la destination exceptionnelle, sa diversité folklorique classique et sa tradition typiquement dominante. Les secteurs touristiques des Comores sont des secteurs générateurs de revenus et d’emplois dont ses potentialités et ses virtualités attractives aussi bien pour les générations avancées que pour les jeunes attirés, les distractions et l’aventure à la découverte d’une culture qui pourrait servir de réflexion profonde afin d’être imité ou interprété par l’autrui.

L’e-tourisme

Alors que le gouvernement comorien s’active sur l’e-gouvernement, il serait mieux ainsi de se lancer sur l’e-tourisme. Vu que le monde se connecte. Le bouleversement de l’internet touche presque tous les secteurs d’activités. Cependant, le tourisme est concerné sur le succès de l’internet. Ce dernier est utilisé beaucoup plus par les touristes. Nombreux sont ce qui utilisent l’e-commerce pour rechercher, réserver des hôtels, des restaurants. Le numérique est particulièrement devenu ces dernières années, un outil indiscutable et incontournable du tourisme. 

Kamal dine Bacar. A

 

Kamal dine Bacar Ali, rédacteur en chef d’Al-fajr