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Le Président Azali Assoumani à l’ONU : Une voix comorienne qui interpelle les Grands de ce monde

À la tribune des Nations Unies, lors de la 80ème session de l’Assemblée générale, le Président Azali Assoumani a élevé la voix de l’Union des Comores au rang des grandes consciences politiques de notre époque. En sa qualité de chef d’État d’un petit pays insulaire, il a démontré que la puissance d’une nation ne se mesure pas uniquement à son territoire, à son économie ou à sa démographie, mais aussi à la justesse de son discours et au courage de ses positions.

  1. La centralité de la justice dans l’ordre mondial

Dès les premières lignes de son intervention, le Président Azali a posé le socle de sa vision : « la paix et le développement ne sauraient se construire sans justice ». En plaçant la justice internationale au cœur de son plaidoyer, il ne s’est pas contenté d’un slogan diplomatique. Il a rappelé que l’injustice, qu’elle soit historique, coloniale ou contemporaine, demeure le ferment des crises géopolitiques et des déséquilibres mondiaux.

C’est une position forte, car elle élève les Comores dans le concert des nations qui refusent de se taire devant l’oppression et qui prônent un ordre mondial fondé sur l’équité et l’inclusion.

  1. La cause palestinienne : un cri de vérité

Le Chef de l’État a dénoncé avec vigueur les violences commises à Gaza, n’hésitant pas à utiliser le terme de génocide. Il a interpellé le monde entier en questionnant :

« Comment un gouvernement, issu d’un peuple victime de l’Holocauste, peut-il commettre un génocide au vu et au su du monde entier ? »

Cette sortie, courageuse et sans ambiguïté, place Azali Assoumani du côté des peuples qui souffrent et aspirent à la liberté. En réaffirmant l’attachement des Comores à la solution à deux États, il a rejoint la voix des nations qui défendent le droit international. Plus encore, en saluant la reconnaissance de la Palestine par plusieurs États européens, il a rappelé que l’Histoire jugera sévèrement les silences complices et les inactions diplomatiques.

  1. Mayotte : la persistance d’une blessure coloniale

L’autre pilier de son discours a été consacré à Mayotte, île comorienne sous occupation française. Azali a dénoncé non seulement l’installation éventuelle de bases militaires étrangères, mais aussi les drames humains liés aux traversées mortelles du bras de mer entre les îles.

En citant des enquêtes internationales et en accusant certaines pratiques des forces de l’ordre françaises, il a exposé au grand jour une réalité trop souvent passée sous silence. Son engagement à poursuivre l’action diplomatique et juridique pour le recouvrement de la souveraineté comorienne réaffirme la constance de notre pays sur ce dossier.

Le Président a montré que la question de Mayotte n’est pas seulement une affaire bilatérale franco-comorienne, mais un problème de justice internationale qui interpelle la conscience universelle.

  1. L’Afrique et la réforme de la gouvernance mondiale

Au-delà des causes spécifiques, Azali Assoumani a replacé son discours dans une dimension plus globale : celle de l’avenir de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. En exigeant une place légitime de l’Afrique au Conseil de sécurité et une réforme de l’architecture financière internationale, il a porté la voix d’un continent trop souvent marginalisé.

Son message est clair : sans justice, sans inclusion, ni paix ni développement durable ne sont possibles.

  1. Le leadership comorien par l’exemple

Enfin, le Président a évoqué le Plan Comores Émergent (PCE), qui illustre la volonté nationale d’allier croissance inclusive, transition énergétique et numérique, et valorisation de l’économie bleue. Ce passage, loin d’être anecdotique, a montré que les Comores ne se contentent pas de revendiquer, mais qu’elles construisent, innovent et proposent.

Il a aussi rappelé la vulnérabilité particulière des petits États insulaires face aux changements climatiques, appelant à un accès équitable aux financements climatiques. En ce sens, Azali Assoumani a parlé non seulement au nom des Comores, mais aussi au nom de toute une catégorie de pays souvent négligés dans les débats mondiaux.

OUI, le discours du Président Azali Assoumani à l’ONU est une prise de parole historique, marquée par le courage, la clarté et la vision. En défendant la Palestine, en dénonçant l’occupation de Mayotte, en appelant à une réforme des institutions internationales et en présentant le projet comorien d’émergence, il a démontré que même un petit État peut influencer le débat mondial lorsqu’il parle avec conviction et légitimité.

En tant que président du Mouvement RDDC, je salue cette posture et j’y vois un pas décisif vers la consolidation de l’image internationale des Comores : celle d’un pays digne, porteur de justice et résolument engagé dans le concert des nations.

Fakihi Mradabi

Président du Mouvement RDDC

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