Le mouvement de grève à l’hôpital El-Maarouf se poursuit, les grévistes refusant de mettre fin à leur action tant que les salaires ne sont pas alignés et que les primes de garde ne sont pas augmentées. Cette déclaration intervient alors que la direction générale d’El-Maarouf affirme avoir réajusté les primes de garde et les salaires, conformément aux revendications des grévistes.
La tension reste vive et le mouvement de grève continue. Les grévistes rejettent la version fournie par la direction générale d’El-Maarouf dans un communiqué. Selon cette nouvelle augmentation, 4600 KMF ont été ajoutés aux salaires des contractuels qui perçoivent 67 500 KMF, et 1 750 KMF à la prime de garde des aides-soignants, tandis que le salaire d’un fonctionnaire de santé avoisine les 120 000 KMF.
« C’est honteux. Les salaires et les primes des contractuels doivent être alignés avec ceux des fonctionnaires, comme nous l’avons demandé », déclare Zainoudine Ahamada, porte-parole du collectif. La déclaration de la direction générale d’El-Maarouf attise encore la colère des grévistes, pointés du doigt par les patients. « Nous présentons nos excuses aux patients pour ce désagrément. Dès le début de la grève, nous avons prévu d’assurer le service minimum, mais nous avons été chassés par le procureur pour trouble à l’ordre public. Nous ne voulons pas causer de problèmes, c’est pourquoi nous sommes restés chez nous », rappelle le porte-parole. Celui-ci rassure sur le fait que le mouvement ne faiblit pas et que la solidarité au sein du groupe est forte.
El-Maarouf fait sourde oreille, mais le mouvement ne faiblit pas. « Tant que l’alignement des salaires et des primes de garde n’aura pas lieu, nous continuerons la grève. Néanmoins, nous restons ouverts au dialogue », annonce-t-il.
De son côté, l’hôpital El-Maarouf estime que la grève ne respecte pas les règles de procédure. Les grévistes rétorquent en rappelant qu’un protocole d’accord avait été signé entre la direction générale d’El-Maarouf et les contractuels depuis 2024. Malgré la promesse faite par la direction, ce protocole d’accord, à l’origine de la grève actuelle, n’est toujours pas respecté.
Kamal Said Abdou









