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Oubeidillah Mchangama : « Les Comores doivent être présentes dans les grands rendez-vous africains »

Après avoir pris part au sommet France-Afrique tenu à Nairobi au Kenya du 11 au 12 mai dernier, Oubeidillah Mchangama, journaliste et directeur de l’information de FCBK FM, après sa participation, a accepté de répondre à nos questions. Interview.

Vous revenez du Sommet Africa Forward organisé à Nairobi. Comment avez-vous vécu cette expérience ?

C’était une expérience extrêmement enrichissante, à la fois sur le plan professionnel et humain. J’ai eu l’honneur de représenter les Comores en tant que journaliste dans un sommet international réunissant des chefs d’État, des entrepreneurs, des médias, des investisseurs et plusieurs acteurs du développement africain. Pour moi, participer à un événement de cette dimension est une grande responsabilité, mais aussi une opportunité importante pour porter la voix des médias comoriens à l’international.

Quel était l’objectif principal de ce sommet ?

Le sommet Africa Forward est avant tout un espace d’échanges entre les acteurs africains et internationaux autour de l’innovation, de l’économie, de la jeunesse, des médias, de la culture et des investissements. Contrairement à certaines idées ou spéculations, je ne considère pas ce sommet uniquement comme un événement au service des intérêts français. Personnellement, j’y ai surtout vu une occasion pour les Africains de créer des connexions, de défendre leurs projets et de développer des partenariats utiles pour l’avenir de leurs pays.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’importance de voir les Africains se retrouver autour d’une même table pour parler eux-mêmes de leur avenir, de leurs ambitions et des solutions pour le continent. Nous avons souvent besoin de ce type d’espaces pour échanger directement entre Africains, partager nos expériences et construire des relations durables entre nos pays et nos institutions.

En tant que Comorien, c’était aussi une immense fierté de me retrouver dans ce genre d’événement international aux côtés de grandes personnalités africaines, de responsables politiques, de dirigeants d’entreprises et de médias influents du continent.

Qu’est-ce que cette participation vous a apporté concrètement ?

Cette participation m’a permis de rencontrer énormément de personnes influentes venant de plusieurs pays africains et européens. J’ai pu échanger avec des responsables de grands médias africains et internationaux, discuter de futures collaborations et découvrir de nouvelles méthodes de travail dans le domaine du journalisme et de l’audiovisuel.

J’ai notamment eu des discussions très intéressantes avec des représentants de TV5MONDE Afrique ainsi qu’avec des responsables du média Brut. Ce type de rencontres peut ouvrir des perspectives importantes pour les médias comoriens dans le futur, notamment en matière de coopération, de visibilité et de partage de contenus. Le seul regret, c’est que le sommet était relativement court. Il y avait énormément de rencontres, de conférences et de discussions intéressantes, et honnêtement quelques jours supplémentaires auraient permis d’aller encore plus loin dans les échanges et les opportunités de collaboration.

En quoi ce genre de sommet peut-il être utile pour les Comores ?

Les Comores ont besoin d’être présentes dans les grands espaces de réflexion et de décision africains. Aujourd’hui, beaucoup d’opportunités naissent à travers les réseaux, les rencontres et les échanges directs entre professionnels. Quand un journaliste comorien participe à ce genre d’événement, il ne représente pas seulement son média, il représente aussi l’image du pays.

Les contacts que nous créons aujourd’hui peuvent devenir demain des partenariats médiatiques, des projets de formation, des collaborations audiovisuelles ou même des opportunités économiques pour des jeunes comoriens. C’est aussi une manière de montrer que les Comores ont des compétences, des talents et des professionnels capables d’échanger avec les plus grands acteurs africains.

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur cette expérience ?

Je reviens avec beaucoup d’optimisme et de motivation. Ce sommet m’a ouvert les yeux sur l’évolution des médias africains et sur l’importance de construire des relations solides à l’international. J’ai compris que les médias comoriens doivent davantage s’ouvrir vers l’extérieur, développer des collaborations et croire en leur potentiel.

Je tiens également à remercier toutes les personnes et institutions qui ont contribué à notre participation, notamment le ministère français des Affaires étrangères, l’Ambassade de France à Moroni ainsi que les organisateurs du sommet. Grâce à cette expérience, nous repartons avec des idées, des contacts et une vision plus large de ce que les médias comoriens peuvent accomplir demain.

Propos recueillis par Kamal Said Abdou

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