À Miringoni, sur l’île de Mohéli, une foule dense et recueillie a accompagné ce jour à sa dernière demeure Anfani Ahamada Bacar, ancien ministre de la Justice. Une cérémonie sobre et chargée d’émotion, marquée par une forte mobilisation populaire et la présence des autorités.
Miringoni s’est figée dans le silence et le recueillement. Membres du gouvernement, autorités politiques et administratives se sont réunis pour rendre un ultime hommage à Anfani Ahamada Bacar, disparu récemment. Dès les premières heures de la journée, la localité a vu converger une foule compacte venue saluer une dernière fois celui que beaucoup considéraient comme une figure marquante de l’appareil judiciaire comorien. Dans une atmosphère lourde d’émotion, les obsèques se sont déroulées selon les rites religieux, entre prières, invocations et moments de méditation.
Mais au-delà des discours officiels, c’est surtout l’affluence et la ferveur populaire qui ont donné toute sa dimension à cet hommage. Dans les rangs, visages graves et regards humides traduisaient la perte d’un homme perçu comme proche de la population. Moment le plus poignant, l’inhumation s’est déroulée dans un silence pesant, seulement rompu par les prières. Une ultime étape où l’émotion a gagné l’ensemble de l’assistance.
Au-delà de ses fonctions gouvernementales, il fut également un cadre du parti au pouvoir, la CRC, qui perd ainsi une figure politique majeure. « Je pleure un compagnon de route, un camarade de lutte au sein de la grande famille CRC. Avec cette disparition brutale, je perds bien plus qu’un collaborateur du secrétariat général du gouvernement, plus qu’un collègue et ancien ministre de la Justice », a déclaré Nour El Fath Azali. « Son départ laisse un grand vide en moi, comme auprès de tous ceux qui ont eu le privilège de le connaître, de travailler à ses côtés et de partager avec lui des moments de fraternité, d’échange et de combat pour des idéaux communs », a-t-il ajouté.
Dalia Abdou









