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Secteur agricole : L’OIT à l’écoute des femmes rurales au CRDE de Diboini

Réunies hier lundi au CRDE Diboini, les coopératives agricoles féminines ont interpellé l’OIT sur les obstacles qui entravent leur engagement économique. Entre surcharge domestique et manque de moyens, un diagnostic sans détour pour impulser des solutions concrètes.

La parole s’est libérée. À l’initiative de l’Organisation internationale du travail (OIT), à travers le projet RISEC, les femmes des coopératives agricoles du CRDE de Diboini ont dressé un constat lucide de leur quotidien. Un engagement fort, mais entravé par des contraintes persistantes. Face aux équipes du projet, les participantes n’ont pas mâché leurs mots.

Entre responsabilités familiales écrasantes et manque de ressources, leur implication dans les activités productives reste limitée. Une réalité qui freine leur autonomisation économique, malgré leur rôle central dans l’agriculture locale. « Nous travaillons du matin au soir, à la maison comme aux champs. Mais sans soutien, il est difficile d’aller plus loin », confie une agricultrice.

Les conditions de travail des femmes, souvent invisibles ont été au menu des discussions. Qu’elles soient membres de coopératives ou non, toutes font face aux mêmes obstacles structurels. La charge du travail domestique et de soins apparaît comme le principal verrou à leur pleine participation économique.

Pour l’OIT, il est impossible de parler de développement agricole sans intégrer la question du genre. L’allègement des tâches domestiques s’impose comme une priorité pour libérer le potentiel productif des femmes.

Les coopératives ont exprimé des attentes précises, accès à des équipements adaptés, appui financier, structuration des organisations et renforcement des compétences. Autant de leviers jugés essentiels pour transformer leur engagement en véritable moteur économique. Les discussions ont également mis en lumière un besoin de reconnaissance institutionnelle, afin de mieux intégrer les femmes dans les politiques agricoles et les circuits de décision.

Dalia Abdou

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