Le concours d’accès à l’INSA Rennes a eu lieu hier dans l’ensemble du territoire national. À Ngazidja, Anjouan et Mohéli, trente jeunes candidats sont en compétition pour tenter de décrocher l’un des trois précieux sésames ouvrant les portes de l’une des plus grandes écoles d’ingénieurs de France.
Dès les premières heures de la matinée, l’effervescence était visible autour de l’EPP Coulée 2 à Moroni, principal centre d’examen. La même rigueur était observée simultanément au lycée de Mutsamudu à Anjouan et à l’AMA de Fomboni à Mohéli, confirmant la portée nationale de cette sélection. Sur 38 dossiers déposés en ligne, 32 candidats ont été retenus pour les épreuves écrites. Moroni concentre la majorité des postulants avec 23 candidats, suivie d’Anjouan avec 7 candidats et Mohéli avec un seul représentant.
Pour ces jeunes, il ne s’agit pas seulement d’un concours, mais d’un possible basculement vers un avenir académique et professionnel d’exception. Une épreuve de français centrée sur une réflexion ambitieuse, « l’utilité de la lecture pour un esprit scientifique ». Un sujet qui donne le ton d’un concours exigeant, fidèle aux standards de l’INSA Rennes. Ce concours entre dans le cadre d’évaluer des profils capables de raisonner, analyser et penser au-delà des disciplines scientifiques. Mais également dans un partenariat entre l’association UONI et l’INSA Rennes. Le dispositif est porté par le Dr Camard-Eddine Mohamed, avec le soutien de l’Ambassade de France et du ministère de l’éducation nationale. Une coopération stratégique qui vise à identifier et accompagner les meilleurs talents comoriens vers des formations d’ingénieurs de haut niveau.
« La compétition se poursuivra avec une étape orale de 30 minutes prévue le 23 avril pour les candidats admissibles. À l’issue du processus, seuls trois lauréats seront retenus », a annoncé Halassi Bacar Abdoulhafar, coordinateur de UONI. » Ce sont des candidats de terminale C » a-t-il ajouté. L’ambition dépasse la simple réussite individuelle. Le programme vise à former des cadres capables de contribuer au développement scientifique et technologique des Comores. Cette initiative se présente comme un tremplin vers l’excellence, mais aussi comme un pari sur l’avenir.
Hidaya









