Le gouvernement durcit le ton pour préserver le bon fonctionnement de l’administration publique. Dans une note circulaire, le ministère de l’intérieur interdit désormais l’organisation et la célébration des mariages durant les jours ouvrables. Si le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de renforcer la discipline au sein de l’administration publique, de nombreux internautes dénoncent une décision jugée excessive et attentatoire aux traditions sociales du pays.
Organisées en pleine semaine, sont régulièrement à l’origine de nombreuses absences au sein des administrations publiques. Face à ce constat, le ministère de la Fonction publique a décidé d’interdire leur célébration pendant les jours ouvrables.
Cette décision s’inscrit dans la politique de renforcement de la discipline administrative engagée par le gouvernement afin d’assurer une présence effective des agents à leurs postes de travail et d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens.
Pour de nombreux internautes, cette mesure dépasse le cadre de l’organisation administrative et s’immisce dans une pratique profondément ancrée dans la culture comorienne. Certains estiment que l’État ne devrait pas réglementer le calendrier des cérémonies familiales, tandis que d’autres y voient une atteinte aux libertés individuelles. « Décidément , en voilà une de ces décisions dont l’auteur émargent chez ces personnes enclin à chercher la petite bête. Laquelle ? Celle du Ministre de l’intérieur, relative à la tenue des cérémonies coutumières. Ce qui est curieux dans cette décision, c’est qu’elle prend carrément le contrepied en matière de science politique classique. En effet, les gouvernants en difficultés se demènent généralement à trouver un exutoire censé leur apporter un minimum de répit », a posté Aboudou Soefou.
Les critiques portent principalement sur la portée de la circulaire. Plusieurs citoyens s’interrogent sur sa faisabilité et sur les modalités de son application. D’autres appellent plutôt le gouvernement à sanctionner les agents qui abandonnent leur poste sans autorisation, plutôt que d’interdire les cérémonies elles-mêmes. « Ce n’est pas gouverner. C’est punir le peuple pour la faute de l’administration », a réagi Me Maliza Youssouf Said Soilihi.
Hidaya









