En vacances aux Comores, Goulam de Wakombé Record enchaîne les rencontres avec les jeunes. Les artistes et les étudiants ont partagé avec l’artiste, son expérience, le potentiel de la musique, à l’université de Patsy et à son domicile. Dans cette interview, Goulam a accepté de répondre à nos questions. Interview.

Pouvez-vous nous parler brièvement de votre vacance dans votre pays ?
Nous sommes venus prendre l’air, faire des vacances, visiter la famille. Nous avons saisi cette occasion pour rencontrer des jeunes artistes, faire des conférences à l’université de Patsy, à l’institut Isag, pour motiver les jeunes à entreprendre en dehors du domaine des études et du domaine qu’ils ont fait.
Que pensez-vous de l’avenir musical des artistes comoriens ?
C’est ce que nous avons fait aujourd’hui (jeudi), ce forum de la musique où nous avons pu présenter l’industrie dans son ensemble, montrer les offres et les opportunités qui peuvent se présenter aux jeunes, aux artistes. Nous leur avons donné des conseils.
La reprise des anciennes chansons par la nouvelle génération ne détruit pas la qualité des chansons ?
Personnellement, je ne pense pas. Au contraire, ça leur donne une nouvelle vie à la chanson, tout simplement.
L’amour dans tes chansons…
L’amour dans mes chansons s’adresse à ceux qui aiment l’amour parce que l’amour, c’est ce qui nous anime, c’est universel. Je pense que mes chansons, s’elles ne parlent pas d’un certain nombre de gens, je pense que je n’aurais pas toutes cette visibilité. Je chante l’amour, je ne suis pas le seul ni le dernier à chanter l’amour, il y a beaucoup d’artistes qui le chantent et j’ai ma façon de le chanter. C’est très facile pour nous de parler de ça. Généralement, quand on parle de quelques choses dans une chanson, inconsciemment, c’est du vécu, ça reflète ce qu’on a vécu dans notre enfance. Si aujourd’hui, je parle d’amour, c’est parce que nous avons connu un peu tout ça, nous n’avons pas vécu dans un environnement violant sinon nous aurions pu chanter des choses plus violentes. Ça reflète aussi notre personnalité.
Comment avez-vous débuté votre carrière musicale ?
Personnellement, je n’ai pas le souvenir de comment j’ai commencé la musique. J’étais vraiment tout jeune, j’avais 7 ans quand j’ai commencé à faire du piano. Ce qui fait que le déclic, je l’ai quand je me suis reconverti professionnellement. C’est vraiment à ce moment-là, que j’ai dû faire un choix, mais la musique a toujours été en moi, je l’ai toujours faite. Le déclic a été de faire de la musique, mon métier. C’est ce changement-là, qui m’a impacté, qui a été une décision lourde à prendre.
Pouvez-vous nous parler de votre prochain projet ?
Le projet à venir, c’est une chanson encore plus intéressante qui ira encore plus loin que celui-là. C’est un perpétuel combat. Il y a des musiques qui vont sortir. Je pense que ça sera une chanson pour ma fille. Le titre, c’est « un cadeau du ciel ».
Un projet avec un artiste des Comores ?
Tout à fait. Il n’y a aucun blocage, aucune limite par rapport à ce que nous faisons. Ce n’est pas quelque chose qui est impossible. Aujourd’hui, nous avons un planning chargé, dans des tournées. Ce qui fait que nous avons d’autres horizons en ce moment, mais effectivement, nous n’avons aucun blocage pour faire un projet avec des artistes locaux.
Propos recueillis par Ahmed Zaidou








