A moins de deux semaines du dialogue national, le front commun contre la dictature a réaffirmé devant la presse sa position de la chaise vide. Selon les conférenciers, ils ont déjà compris les enjeux du dialogue. Et pour l’opposition, « il s’agit d’un monologue car le dialogue est une discussion de deux parties ».

A l’approche de la date butoir du dialogue national, plusieurs questions tournent autour de l’opposition et la déclaration des membres du RDC tendance Mouigni Baraka. Le front commun contre la dictature a encore réaffirmé son boycottage de ce qu’il qualifie de « monologue » visant à éterniser Azali Assoumani au pouvoir. « Donc, nous n’allons pas y participer sachant que depuis le début, nous avons déjà compris les enjeux de ce monologue», a déclaré le secrétaire exécutif du front commun. Selon lui, le cas des assises nationales de 2019 dont les recommandations restent une lettre morte est le parfait exemple, selon le front. « Ce qui signifie que s’il n’y a pas un problème pourquoi allons-nous encore dans un dialogue », se demande-t-il avant de tacler les membres du RDC, tendance Mouigni Baraka, favorables au dialogue. « Ce ne sont pas des gens de l’opposition car nous, opposition, sommes unis et solidaires », a averti le secrétaire exécutif du front.
Néanmoins, la question de l’absence de Mouigni Baraka Saïd Soilih, ancien gouverneur de Ngazidja dans les conférences de l’opposition refait surface surtout que les membres de son parti l’ont tourné le dos. Youssouf Mohamed Boina a rassuré que l’objectif mené par le front commun et Mouigni Baraka est unique. « Nous avons un seul objectif avec l’ancien gouverneur mais seul le mécanisme de lutte qui nous diffère. Mouigni Baraka estime que peut-être notre modalité de lutte est trop lente. Il a créé un raccourci. En tout cas, nous sommes ensemble dans les déclarations, nous avons un même combat et jusqu’à preuve du contraire Mouigni Baraka est dans le front commun car il n’a pas retiré sa signature », a-t-il conclu.
Kamal Saïd Abdou








