Avec le visage en partie couvert de sang, M. Salim, un arbitre a été pris à tabac par des supporters de Dzahadju Oichili vs Fc Baobab de Chomoni, mercredi dernier, au stade de Koimbani. Les agressions des arbitres ne cessent de se produire malgré les mesures prises contre ce fléau.

A quand les autorités du ballon rond comorien prendront des mesures préventives et rigoureuses contre les violences dans les stades ? Une question qui taraude les esprits des passionnés du football comorien. Au moins une semaine après la reprise du championnat des Comores, une scène de violences survient dans les stades. Mercredi dernier, un arbitre a été pris à tabac et abattu à sang par des supporters de Dzahadju Oichili au stade de Koimbani Oichili. L’on voit dans la vidéo, un officier de ce match avec le visage en partie couvert de sang et des blessures dans son pied gauche. Des images qui font froid sur le dos.
Allongé au lit au centre hospitalier, l’arbitre du match bastonné s’est exprimé à peine pour un court duré. « J’ai reçu trois crampons dans le visage, je n’ai pas vu d’où ils venaient. J’étais paniqué quand j’ai vu que tout le monde voulait me faire mordre la poussière au sol », peut-on entendre dans une vidéo lancée dans le groupe des journalistes sportifs comoriens.
Joint au téléphone, le président de la ligue de football de Ngazidja, Kaissan Hassan, rassure d’avoir saisi la gendarmerie nationale et qu’une enquête est déjà ouverte. « Désormais, la liste des personnes impliquées dans cette affaire est aux mains de la gendarmerie, on est en attente de l’enquête », dit-il. « Si l’on veut en finir avec les violences dans les stades, il faut attaquer les racines de la corruption, notamment la désignation des arbitres par favoritisme », a souligné le président du JACM.
Nassuf. M. Abdou








