L’examen d’entrée en 6e s’est déroulé mardi dans de bonnes conditions à Anjouan, où 7 811 candidats étaient inscrits dans 22 centres d’examen. Si aucun incident majeur n’a été signalé et que les autorités se félicitent d’une organisation maîtrisée, la prise en charge des candidats en situation de handicap soulève des interrogations. Vingt-deux élèves ont composé au sous-centre d’Uvanga sans bénéficier de mesures d’accompagnement spécifiques.
À Anjouan, les épreuves de l’examen d’entrée en 6e se sont déroulées dans le calme. Selon les responsables de l’organisation, toutes les dispositions nécessaires avaient été prises pour garantir le bon déroulement des examens dans les 22 sites retenus à travers l’île.
Sur les 7 811 candidats inscrits, 171 étaient absents, sans que ces absences ne perturbent le déroulement des épreuves. Aucun incident majeur n’a été enregistré, permettant aux autorités éducatives de dresser un premier bilan positif de cette journée. La situation des candidats en situation de handicap met en lumière les limites du dispositif actuel.
Au sous-centre d’Uvanga, 22 élèves en situation de handicap ont participé aux épreuves. Pourtant, aucune mesure spécifique n’avait été mise en place pour répondre à leurs besoins particuliers. Plus préoccupant encore, plusieurs membres des jurys ignoraient qu’ils accueillaient des candidats concernés dans leurs salles d’examen.
Cette absence d’identification et d’accompagnement pose la question de l’accessibilité des examens et de l’égalité des chances pour tous les élèves, notamment ceux vivant avec un handicap.
Si le déroulement général de cette session est salué par les autorités, cette situation met en évidence la nécessité de renforcer les dispositifs d’inclusion lors des examens nationaux. Une meilleure préparation des centres, une sensibilisation des surveillants et la mise en place d’aménagements adaptés permettraient de garantir aux élèves en situation de handicap des conditions de composition conformes au principe d’égalité des chances.
NMA









