L’agence parcs nationaux des Comores en partenariat avec le PNUD et les organisations de la société civile ont célébré, dimanche dernier, la journée mondiale de l’environnement. Une occasion de procéder à une opération de nettoyage du littoral du parc lac-salé Mitsamiouli Nroudé. Les zones littorales sont un patrimoine à préserver pour un changement positif sur l’économie, selon Fabrizio Andreuzzi, représentant résident adjoint du PNUD aux Comores.

Le 5 juin, date à laquelle on lutte contre les maux qui fâchent le monde sur l’action climatique. Les Comores à l’instar du monde, ont célébré dimanche 5 juin dernier, au parc lac-salé Mitsamiouli Nroudé, le cinquantième anniversaire après l’adoption de la politique environnementale par le programme des Nations-Unies. Plusieurs organisations de la société civile ont pris part aux différentes activités tenues au programme, notamment le ramassage des déchets dans les zones côtières, la sensibilisation des jeunes sur l’action climatique, la protection et l’observation de la mangrove. Muni d’un sac poubelle à la main, Fabrizio Andreuzzi représentant résidant adjoint du PNUD aux Comores, a pris les devants pour lancer les opérations de nettoyage tout au long d’un vaste littoral de plus de 700 m. « Cette action présente une opportunité unique afin de sensibiliser les décideurs des secteurs publics et privés, le gouvernement comorien, les institutions internationales sur la contribution du tourisme durable au développement et mobiliser toutes les communautés proches des zones zone côtière sur une synergie d’ensemble pour faire le tourisme un catalyseur du changement positif sur l’économie », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’archipel des Comores rassemble un grand nombre de sites naturels, côtiers, balnéaires et montagneux, un patrimoine culturel, matériel et immatériel reconnu, une histoire insulaire riche et des traditions authentiques. « Cette diversité de richesse reste néanmoins inexploitée, et je crois qu’il est temps de sensibiliser les communautés à s’engager dans ces actions sociales pour accompagner le pays pour son économie», précise le représentant résident adjoint du PNUD. Il mise également sur la nécessité de mettre en place une politique de recyclage des déchets pour l’employabilité des jeunes. « Imagines à l’espace de 40 minutes, on a pu ramasser une trainante des sacs poubelles remplis de déchets plastiques », dit-il.
Si la journée mondiale de l’environnement a été célébrée à Bnagoi-kouni, les raisons sont multiples, entre autres son patrimoine historique, touristique et culturel, des critères qui répondent aux besoins des parcs nationaux et internationaux. « Aujourd’hui, nous sommes venus pour nettoyer le littorale et ce site de mangrove. Cela répond au programme éducatif auto-école dont le but est de sensibiliser les jeunes pour l’observation, la découverte de la mangrove et comment pouvons-nous nous servir d’elle pour relancer notre économie », a expliqué Nassuf Hemblot, conservateur du parc national MitsamiouliNroudé.
Le conservateur du parc de MitsamiouliNroudé estime que, dans une grande partie de la majorité de la grande Comore ne fait pas de la propreté dans les littorales une priorité publique, pourtant, dit-il, c’est une richesse à exploiter pour un changement positif de l’économie.
« J’ai l’impression que cette opération offre une prise de conscience aux communautés si proches à veiller les littorales, car depuis le matin, les jeunes se sont mobilisés pour des opérations de ramassage des déchets partout dans les zones habitées et littorales afin de lutter contre l’insalubrité », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que « j’ai l’espoir de croire que chacun de nous comprenne enfin que ni l’espace public ni les zones de littorales ne doivent plus être le récipient de toutes sortes d’ordures que l’on peut salir en toute quiétude ».
Représentant de la société civile, Abdou Mouslim affirme la disponibilité des sociétés civiles à appuyer cette politique de l’assainissement des zones littorales. « La sensibilisation sur le tri sélectif dans les écoles, des associations ne sera pas négligée pour que toutes les zones littorales du pays retrouvent leurs splendeurs pour une meilleur attractivité des touristes », dit-il.
Nassuf. M. Abdou








