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Journée internationale des droits de la femme : Un grand hommage aux femmes pour leur intégration sociale

À l’instar des autres pays du monde, les Comores ont, hier mardi, célébré la journée internationale des droits des femmes, au palais du peuple de Hamramba, sous le thème «l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable ». Une manière de rendre hommage aux femmes, de leur intégration sociale et de leurs bravoures devant permettre à l’émancipation des comoriennes.

La journée internationale de lutte pour les droits des femmes a été célébrée, hier, en grande pompe, à Moroni. Plusieurs autorités du gouvernement ont participé dans cet événement qui rend hommage aux femmes comoriennes de leur intégration sociale et de leur bravoure permettant à créer un aspect positif sur l’émancipation des femmes comoriennes. Le coordonnateur résident du système des Nations-Unies aux Comores, François Batalingaya n’a pas manqué de louer la valeur de la femme dans la société. Selon lui, la femme est un atout majeur au service du développement socio-économique du pays. « Comme les Comores, un pays vulnérable sur les effets du changement climatique, les femmes constituent un atout pour les initiatives durables d’une action climatique plus efficace. Elles sont également porteuses de changement positif dans les sociétés et dans les chefs de file d’adaptation climatique. Le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Gueteres a évoqué les valeurs de la femme en cette journée internationale des droits des femmes. Je cite : « nous honorons les femmes et filles du monde entier. Nous rendons hommage à leur rôle dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19 en leurs idées d’amélioration et leur activisme qui rendent tout notre monde meilleur. Mais, nous savons aussi que les femmes ont leur droit. Les femmes et filles ont été éloignées des écoles et du travail durant la pandémie. Elles assument la plus grande part de rebondissement et d’un travail rémunéré. Elles subissent des violences et sévices uniquement en raison de leur genre. Pourtant, les femmes sont peu représentées dans les scènes du pouvoir et dans les conseils d’administration », a déclaré François Batalingaya. Et lui d’énumérer les actes de violences sexuelles et négligences que les femmes ont subies durant l’année de 2021.

Des jeunes filles victimes de violences

« La crise climatique et les chocs des catastrophes du changement climatique entraînent une augmentation des violences sexistes et des mariages précoces. L’appui technique et financier du SNU tout au long de 2021 a permis au service d’écoute d’accueillir 580 survivantes de violences et de négligences dont 70% sont des filles âgées de 11 à 17 ans. 334 survivantes de violences sexuelles ont pu bénéficier d’une assistance médicale, judiciaire et de protection sociale », a-t-il rappelé.

Au cours de cette cérémonie, Mariama Soilih, femme agricultrice a témoigné la nécessité de l’implication des femmes dans le secteur agricole. « Je suis une femme rurale, agricultrice. J’ai bénéficié des formations au centre horticole de M’vuni. A l’époque, nous avons créé une association d’agricultrices porteuses de projets agricoles. J’ai eu un financement. J’étais membre de l’association Zana Zema dont j’étais cheffe du magasin agricole. J’ai fait des crédits bancaires pour financer nos projets. Actuellement, je vis bien avec ma famille et j’ai donc construit ma vie. Mais, il faut que le gouvernement s’engage à ouvrir des centres de formations pour éduquer les femmes sur le monde du travail et de l’entreprenariat », a-t-elle relaté.

Les femmes prennent le devant

Le président de la République, Azali Assoumani, à son tour, se justifie que les femmes entrent dans la scène politique et ont leur fonction dans l’administration de l’Etat. « Au niveau de la prise de décisions, de nouvelles nominations de femmes, à des postes de responsabilités, traditionnellement occupés par des hommes, dans les départements ministériels, les sociétés d’Etat et les institutions bancaires, ont été actées. Dans plusieurs domaines, notamment celui de l’agriculture et de la pêche, secteurs qui emploient le plus de femmes, beaucoup d’actions ont été réalisées, pour soutenir la durabilité et la résilience des ressources naturelles », s’est réjoui le chef de l’Etat. 

Abdoulandhum Ahamada

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