Madame Mariama Ahmada Msa a effectué une visite de travail à Ndzuani et a rencontré l’équipe de la cellule d’écoute au CHRI de Hombo. Le déplacement dans l’île, l’ouverture des clubs des adolescents dans les écoles, le RSU étaient au cœur de l’entretien.

Les clubs des adolescents sont également prévus pour les établissements privés. Le RSU est le registre de solidarité unique qui est mis en place et promulgué par le chef de l’État. « Nous sommes venus pour plusieurs volets puisque j’ai la composante solidarité, la protection sociale et la promotion du genre. Dans les directions régionales, nous avons la direction du genre et de la protection sociale et de la solidarité. Nous sommes là pour faire un suivi des activités initiées à Anjouan sur la solidarité et la protection des enfants. Nous avons rencontré le gouverneur et le bureau de la cellule d’écoute », explique Marima Ahamada Msa, commissaire au genre.
« Avec le gouverneur de l’île on lui a fait part de nombreuses difficultés que nous avons. Également, l’informer du RSU qui réunit toute personne qui travaille sur la protection des personnes vulnérables. Il servira à savoir qui est plus méritant d’avoir de l’aide. Il y a beaucoup d’aides qui n’arrivent jamais aux personnes concernées », ajoute-t-elle. La commissaire et son équipe ont rencontré les responsables du service d’écoute. « Nous sommes venus voir leur travail. Ce service prend en cas les cas de VBG en accompagnant les victimes sur les soins médicaux, les procédures judiciaires et un suivi psychologique. Les jeunes des différents clubs prendront le flambeau de la sensibilisation. Nous espérons atténuer les problématiques liées aux VBG qu’ils subissent », souligne la commissaire au genre.
Zéro violence dans notre pays
L’arrivée de l’équipe du commissariat, au genre dans l’île d’Anjouan c’est pour faire un suivi des activités et voir avec le gouvernorat et les bailleurs comment atténuer les VBG. Selon la commissaire au genre, l’essentiel c’est que ces jeunes sensibilisent et informent leurs pairs sur la lutte contre les VBG. Ces derniers auront plus de facilité à passer le message de sensibilisation. Ils ont leur façon de parler et de faire comprendre à la population qu’ils sont là pour leur bien-être. « Ils seront d’abord dans les établissements privés et très prochainement dans le public. Nos enfants sont dans les écoles publiques, mais aussi dans le privé. Au total 300 clubs au niveau national. Tout cela, c’est pour avoir 0 violence dans notre pays. Ça demande l’implication de tout le monde », dit-elle.
La commissaire a tenu à rassurer toutes les personnes sur le bon fonctionnement du système judiciaire du pays. « Quand nous avons un cas, il y a un suivi et puisque nous avons des avocats dans les services d’écoutes, il y a la loi qui est là. Elle est promulguée par le chef de l’État. Ce que nous voulons, c’est un changement de comportement de tout le monde. Aujourd’hui, si un responsable qui sait qu’un enfant est victime, accepte de prendre de l’argent sans procéder à un jugement juste, c’est ce genre de comportement que nous voulons changer. Il reste que nous fassions de la sensibilisation massive et parce que notre avenir, ce sont ces jeunes », explique-t-elle. Et de conclure, « si nous les élevons violents ou s’ils sont violés, là, il n’y a plus de vie, d’avenir dans le pays. Nous voulons que d’ici 2023, tout s’arrête », espère-t-elle.
Ahmed Zaidou








