En 2020, une convention de partenariat a été signée entre la chambre de commerce, de l’industrie et de l’artisanat (CCIA) de Ngazidja et la CCIA Mayotte sur des questions relatives aux échanges de transport aérien et maritime et du laboratoire d’analyses. Hier mercredi, une délégation de la CCIA Mayotte a rencontré la CCIA Ngazidja pour l’étude de faisabilité des projets de liaisons inter-îles.

Hier, la CCIA Ngazidja et celle de Mayotte ont échangé sur la faisabilité et la mise en œuvre inter-îles, à travers la coopération signée en 2020. Le directeur régional de la CCIA Ngazidja, Hamidou Mhoma, a précisé l’objectif de la rencontre. Selon lui, la question de la mise en place d’une compagnie maritime de transport des marchandises entre les îles a été à l’ordre du jour.
« À travers la convention de partenariat signée en 2020, la création d’une compagnie maritime de transport des marchandises entre les îles a été évoquée. Puisque plusieurs conteneurs sont bloqués au large des îles et on n’a pas encore les moyens suffisants pour garantir le transport. Aujourd’hui, nous avons entamé des sujets d’étude de faisabilité de tous les projets qui relient nos îles et des questions de laboratoire d’analyses. Il faut savoir que 50 conteneurs de produits carnés sont bloqués à Longoni. Puisque les plus grandes compagnies maritimes se concentrent sur les grandes nations et nous sommes un petit État insulaire », a expliqué le directeur régional de la CCIA Ngazidja.
Interrogé sur la question d’exportation des produits végétariens à Mayotte, Hamidou Mhoma estime qu’il est temps de créer cette voie pour faciliter la vente de ces produits agricoles sur le sol comorien de Mayotte. « À travers l’Inrape, nous pensons que l’exportation des produits végétariens à Mayotte est une belle opportunité. Car, à Mayotte, par exemple, un kilo de tomate coûte 5000 kmf et à Moroni, 1000 kmf. Ce trafic maritime facilitera la vie des citoyens », a-t-il répondu.
Abdoulandhum Ahamada









