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Réforme du cadre réglementaire du commerce : Le patronat de Ngazidja veut parler d’une seule voix

À l’approche d’une réforme du cadre réglementaire du commerce, le secteur privé comorien cherche à harmoniser ses positions. La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture de Ngazidja (CCIA) réunit le lundi 28 septembre 2026 les principales organisations patronales et professionnelles pour une réunion de concertation stratégique.

L’enjeu de cette rencontre est clair, parvenir à une position commune avant l’ouverture des discussions avec les pouvoirs publics sur l’évolution du dispositif réglementaire encadrant les activités commerciales. La CCIA souhaite, à travers cette concertation, éviter la dispersion des revendications et des propositions. Les représentants des différentes organisations patronales sont appelés à confronter leurs analyses, à identifier les préoccupations communes et à dégager des priorités partagées.

L’objectif affiché est d’aboutir à une feuille de route commune, destinée à servir de base aux prochaines discussions avec les autorités. Pour la Chambre de Commerce, cette démarche doit permettre au secteur privé de défendre ses intérêts de manière plus cohérente, tout en privilégiant un dialogue qualifié d’« apaisé et constructif ».

Cette volonté de parler d’une seule voix intervient alors que les opérateurs économiques réclament davantage de visibilité sur les règles qui régiront leurs activités. Fiscalité, formalités administratives, conditions d’exercice, environnement des affaires ou encore accompagnement des entreprises pourraient figurer parmi les sujets susceptibles d’alimenter les prochaines discussions. Pour les acteurs du secteur privé, l’enjeu ne consiste donc pas uniquement à réagir aux futures décisions des pouvoirs publics. Il s’agit également de faire remonter des propositions issues de l’expérience quotidienne des entreprises et des opérateurs économiques.

La CCIA présente cette initiative comme une démarche dépassant les intérêts particuliers des différentes organisations. Selon les organisateurs, la qualité du futur cadre réglementaire pourrait avoir des répercussions directes sur l’activité économique et, plus largement, sur la dynamique du secteur privé aux Comores. Cette réunion  constitue ainsi une première étape dans la construction d’une position collective du patronat. Une fois les priorités identifiées et la feuille de route validée, les organisations professionnelles pourront engager les échanges avec les autorités sur une base commune. Dans cette démarche, la capacité du secteur privé à parler d’une seule voix pourrait devenir un élément central des prochaines négociations avec les pouvoirs publics.

Dalia Abdou

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