Le ministère de l’Éducation nationale engage un nouveau chantier pour améliorer la gestion du système éducatif comorien. Depuis ce lundi, un atelier de trois jours consacré à l’harmonisation des bases de données réunit plusieurs structures publiques autour d’un objectif commun : mettre en place un référentiel unique de données dans le cadre du Système d’information pour la gestion de l’éducation (SIGE).
L’initiative, accompagnée par le projet REHEMA, vise à renforcer la cohérence des informations produites par les différents services intervenant dans le secteur éducatif. Les travaux rassemblent notamment des représentants de la DGPEP, de l’IGEN, de l’ONEC, de la DGPPE, des directions de l’Enseignement supérieur et de l’Enseignement technique et professionnel, ainsi que de l’INSEED et de l’ANADE N.
Au-delà de la mise en commun des bases de données, l’enjeu est de permettre aux institutions concernées de disposer d’informations compatibles, fiables et plus facilement exploitables. L’harmonisation doit ainsi faciliter les échanges entre les services et limiter les difficultés liées à la dispersion des données.
Un outil d’aide à la décision
La disponibilité de données cohérentes constitue un levier important pour mieux planifier les activités éducatives, suivre les évolutions du secteur et orienter les politiques publiques. En disposant d’une vision plus complète du système, les responsables pourront s’appuyer sur des informations mieux structurées pour identifier les besoins et ajuster leurs interventions.
L’atelier doit également contribuer à améliorer la coordination entre les structures productrices de données, dont les missions et les besoins d’information sont complémentaires.
À travers son accompagnement du ministère de l’Éducation nationale, le projet REHEMA entend soutenir la construction d’un système d’information plus intégré, au service du pilotage du secteur.
La réussite de cette démarche dépendra toutefois de la capacité des institutions à maintenir des données actualisées, à respecter des méthodes communes et à assurer une collaboration durable. À terme, cette harmonisation doit permettre de mieux comprendre les réalités de l’école comorienne et de renforcer la prise de décision en faveur de l’amélioration des apprentissages.
Ali Said









