ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Décentralisation : Le maire de Bangaani privilégie l’élargissement de la coopération

Au cours d’une interview accordée à Al-fajr depuis la France, Abdouchakour Himidi, maire de la commune de Bangaani en mission en France se dit ambitieux de nouer des relations avec d’autres entités françaises afin de promouvoir les projets de développement communautaire. Il souhaite en effet aller au bout de son ambition en s’appuyant sur son propre réseau et sur l’appui de sa communauté.

Vous êtes investis maire de Bangaani l’année dernière. Comment se porte votre commune en termes de coopération ?

Sur le plan de la coopération, nous avons énormément de travail à fournir, notamment sur les différents systèmes de jumelages et partenariats. C’est donc quelque chose de nouveau pour nous. Mes prédécesseurs avaient commencé à travailler sur les différentes méthodes de jumelages et par la suite j’ai pris le relais. Grâce à mon organisation, j’ai essayé de créer un réseau pour voir comment je pourrais avoir des partenariats avec d’autres pays à travers le monde. C’est également la raison pour laquelle je me suis rendu en France pour réussir à nouer des contacts  avec des associations ou des mairies par exemple en vue d’initier des projets de collaboration.

Ce serait la raison de votre déplacement à Marseille, rencontrer la communauté comorienne?

 Exactement. Je m’y suis rendu pour un congrès. Après cet évènement, j’en ai profité pour rencontrer ma communauté pour qu’elle puisse aider la commune de Bangaani à réaliser des projets sur le plan de la coopération décentralisée. Si nous parvenons à atteindre la moitié de nos objectifs, ce serait une satisfaction pour notre commune.

Quels sont les projets que vous avez en tête ?

Principalement, le projet majeur pour Bangaani est axé sur la sécurité. Suite à plusieurs cas de vols et agressions, le mieux pour nous est de mettre en place un plan la sécurité pour améliorer les conditions de vie de nos habitants. Nous avons demandé de l’aide pour la création d’une police municipale  puisque nous sommes en manque de moyens. C’est ce qui nous bloque dans cette réalisation. La police nationale a été sensible à notre ambition et est disposée à nous soutenir dans ce projet.

Avez-vous déjà trouvé quelques partenaires ou simplement des contacts pour la concrétisation de votre projet phare ?

Bien sûr, on a noué un partenariat avec une association basée sur l’île de la Réunion (France) nommée Educanoon. Cette structure a affirmé qu’elle est partante pour nous aider dans les futurs projets que nous aimerions faire aboutir dont celui de la sécurité des biens et des personnes. Educanoon s’est montrée convaincant en faisant cette proposition et je pense vraiment qu’il va nous accompagner du mieux possible.

En tant que maire, qu’est-ce que vous aimeriez améliorer sur le plan de l’éducation ?

Dans notre commune, les mairies ont la responsabilité de s’occuper des écoles primaires. Actuellement dans nos écoles, nos élèves sont munis d’uniformes et de cartes scolaires. Nous avons également un projet de mutualiser nos actions avec certaines communes de la région d’Itsandra dans le cadre de l’intercommunalité.

Comment voyez-vous Bangaani dans quelques années ?

Avant de penser au futur, nous travaillons de fond en comble pour avoir des soutiens et des ressources pour construire notre commune. Pour la ville, nous aimerions sortir de terre une bibliothèque municipale qui réunira nos localités. Grâce à l’appui du ministère de l’éducation nationale aux Iles Comores et de la diaspora, ceci va donner envie aux élèves ou aux étudiants à l’université d’étudier dans de bonnes conditions.

Avez-vous un message à faire passer à votre communauté ?

Vous savez, l’union fait la force. Si les comoriens veulent réaliser quelque chose de grand, il faut qu’ils se soutiennent main dans la main. Nous avons plein d’idées que nous aimerions produire et c’est avec cette solidarité que nous serons capables de faire de grandes choses. Ensemble soyons unis et le reste suivra.

Propos recueillis par Kamal Saïd Abdou

 

 

 

 

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