ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Délégation de l’Union Africaine aux Comores : « Il n’y a pas des prisonniers politiques aux Comores »

En mission aux Comores depuis dimanche dernier, la délégation d’l’Union africaine a rencontré le président Azali Assoumani, les acteurs politiques et la société civile dans le cadre du prochain dialogue national. Cette délégation dit être satisfaite du climat socio-politique que traverse le pays. Elle se dit ainsi favorable au dialogue national et appelle tous les acteurs politiques à y participer pour retracer la trajectoire de l’émergence des Comores.

La mission de l’Union Africaine a pris fin hier après plusieurs rencontres avec le chef de l’Etat, la mouvance présidentiel, l’opposition, les gouverneurs des îles, la société civile et le corps diplomatique. Lors d’une conférence de presse tenue hier mercredi, le chef de la délégation de l’Union africain a fait savoir que le pays est en bonne voie pour la démocratie et la stabilité. « Nous avons rencontré le président Azali à deux reprises et les ministres. Nous avons aussi engagé des échanges avec  tous les différents acteurs politique du pays, la société civile et   nous avons constaté la stabilité, le progrès, la sérénité, le calme et la démocratie aux Comores », a déclaré Bankole Adoye, chef de la délégation de l’Union africaine et commissaire aux affaires politiques, de paix et de stabilité de l’Union africaine. « Nous avons rencontré les trois gouverneurs des iles, la communauté internationale à Moroni et les diplomates étrangers à Moroni, et tous sont convaincus également qu’un climat de paix règne aux Comores », ajoute-t-il.

« Il n’y a pas des prisonniers politiques aux Comores »

Alors que l’ancien chef de l’Etat Ahmed Abdallah Sambi et le gouverneur d’Anjouan Dr Salami sont en détention provisoire, le chef de la délégation de l’Union Africaine affirme qu’ « aucune autorité politique comorienne n’est réduite au silence, ni l’une d’entre elles  n’est prisonnière  politique. Ceux qui sont enfermés ont commis des actes et la justice les ont inculpés », a-t-il laissé entendre. Interrogé sur la libération des deux partisans du mouvement Mabedja lundi dernier, le commissaire de l’Union africaine s’est montré précis. Selon lui, la libération de ces deux franco-comoriens détenus fait suite à la plaidoirie faite par cette mission de l’UA auprès du chef de l’Etat. « Le président a répondu favorablement à notre plaidoirie pour la libération des deux membres de mouvement Mabedja. Cela justifie ses  actions positives, ses mesures  visant à  garantir la paix et la stabilité dans son pays », a fait savoir le chef de la délégation de l’UA à Moroni.

L’Union africaine favorable au dialogue national

S’agissant du dialogue national prôné par le président de la République Azali Assoumani, le chef de la délégation de l’Union africaine s’est dit favorable pour le processus d’un dialogue inclusif. Ce dernier appelle tous les acteurs politiques et la société civile à se rassembler pour la réussite du dialogue national. « L’Union africaine est favorable à la tenue du dialogue national. Elle est prête à le soutenir en mettant toutes les dispositions nécessaires, car le partage d’idées entre les acteurs politiques est un arsenal d’armes pour redynamiser la paix, la stabilité et la croissance socioéconomique du pays », a indiqué Bankole Adoye.

Le ministre des affaires étrangères chargé  de la coopération internationale, Dhoihir Dhoulkamal, de son côté, invite  également,  tous les acteurs politiques, la société civile  au dialogue national pour préserver un climat favorable  pour les  échéances électorales prévues en 2024. Selon lui, le pouvoir s’acquiert par les urnes du peuple et non par la force et la désinformation, encore moins par les insultes provocatrices. « Les divergences dans un Etat de droit sont normales. Mais elles ne doivent pas servir d’instrument pour diviser le peuple ou déstabiliser le pays. Une opposition doit être constructive, avec une aptitude à proposer les bonnes perspectives pour l’intérêt de tout le peuple », a déclaré le chef de la diplomatie comorienne.

Nassuf. M. Abdou

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