Le collectif féminin « Hima » s’est mobilisé samedi dernier, à Moroni, pour réclamer des droits aux femmes. Une marche pacifique la maltraitance de la femme. Selon le collectif, plusieurs femmes comoriennes subissent des maltraitances, des négligences et des droits opprimés.

Plusieurs femmes comoriennes se sentent délaissées, maltraitées et opprimées. À cet effet, le collectif « Hima » composé des femmes hausse le ton. « Mon corps, mon choix », « insultées, harcelées et battues, nous en avons assez », « mwanamché mkomori ngamhu amini », « niké hazi pvwatsina wu ni tsaha ye hawazi », lit-on dans les pancartes. Madame Sabikia Ahmed Mzé a expliqué l’importance de cette mobilisation des femmes dans les rues de Moroni.
Selon elle, cet acte est une manière de réclamer les droits de la femme comorienne. « Une femme enceinte a été hospitalisée, le médecin la demande de faire une transfusion sanguine mais, elle obéissait à son mari lequel refusait cet acte de transfusion sanguine. Finalement, elle a perdu la vie pour obéir à son mari. C’est un acte inadmissible et condamnable puisque la femme n’est pas soumise totalement aux ordres de son mari. Certes, elle doit l’obéir mais, il y’a de limites. À cause de cette histoire poignante, nous sommes mobilisées pour réclamer les droits à la femme. On doit lutter pour nos droits fondamentaux. Nous méritons d’être valorisées et défendues. Les femmes et les filles ne doivent pas être violées ni opprimées. La femme comorienne n’est pas semblable à quelque chose donc elle possède ses mérites », a défendu Sabikia Ahmed Mzé.
Dans la foulée, une autre femme s’est argumentée en annonçant que les droits de l’homme sont similaires à ceux de la femme. « Je tiens à remercier à cette assistance présente pour accompagner cette mobilisation du collectif féminin. Il est évident que les droits de l’homme sont identiques à ceux de la femme », a-t-elle lancé.
Abdoulandhum Ahamada








