ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Propos du ministre des finances : Le bureau du Snjc porte plainte

Hier lundi, à travers une conférence de presse, le bureau du syndicat national des journalistes aux Comores a annoncé sa volonté à  porter plainte contre les propos déclarés par le nouveau ministre des finances à l’égard des journalistes. Il a déploré le non-respect des engagements pris par le chef de l’Etat lors de sa rencontre avec les membres dudit syndicat.

Même si le nouveau ministre des finances a fait son mea culpa à travers un communiqué de presse publié hier, le bureau du syndicat national des journalistes aux Comores ne compte pas rester les bras croisés suite aux menaces proférés contre les journalistes. Avant de condamner ces propos, Chamsoudine  Said Mhadji, président par intérim du syndicat a rassuré qu’une plainte sera déposée pour preuve. « Les propos tenus par l’actuel ministre des Finances nous a choqué et ont choqué tous ceux qui estiment que le monde est régi par des lois. Depuis la semaine dernière, nous avons réagi à travers un communiqué lequel nous avons traduit ces propos et nous avons sollicité à ce que le ministre demande des excuses », a expliqué le président du Snjc.

Chamsoudine Said Mhadji a estimé que cela ne suffit pas. « Nous attendons la réaction du gouvernement, car, si un citoyen a tenu tels propos, il serait traduit en justice », a-t-il fait savoir. Le syndicat a fait remarquer qu’un tel comportement du pouvoir public à l’égard des journalistes fait perdre des points au pays au niveau international en matière de respect de la liberté de presse.

Dans la même occasion, Chamsoudine Said Mahdji a évoqué la question de la fermeture de la radio Kaz. « Ce n’est pas la première fois qu’une station est scellée surtout depuis l’arrivée de ce régime dirigé par le président Azali Assoumani », a rappelé le président du Syndicat. « Pendant que le président de la République continue à encourager la presse, nous sommes très émus du degré  et l’allure des intimidations contre les journalistes», a-t-il poursuivi. Selon le président, les journalistes n’ont pas l’indépendance ni la liberté d’exercer leur métier comme ils souhaitent.

Kamal Said Abdou

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