ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Crise énergétique : Cap vers le fuel lourd

Malgré la baisse de la production du courant constatée depuis les semaines dernières, Soilih Mohamed Djounaid, directeur général de la Sonelec au cours d’un point de presse tenu hier dans son bureau vise la reprise de centrale du Fuel lourd pour assurer la fourniture régulière du courant, réduire les coûts et rassurer la production.

Des délestages et coupures répétitifs exaspèrent la population. Les centrales de la Sonelec fonctionnent par des groupes dont leurs puissances varient entre 1,5 mégawatt à 2 mégawatts de production avec une vitesse très rapide de 1500 tours par minute qui consomment beaucoup. La société travaille d’arrache-pied afin d’assurer une fourniture régulière du courant à ses clients. Le directeur général de la Sonelec compte mettre en œuvre un autre système de production qui sera beaucoup plus efficace pour palier la crise, pour une durée longue avec un coup réduit en terme de maintenance et qui va mettre à l’aise le système de production de la Sonelec. « Je vise beaucoup plus la reprise des travaux de la centrale du Fuel lourd. En effet, les travaux de la centrale étaient à l’arrêt à cause des soucis entre la société indienne ayant obtenu le marché en Inde et la banque qui a financé le projet en Inde. Donc, c’est un problème indien », précise Soilih Mohamed Djounaid.

Le projet devait prendre fin depuis 2016, malheureusement, il n’a pas pu démarrer, dit-il. Des gros « montants » sont engagés dans cette histoire dont le gouvernement a décidé d’arrêter unilatéralement de payer pour la seule raison que le projet est en standby. « Toutefois, nous sommes en relation avec la société qui a eu le marché et même la banque pour la reprise du projet dans un meilleur délai», a annoncé Soilih Mohamed Djounaid qui a aussi fait savoir que les infrastructures de production actuelles sont des structures provisoires. Deux groupes dans la centrale de Voidju sont lâchés depuis la semaine dernière. Mais ce sont des groupes qui sont sous garanties, selon le directeur général.

Pour rappel, quand le président Azali Assoumani a repris les commandes du pays en 2016, sept groupes électrogènes ont été achetés. Et le pays n’en finit pas avec les délestages et coupures. Le pays régresse. En août dernier, plus d’un milliard de francs comoriens ont été débloqués pour la révision des groupes électrogènes afin d’assurer une fourniture électrique régulière. En vain. Plus de problèmes, moins de solutions.

Lors de sa première sortie médiatique après sa nomination, le directeur de la sonelec a ambitionné fournir de l’électricité dans l’ensemble du pays. Des nouveaux groupes électrogènes ont été réceptionnés.  Mais la société est au bout de ses peines.

Kamal Saïd Abdou

Laisser un commentaire