ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Dialogue national : Optimiste, Yasser Ali Assoumani appelle à s’unir autour du chef de l’Etat

Le président de la République dans son adresse à la nation lors de la célébration du nouvel an musulman 1443 Hijria, a, parmi les points saillants abordés, convié la classe politique dans un dialogue national inclusif. Un dialogue que le chef de l’état appelle de tout son vœu pour, dit-il, amplifier et consolider la paix et la sérénité, deux valeurs intrinsèques auxquelles notre pays a besoin pour pouvoir jeter les bases de son développement harmonieux et durable.

Pour Yasser  Ali Assoumani, c’est la énième fois que le président Azali tend la main à ses opposants en les invitant à  un sursaut national en vue de prendre part à l’édifice. Et cette fois-ci le membre du bureau politique de la Crc croit dur comme fer que c’est le bon moment même si nous savons que ces gens là n’ont jamais manifesté auparavent le moindre désir de se repentir. Aujourd’hui le président de la République a été beaucoup plus explicite en situant le cadre et en définissant la lettre de mission dudit dialogue national qui consiste à se pencher sur tous les dossiers ayant trait à l’organisation des élections en vue de préparer les échéances électorales de 2024 pour les présidentielles et 2025 pour les législatives. Même si, il n’a pas exclu toutes possibilités d’aborder les sujets qui fâchent. L’essentiel, c’est de se mettre autour de la table.

Selon  Yasser Ali  Assoumani, ce sont surtout les conflits électoraux qui sont à l’origine des déchirements de la classe politique depuis bientôt trois ans. « Le président Azali est déterminé à aller de l’avant. C’est ainsi qu’il à émis son souhait le plus ardent de voir ces échéances électorales empilées du sceau de la démocratie et de la transparence,  répondant ainsi aux normes internationales. En voulant donner du gage de sincérité, le chef de l’Etat a fait mention de son passage à Addis -Abeba où il a rencontré le commissaire de la paix et sécurité de l’Union Africaine avec qui ils ont partagé cette  nouvelle donne politique de dialogue avec l’opposition en le conviant à jouer le rôle de modérateur », a fait savoir Yasser Ali Assoumani.

A l’heure qu’il est, tout laisse à présager de lendemains meilleurs pour cette énième rencontre politique à laquelle plusieurs mouvements politiques et associatifs relevant de la société civile se disent  déjà favorables. Par contre, d’autres émettent des réserves à l’instar du forum de l’opposition. Quant au Cnt, il rejette même l’idée d’un dialogue car pour lui le président doit renoncer à son mandat de quinquennat car ces politicards le trouvent très long à leur goût mais aussi remettant en cause sa légitimité. Le patron de l’ADC n’a pas mâché ses mots en intimant ces groupements politiques administrativement enregistrés nulle part que « ce sont eux qui sont dans l’illégalité et non le chef de l’état Azali Assoumani dont son mandat plébiscité par le peuple ne souffre d’aucun grief. »

Réagissant au communiqué publié par le Cnt exigeant entre autres une transition immédiate et un retour à l’ordre constitutionnel, le patron des Aéroports des Comores a opposé une fin de non recevoir en rappelant que les institutions que notre pays s’est adopté sont légales et légitimes. Et tout le monde doit les respecter. Sinon les prochaines échéances électorales auront lieu surtout pour les présidentielles en 2024, puisqu’en « démocratie ce sont les urnes qui départagent les candidats, qu’ils se préparent alors » a-t-il souligné. Selon Yasser Ali, le président Azali n’a jamais eu peur de se soumettre au verdict des électeurs. Qu’il soit au pouvoir ou non. En 2016, il a remporté haut la main une présidentielle très disputée alors qu’il était dans l’opposition. Il n’avait  personne dans les institutions ayant la charge de l’organisation ni celle de délibération. « Mais en bon démocrate il faisait confidence aux institutions régissant la nation. D’ailleurs comme il aime tant le dire quand il était au pouvoir aux années 2000  il a perdu toutes les élections intermédiaires et aux présidentielles à l’issue desquelles son poulain a été lamentablement battu. Et il a accepté la défaite bien sûr la mort dans l’âme mais pas allé jusqu’à mettre en péril l’ordre public et la quiétude de la population », a-t-il précisé.

Enfin le président du mouvement force de République appelle les uns et les autres à s’unir autour du président Azali, « le père de la réconciliation nationale », pour un seul dessein, renforcer la paix sociale et la sécurité nationale pour jeter les jalons d’une société saine  afin de bâtir une nation forte et prospère capable d’entrer dans le cercle fermé des pays émergents.

KDBA

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