ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Droit de l’information : Le code de l’information adopté à l’unanimité

Après un travail de longue haleine, les parlementaires ont, hier mardi, en séance plénière, adopté avec amendements le code de l’information. Bien que l’Assemblée nationale siégera au conseil d’administration des médias publics tout en contrôlant le fonctionnement de ces médias.

Les députés en pleine session plénière pour l’adoption du code de l’information et de la communication

Réguler le domaine de l’information et de la communication aux Comores ! Les élus de la nation ont adopté à l’unanimité le code de l’information et de la communication. Ce nouveau code permettra aux hommes de la presse de travailler avec rigueur sans porter atteinte en respectant la déontologie et l’éthique de la profession. Les députés ont, de leur part, manifesté la volonté de voter le projet de loi portant sur le code de l’information afin de réguler le métier et le structurer d’autant plus que plusieurs jeunes se déclarent journalistes. « Je salue les députés comoriens d’avoir adopter cette loi devant permettre à surveiller et mettre de l’ordre dans la profession du journalisme aux Comores. Nous sommes un pays démocratique mais tout le monde ne peut pas se déclarer journaliste. Il y a des conditions à remplir pour devenir journaliste. C’est donc l’occasion de discipliner la profession car c’est un métier noble », a manifesté Said Ali, un amoureux de la presse.

« Le code de l’information réactualisé en 2009 était caduc »

Ces nouvelles dispositions devront régir le paysage médiatique comorien. « Il était temps que notre pays ait un nouveau code de l’information adapté à l’évolution socioéconomique et juridique de notre pays », a réagi Ali Djaé, ancien journaliste et directeur de l’Ortc. Selon l’ancien patron de la radio et télévision nationale, le code de l’information qui existait était caduc voire inadapté. Il datait de 1994 et réactualisé en 2009. « Il convient alors de féliciter nos honorables parlementaires pour le travail formidable abattu durant plusieurs semaines, ayant débouché sur ce document de référence qui, désormais, tient compte des évolutions intervenues dans le paysage audiovisuel avec l’apparition des medias en lignes », a-t-il exprimé.

Une nouvelle ère pour du journalisme aux Comores

Les journalistes ont réagi par rapport à l’adoption du nouveau code de l’information. Une bonne nouvelle pour les journalistes comoriens. Il s’agit d’une nouvelle page, selon Chamsoudine Saïd Mhadji, président par intérim du syndicat national des journalistes. « Je suis content d’avoir assisté à l’adoption du code de l’information après deux ans de combat », se jubile Chamsoudine Saïd Mhadji, président par intérim du syndicat des journalistes comoriens.

 Il s’agit d’une nouvelle ère dans le paysage de la presse comorienne, selon lui.  « Je peux dire que nous venons d’ouvrir  une autre page dans notre métier du journalisme », indique Chamsoudine SaïdMhadji. La presse constitue le 4eme pouvoir derrière l’exécutif, le législatif et le pouvoir judiciaire, selon le président par intérim.

La régularisation pour qu’il soit conforme à la loi est nécessaire. « Nous allons vers la régulation du quatrième pouvoir avec l’adoption du nouveau code de l’information », a avancé Chamsoudine Saïd Mhadji. Aussi, certains journalistes se réjouissent et estiment que l’information est le socle de la démocratie et la liberté dans un Etat de droit. Selon eux, l’adoption du code de l’information permettra aux journalistes de travailler en toute sécurité et tranquillité. Il évitera les abus du pouvoir public contre les journalistes et surtout les condamnations sans procès des journalistes.

Kamal Saïd Abdou

 

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