ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Ecole doctorale à l’Udc : « Un véritable suicide »

Un projet d’ouverture d’une école doctorale est envisagé par le gouvernement. Des enseignants chercheurs pensent que l’idée en soi n’est pas mauvaise mais qu’il faut améliorer  les conditions d’infrastructures, financières et des ressources humaines de qualité.

L’université des Comores qui compte actuellement 4 toilettes pour 4000 étudiants et seulement deux professeurs accrédités opte pour l’ouverture d’une formation doctorale. Et pourtant certaines infrastructures d’enseignement font défaut. Il s’agit d’un véritable suicide, selon les enseignants. Hassane Youssouf, enseignant chercheur de l’Université des Comores  n’est pas contre l’ouverture de l’école doctorale.

 Néanmoins, il estime que certaines conditions doivent être améliorées. D’ailleurs, souligne-t-il, les masters nous dépassent déjà pour manque des ressources humaines adéquates. Aussi, ajoute Hassane Youssouf, il y a un manque des moyens techniques et financiers. « J’ai beaucoup œuvré pour la mise en place de la formation doctorale quand j’étais directeur de cabinet du président de l’Udc. Des négociations ont été engagées avec des universités étrangères, notamment à Djibouti et au Sénégal », précise Hassane Youssouf qui indique qu’il n’est pas contre l’idée mais, « contre la précipitation et la démarche préconisée car il fallait trouver une université partenaire  qui va accepter d’annexer leurs écoles doctorales c’est-à-dire ouvrir leurs écoles doctorales ici puis parrainé pendant un certain temps pour que nos étudiants souhaitant poursuivre la formation  doctorale puissent postuler au nom de cette université afin que leurs diplômes soient Co-diplomation », précise-t-il.

 Selon l’ancien secrétaire général du Sneuc, si ces universités acceptent de nous épauler pendant ce temps afin que nous dirigions vers la mise en place des outils nécessaires, notamment les moyens techniques et financiers, les ressources humaines qu’il faut et l’effectif de l’unité doctorale, petit à petit ces universités vont nous abandonner pour nous laisser le relai selon notre évolution car notre université ne compte actuellement que deux professeurs accrédités et habilités à diriger une thèse.

Kamal Saïd Abdou

 

Laisser un commentaire