ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Gestion des risques et catastrophes naturelles : Le groupe Arc vole au secours des Comores

Une mission du groupe de la mutuelle panafricaine de gestion de risques séjourne à Moroni pour une formation sur le logiciel TCE, une sélection des paramètres de transfert des risques, le développement du plan d’opération liée aux pertes associées aux cyclones tropicaux et l’intégration du genre dans la Grc.

Atelier sur la gestion des risques et catastrophes naturelles

Quatre jours de formation et de travaux auxquels les experts du gouvernement comorien vont bénéficier pour une meilleure compréhension du programme de renforcement des capacités de l’Arc à travers une vision claire de ses paramètres de transfert de risques et de la composante assurance. Ce programme du groupe de la mutuelle panafricaine de gestion de risques (ARC) vise à assurer une appropriation nationale du fonctionnement de l’Arc et de ses méthodologies et outils de qualification du risque, structurer un contrat adapté aux besoins de chaque pays et élaborer des plans opérationnels pour une intervention précoce d’assistance aux populations vulnérables.

Selon le groupe Arc, le secrétariat de l’Arc collabore avec les pays y compris les Comores qui souhaiteraient rejoindre le groupe de pays assurés (pool assurance 2021/2022). Il élargit son programme de renforcement des capacités à ces pays, notamment sur la compréhension de la structure de l’organisation et l’utilisation de ses logiciels de modélisation permettant d’évaluer les risques de sécheresse, d’inondations ou de cyclones tropicaux d’un pays, de gérer les pools de risques et d’assurance y afférents et de déclencher les décaissements automatiques de fonds d’intervention précoce.

A retenir que le groupe de la mutuelle panafricaine de gestion de risques (ARC) est une institution spécialisée de l’Union Africaine et a été créée dans le but d’aider les Etats membres de l’UA à surmonter les ravages causés par la sécheresse, les inondations, les cyclones tropicaux et d’autres catastrophes naturelles, grâce à un mécanisme d’assurance novateur contre les risques climatiques extrêmes.

« Depuis 2016, les Etats membres y compris les Comores ont demandé à l’Arc de développer un produit d’assurance contre les cyclones tropicaux pour la région SOOI, en particulier pour adresser les effets dévastateurs sur ses populations vulnérables. A la suite des requêtes des pays dans la région au cours des cinq dernières années, en novembre 2020, le groupe Arc a officiellement lancé le produit d’assurance indicielle contre les cyclones tropicaux qui permettra aux pays touchés par des cyclones tropicaux dans la région SOOI de bénéficier d’un financement rapide destiné à la mise en place d’interventions à un stade précoce. le nouveau modèle vise à reconnaître que le manque de ressources financières au lendemain d’une catastrophe naturelle dont les dommages auraient pu être réduits grâce à des interventions décisives, était un facteur déterminant dans la résolution de problèmes auxquels les gouvernements étaient confrontés », dit-on.

En effet, le but de cette mission à Moroni est de former les experts du gouvernement comorien sur le produit spécifique aux cyclones tropicaux et exposer les avantages et limites du modèle. Cette formation vise à présenter le modèle des cyclones tropicaux et introduire le logiciel TCE au gouvernement comorien, partenaires et ses experts techniques et exposer les bénéfices et limitations du modèle dans le but d’optimiser la gestion publique des effets néfastes des cyclones tropicaux sur la population et l’économie de l’Union des Comores.

De sa part, le directeur du Cosep Takfine a exprimé sa satisfaction dans la mesure où le groupe ARC constitue une solution africaine aux conséquences des événements climatiques extrêmes. « Ce mécanisme consiste à mettre en place une approche de financement des risques de catastrophe en aidant les pays membres de l’Union Africaine à améliorer leur capacité de planification et à répondre efficacement aux conséquences des changements climatiques notamment les cyclones pour l’Union des Comores », a-t-il expliqué.

KDBA

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