ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Insécurité : La police nationale serre la vis contre l’alcool

La consommation d’alcool cause des dégâts majeurs, selon Nassuf Kaissane, chef du département de la sécurité publique. Au cours d’un point de presse, hier, au ministère de l’intérieur, l’ancien commissaire de police a cité la montée de la délinquance juvénile, les agressions sexuelles et les accidents de la route dont la plupart est liée à la consommation de l’alcool.

En liaison avec le procureur de la République et le ministère de l’intérieur, la police nationale retrousse les manches et part en guerre contre la consommation d’alcool. Depuis samedi dernier, certains points de vente des boissons alcooliques sont fermés. Sur les causes de cette mesure, le chef du département de la sécurité publique a cité la montée de la délinquance juvénile, trouble à l’ordre public et les accidents de voiture liés à la consommation de l’alcool. « 80 % des accidents enregistrés sont liés à la consommation de l’alcool, les agressions sexuelles, viol et la déscolarisation des enfants sont aussi liés à la consommation de l’alcool », a précisé le chef de département de la sécurité publique qui a déploré « l’ivresse publique manifeste », littéralement, la consommation d’alcool à la vue de tout le monde.

« Un tel comportement ne concorde pas à notre tradition et aux règles de notre religion », a-t-il dit. L’ancien commissaire de police n’a pas manqué de souligner que les derniers assassinats sont dus aux effets de l’alcool ou à la consommation du cannabis. « Tout cela nous a permis de passer en grande vitesse pour stopper cette hémorragie. Nous espérons réussir dans cette mission », a indiqué Nassuf Kaissane. Ce dernier a rassuré que cette mission va encore durer car cela entre dans le cadre des missions de la police nationale de maintenir l’ordre. Selon lui, la loi a interdit l’installation des points de vente près d’un établissement scolaire ou près d’une mosquée ou encore dans un quartier où il y a beaucoup de monde.

Kamal Said Abdou

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