ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Peine de Mort : A Ndzuwani, des citoyens en exigent

Parti à connaître les avis par rapport aux propos du Mufti sur l’application de la peine de mort, la population de Ndzuani ne veut pas s’exprimer. Peu de gens ont donné leurs avis et adhèrent fermement au discours du Moufti en s’appuyant sur la religion et des versets authentiques du coran (Sourate 5 verset 45).

Oustadh Ahmed Mhadji Soilihi, professeur au lycée de Mutsamudu adhère au discours prononcé par le Mufti de la République le jour de l’Eid, mais pense et insiste que cette l’appel a été fait trop tard et s’appui sur un verset du coran pour justifier ses dires. « Personnellement, je pense que ce genre de discours a été fait retard puisqu’on est des musulmans. C’est un appel sage mais en retard. On est des musulmans, et on doit suivre à la lettre ce que Allah nous a dit, et exécuté, c’est ça être un musulman. Et le fait que cette décision n’apparait que maintenant, c’est une chose qui devrait être depuis longtemps dans notre pays, puisque on est un pays musulman. On est des musulmans, il faut suivre les règles de l’islam à la lettre et pas certains », a-t-il exprimé.

Saifoudine Azihar, commerçant sur la place Mutsamudu, adhère lui aussi à la peine de mort. «  Ce que dit le Mufti c’est ce qui est bon car il a parlé en tant que le Mufti de la République des Comores et c’est à lui de prendre des discisions concernant ce genre d’effet tenant compte de la religion. Ici on n’a pas besoin de droit de l’homme », laisse-t-il entendre avant d’ajouter : « on pourrait suivre les règles et loi des droits de l’homme si seulement on était mécréant, mais on est des musulmans. Celui qui tue, doit être tué pour que sa sert de leçons. Depuis l’indépendance à aujourd’hui, 45 ans, on tue les uns sans jugement, ou la personne est enfermée et 3 mois plus tard, on rencontre le coupable dans les rues. Donc on doit appliquer ce que le grand Moufti a dit », soutient-il.

Certaines personnes soutiennent le disocurs du Mufti seulement, avec des normes d’allégements des sentences en s’appuyant sur la même sourate 5 verset 45 à la fin.

« Aux environs de 1997, il y a 24 ans, à la présidence de Taki Abdoulkarim, un homme était abattu à la place de l’indépendance à Ngazidja, pour des crimes, dont un assassinat si je me rappelle bien. Pendant cette période, ça a surement servi de leçon aux assassins et ou violeur. Personne ne voudrait perdre son enfant, assassiné, kidnappé, violé et tué sans aucun jugement. Ça ne résout pas le problème de la famille qui aura perdu un enfant mais ça soulagera les uns en sachant que le criminel ne fera aucun mal à un autre enfant », a souligné une femme qu.

Ahmed Zaidou (Stagiaire)

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